19 mai 2009
Trop chaud pour sortir donc....
Bon, comme c'est écrit plus haut, il fait vraiment trop chaud (du moins ici) pour sortir et je vais donc profiter de la fraîcheur de la maison pour alimenter ce pauvre blog qui commence un peu à dépérir.
Je ne sais pas si vous vous en souvenez mais il y a quelques temps, je vous avais parlé d'une catastrophe maritime avec le naufrage du Sultana (pour les retardataires, cliquez sur le lien). Et aujourd'hui donc, on va toujours rester dans une saine ambiance positive avec.....
La destruction du Maine
1898. Les relations entre l'Espagne et les Etats-Unis s'étaient dégradées à cause de l'insurrection permanente des Cubains contre leurs colonisateurs espagnols et des lamentables conditions dans lesquelles vivait le peuple. Le Président William McKinley avait même fini par envoyer un navire de combat, le Maine, dans le port de la havane afin de rassurer les résidents américains.
Le 15 février, juste après 21h, le Maine, ancré, tanguait doucement pendant que la plupart des membres de l'équipage dormaient dans leurs hamacs et que le Capitaine Charles Sigsbee était tranquillement assis dans sa cabine, occupé à écrire une lettre.
Il se souvint plus tard de ce qui se passa ensuite :
"J'ai posé ma plume et j'ai écouté les notes du clairon (indiquant l'heure du coucher de l'équipage) qui semblaient particulièrement belles dans le lourd silence de la nuit...j'étais en train de glisser ma lettre dans son enveloppe lorsque survint l'explosion. Ce fut un grondement retentissant, déchirant et fracassant, d'un volume incroyable et de texture très métallique. Il fut suivi d'autres bruits puissants et inquiétants, eux aussi métalliques. Le vaisseau se mit à trembler, puis à vaciller et enfin, il commença à pencher. La lumière électrique s'éteignit puis vinrent ensuite une intense noirceur et de la fumée".
Une énorme explosion avait englouti la moitié avant du navire, exactement là où étaient cantonnés la plupart des hommes.
Le Maine coula dans le port de la Havane et 260 des 350 marins qui se trouvaient à bord sombrèrent avec lui. Le lendemain matin, seules la passerelle et la poupe, carbonisées et disloquées, dépassaient encore au-dessus du doux clapotis des vagues du port.
Bien que personne ne sache qui était responsable de l'explosion, ce fut sans état d'âme (éric) que le peu scrupuleux magnat de la presse William Randolph Hearst enflamma l'opinion publique américaine en accusant les Espagnols.
Son quotidien new-yorkais The Journal menait alors une guerre impitoyable contre les parutions concurrentes, et il était convaincu qu'une guerre contre l'Espagne serait idéale pour augmenter le nombre de ses lecteurs. Le journal alla même jusqu'à publier des illustrations sensées représenter les saboteurs espagnols en train de fixer une mine sous-marine à la coque du Maine. Il ne fallut pas longtemps pour que la plupart des Américains soient convaincus que les odieux Espagnols avaient fait sauter le bateau dans un geste de provocation envers leur pays.
De toute urgence, Hearst envoya sur place des journalistes et un dessinateur, l'artiste Frederick Remington, pour couvrir la prétendue guerre entre les fourbes espagnols et les héroïques rebelles cubains. Ne trouvant aucune trace de combat, Remington expédia un câble à Hearst : "Pas de guerre. Demande à être rappelé". La réponse de Hearst fut claire et nette : " You furnish the pictures, I'll furnish the war" ce qui, en français et dans le texte veut dire :" Veuillez rester. Vous fournissez les dessins, je fournis la guerre".
Hearst tint parole. Entraîné par la grande ferveur patriotique du public, le Congrés demanda aux Espagnols de quitter Cuba et, au mois d'avril, la guerre hispano-américaine éclata. Les Américains remportèrent sans mérite une lutte inégale de huit mois qui eut pour effet de forcer l'Espagne à signer un traité par lequel les Etats-Unis obtenaient Guam, Porto Rico et les Philippines.
Fier de cette victoire, le public commença à oublier le Maine. On oublia également le fait que, pendant de nombreuses années, personne ne sut pourquoi il avait sauté, ni qui en était responsable. En 1976, une enquête de l'US Navy a abouti à la conclusion que la cause la plus probable était l'explosion de la soute à charbon, suite à une erreur de l'équipage...
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Maintenant, quid du Père Aimé ?
Rassurez-vous, Père Aimé est en pleine forme mais comme tout un chacun ici, il se lasse de certaines choses et comme dirait ce cher Montana, il faut avoir du temps libre pour s'occuper d'un blog. Et moi, avec la belle saison qui arrive, j'en ai de moins en moins.
Mais bon, pour vous faire voir que je ne m'ennuie pas, voici quelques photos de mes dernières balades : "Montagne d'Angèle", "Châteauneuf de Bordette", "Piégon", "Les Géants", etc...
Bon, alors, qui vient avec moi pour la prochaine balade ??























