Aimé, Père Aimé, peu importe mais voici le blog d'Aimé, de Père Aimé, mais pas Aimé Duval !

Aimé ou Père Aimé, voici le blog de Père Aimé (pas Aimé Duval, attention)est un blog bien (si,si) car on y parle de tout ! et quand je dis tout, ce n'est pas quelque chose que je dis en l'air mais bon, comme il faut faire un choix, j'ai choisi l'histoire e

25 décembre 2008

Il paraît...

Oui, il paraît qu'aujourd'hui, c'est le jour ou jamais de le souhaiter aux gens que l'on apprécie le plus, et comme vous en faîtes partie, il ne me reste qu'à vous souhaiter à tous un....

Joyeux Noël à tous !

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En espérant que le petit bonhomme en rouge n'aura oublié personne puisque vous avez été bien sage.

Aujourd'hui, pas de nouveau post et ce, je pense avant quelques jours car le monde afflue à la maison (hé oui, une maison dans le midi, des amis pour la vie) et si hier nous avons reçu pour le réveillon, aujourd'hui, on finit les restes ! Et quels restes....

Comme je sais que certains aiment bien manger (ainsi que certaines, n'est-ce pas ?), voici ce que l'on sert aujourd'hui, rien que pour vous faire saliver...

Dans la série "Plats traditionnels régionaux"

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Tête de Sanglier Roulée au carottes, Sauce ravigote !

Un plat traditionnel comme je sais les apprécier...

Encore un joyeux Noël à tous

et à bientôt sur vos blogs

(où j'ai du retard, je sais, mais je le rattraperai)

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17 décembre 2008

Comment briller en société à peu de frais durant le réveillon...

Et voilà, ça y est, on arrive dans la dernière ligne droite avant le réveillon de Noël et là, placé à table entre tata georgette que vous n'avez pas vu depuis le dernier réveillon et cousin gédéon qui vous raconte sa façon personnelle d'égorger la dinde, vous vous dîtes que la soirée est vraiment mal barrée. Mais ne vous faîtes pas de soucis, Père Aimé est là ! Alors, après avoir lu ce très long post, et si vous retenez bien tout, vous aurez de quoi amuser la galerie. Allez, c'est parti... 

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Tout d'abord, un peu d'histoire...

Le Sultana

Si on parle de naufrage, tout le monde s'accorde à dire que celui du Titanic fut le plus meurtrier avec près de 1500 morts. Pourtant, j'ai trouvé la trace d'une catastrophe maritime que je ne connaissais pas du tout et qui me semble avoir fait plus de morts.

En 1865, la guerre civile touchait sa fin après 4 ans d'âpres combats. Elle avait coûté aux Etats-Unis la vie de plus de 600 000 soldats. Il y avait, dans le Sud, des milliers de prisonniers de guerre de l'Union qui attendaient d'être rapatriés vers le Nord. Donc, des bateaux à vapeur furent envoyés vers les ports du Sud pour prélever les hommes et les ramener chez eux...

vicksburg

Un de ces bateaux était le Sultana, une embarcation de 80 mètres de long et qui pouvait embarquer 376 passagers plus l'équipage. Le 21 Avril 1865 donc, le Sultana et un autre bateau, le Luminary, sortirent du port de la Nouvelle-orléans en direction de Vicksburg pour y prélever un contingent de soldats libérés.

Le Sultana fut toutefois contraint de s'arrêter pour effectuer des réparations à la suite d'une infiltration d'eau qui s'était produite dans les chaudières principales. Il s'agissait bien évidemment d'une avarie très importante puisque pas moins de 36 heures furent nécessaires pour réparer cette infiltration. Par la suite, on apprit que le Sultana avait déjà eu au moins des problèmes de cet ordre à deux reprises.

Le vaisseau atteignit le port de Vicksburg le 23 Avril où il fut entièrement déchargé. Puis, il prit à son bord 1866 soldats et 70 autres passagers, mais n'oublions pas non plus les 85 hommes d'équipage. Je vous ferai  l'impasse des conditions à bord qui étaient insalubres, dangereuses et sur espace restreint et en regardant la photo, on pourra largement voir que le bateau était plein comme un oeuf.

sultana

Le bateau partit le 24 Avril, remontant le Mississipi vers le nord. Durant un amarrage temporaire à Helena dans l'Arkansas, le Sultana fut sur le point de chavirer mais malgré cela, personne ne descendit du bateau car chacun tenait à arriver au terme de son voyage.

La tragédie éclata le 27 Avril quand, à 15h, la chaudière qui avait été réparée explosa, provoquant une énorme détonation et tuant des centaines de personnes sur le coup. Un témoin occulaire décrivit l'embrasement comme une centaine de tremblements de terre. L'explosion déclencha un important incendie à bord du bateau qui était en train de sombrer.

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Et ce jour-là, qui ne mourut pas dans les flammes, fut entraîné dans les eaux du Mississipi gonflées par les pluies récentes. Beaucoup essayèrent de rejoindre les rives à la nage mais comme de nombreux passagers étaient d'anciens prisonniers de guerre, leurs conditions physiques étaient mauvaises et ils n'eurent pas la force de nager.

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De plus, comme il n'y avait à bord que 76 gilets de sauvetage et seulement deux chaloupes, de nombreux passagers se noyèrent. le décompte officiel fut de 1238 victimes, mais le chiffre réel semble plutôt avoir été de 1700 mort.

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Allez, maintenant, un peu de culture...

"Connaissez-vous l'origine de la poubelle ?"

Voici la phrase typique que vous pourrez sortir en allant vider les coquilles d'huîtres. Là, devant vos invités ébahis, vous pourrez racontez que pendant longtemps, les Français jetaient leurs déchets directement dans le caniveau. Il y avait là pêle-mêle, les pelures de carotte, les vieux chiffons ou les os de poulet. Les chiffoniers récupéraient les chiffons pour en faire du papier et le reste pourrissait allègrement pour le plus grand bonheur des rats. Inutile de vous dire que cela devint très vite insupportable, surtout depuis que Louis Pasteur venait de découvrir que les microbes étaient responsables de maladies.

EugenePoubelle

Alors, en 1883, le Préfet de la Seine, Eugène Poubelle, prit une importante décision : Désormais, les Parisiens devraient posséder des récipients en fer, avec des anses et un couvercle pour y déposer leurs déchets et une collecte serait organisée tous les matins afin de les vider.

EnlevementOrdures

(ici, enlèvement d'ordures à Nîmes en 1913)

A force, et comme ces récipients ne portaient pas de nom, les Parisiens les appelèrent d'abord les récipients du Préfet Poubelle (mais bien trop long à prononcer) pour qu'enfin cela devienne tout simplement, les poubelles.

Saviez-vous qu'Eugène poubelle n'avait pas attendu le "Grenelle de l'environnement"  pour s'intéresser au tri sélectif ? En effet, devant chaque maison, il devait y avoir trois récipients : un pour ce qui pourrissait, un pour les chiffons et enfin, un dernier pour tout ce qui était faïence, porcelaine ou coquille d'huîtres. Quel dommage que ce règlement ne fut jamais appliqué, les bonnes habitudes auraient été moins dures à prendre...

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"Pourquoi le losange rouge est l'enseigne des bureaux de tabac en France ?"

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Là, je pense aux fumeurs qui pourront facilement placer cette question.
Tout le monde le sait, les bureaux de tabac ont pour enseigne un losange rouge. L'histoire est assez ancienne. Le tabac, originaire d'Amérique, est arrivé en Europe au XVIème siècle et dès le siècle suivant, Colbert (qui était alors le ministre de Louis XIV) s'était déjà rendu compte qu'il y avait beaucoup d'argent à se faire avec le commerce du tabac. Il a donc décidé que sa fabrication et sa vente seraient aux seules mains de l'Etat.

A l'époque, le tabac ne se vendait pas comme aujourd'hui sous la forme de de cigarettes, mais plutôt de larges feuilles enroulées les unes sur les autres. Elles formaient un petit bâton appelé "carotte" à cause de sa ressemblance avec le légume.

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Le client n'avait alors qu'à râper sa carotte de tabac pour obtenir des brins à chiquer ou à mettre dans une pipe. Rapidement, certains revendeurs ont pris pour enseigne une carotte rouge, facilement reconnaissable. En 1906, l'Etat Français a rendu cette enseigne obligatoire pour tous les débitants. la carotte a ensuite été stylisée en un losange rouge.

Mais qui a introduit cette saloperie en France ?

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Au XVIème siècle, Jean Nicot était ambassadeur de France au Portugal. Il y découvrit le tabac que les Portugais importaient d'Amérique, et à son tour, il le rapporta en France. La reine catherine de Médicis devint très vite accroc à cette plante appelée "herbe à nicot". Plus tard, la "nicotine" désigna la substance exitante du tabac

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"Un petit café ?"

Alors là, avec ce que vous allez lire, croyez-moi que vous allez vraiment passer pour une star du savoir. Si on vous parle café, immanquablement, vous allez penser Moka, Arabica, Robusta, Kenya, etc mais ici, point de "what else" du ténébreux Clooney ! En effet, saviez vous que  la star des cafés ne sort pas de plantations ? Non, tout bêtement, elle sort du trou du cul d'une civette ! oui, oui, vous avez bien lu, du trou du cul d'un animal (ok, là, j'insiste lourdement afin de faire monter l'audimat avec les mots clés).

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D’un prix pouvant aller jusqu’à 900 euros le kilogramme, l’un des meilleurs cafés du monde est le Kopi Luwak. Cultivé à Sumatra, Java, aux Philippines ainsi qu’en Inde, ce nectar passe toujours par le même moyen de production, à savoir le tube digestif de la civette palmiste hermaphrodite que vous connaissez tous sous le nom de Paradoxurus hermaphroditus.

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L’animal engloutit (dans son joli museau pointu) les grains de café mûrs et les rejette, à moitié digérés, à l’autre bout de son anatomie. Autrefois, on savait où les civettes s’en allaient rejeter leurs perles et on y récoltait l’or en barre de leurs étrons. Aujourd’hui, on se complique moins la vie en élevant en cage lesdites bestioles et en les gavant de grains de café.

Cela dit, l’origine du nom Kopi Luwak est indonésienne, kopi signifiant simplement « café » et luwak étant le nom de l’animal qui prête si volontiers son anus à ces plaisirs de bouche. Le Kopi Luwak est principalement vendu au Japon et aux États-Unis.

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Les potins du blog

Aujourd'hui est un jour un peu spécial. Comme ce sont les vacances scolaires, nous en profitons donc pour partir avec Madame Aimé. Nous avons choisi de passer quelques jours en Alsace car c'est une région qui est très jolie, été comme hiver mais surtout, nous n'avons plus de leurs excellents vins ! Alors, on part au ravitaillement :-)

noel_alsace

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(là, petite choucroute maison cuisinée par mes soins de "A à Z")

Et pour finir en musique...

Comme nous en avons parlé cette semaine, je tenais à mettre cette chanson de Dalida. Pourquoi ? d'une part, parce que c'est l'une de mes chansons favorite et que je la connais par coeur, d'autre part, c'est aussi pour faire plaisir à Joséphine qui, je crois savoir, l'aime bien aussi.

Passez un excellent week-end, à très bientôt !!

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14 décembre 2008

Allez, après vous avoir parlé de braguette...

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Chaque fois que Georges de Mestral sortait son chien, c'était la même histoire. l'animal filait dans les broussailles et en ressortait couvert de boulettes. En fait de boulettes, il s'agissait de fruits secs d'une plante des montagnes : la Bardane

bardanefruit  bardane

Il lui fallait ensuite beaucoup de patience pour ôter les boulettes une à une car elles étaient solidement accrochées au pelage de l'animal. Mais comment tenaient-elles si bien ? En 1948, l'ingénieur Suisse en prit une et l'observa au microscope. Il découvrit alors de minuscules crochets recourbés qui aggripaient les vêtements...et les poils ! Ils étaient si souples qu'ils se déformaient quand on tirait dessus, puis reprenaient leur place, prêts à s'accrocher à nouveau.

Georges de Mestral comprit alors qu'en les imitant, il pourrait créer un nouveau système de fermeture pour des vêtements. Seuelement voilà, simple à dire mais pas facile à faire 8 années furent nécessaires à sa mise au point.

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L'invention était composée de deux rubans : l'un recouvert de velours, l'autre de minuscules crochets et plaqués l'un contre l'autre, il s'accrochaient. Il baptisa son invention Velcro : "vel" pour velours et "cro" pour crochets.

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Maintenant, je suis sûr et certain que vous regarderez d'un autre oeil cette fermeture rapide et géniale, je me trompe ?

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"ce n'est pas une pantoufle de verre, c'est une pantoufle de vair" aimaient à crier tous les gens cultivés, profs, instits, parents instruits lorsqu'on évoquait Cendrillon et même que si on la voit en verre dans les films de Disney, c'est que ces Américains sont spécialement incultes et rustauds, surtout quand ils manipulent les perles subtiles de la culture européenne, toujours prêts à tomber dans les pièges les plus grossiers, sans oser s'imaginer un instant qu'ils pouvaient se mettre le doigt dans l'oeil. Et d'expliquer alors que le Vair est une fourrure, mais pas n'importe laquelle, celle d'un écureuil appelé aussi petit-gris.

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C'est sûr que pour eux, une pantoufle en fourrure, c'est plus logique et cela a quand même plus de gueule qu'une pantoufle en double-vitrage mais ont-ils songé un seul instant aux innombrables générations de bambins qui ont été secrètement déçus par ce triste démenti ? Car quand même, une pantoufle en cristal, cela avait autrement plus de gueule  qu'une paire de charentaises puantes sauvagement fabriquées avec la fourrure encore sanglante d'un animal si gentil, que l'on écorchait sans doute vivant.

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Pourtant, réjouissez-vous ô bambins, ne pleurez plus, gonflez vos coeurs et ignorez royalement le monde impitoyable des adultes car c'est VOUS qui aviez raison ! Hé oui, les pantoufles n'ont jamais été en vair mais en verre, et tous ces gens soi-disant instruits vous avaient menti car dans le texte original de Charles Perrault intitulé les "contes de ma mère l'Oye", c'est bien "verre" qui est écrit, dans toutes les versions et sans aucune ambiguïté.

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Seulement voilà, l'histoire nous dit aussi que c'est Balzac et Littré au 19ème siècle qui, chagrinés par cete idée sans doute trop saugrenue à leur goût, ont été chercher cette rassurante fourrure, et ce, contre la volonté originelle de l'auteur. Mais alors, diantre, les Américains avaient-ils raison ? Oui, mais faut surtout pas aller leur dire sinon ils vont plus se sentir pisser...

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Si je vous dis un fruit rond, orange, acide, créé en 1902, vous répondez.... 

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Hé oui, c'est bien la clémentine dont il s'agit. Cette fameuse clémentine qui commence à arriver sur nos tables, vous savez cette petite touche rafraîchissante qui termine agréablement un de ces longs et lourds repas d'hiver, ceux qui vont commencer d'ici quelques semaines, voir quelques jours pour les plus gourmands...

A la fin du 19ème siècle, Frère Clément était un religieux passionné de plantes et il travaillait dans un orphelinat agricole à Misserghin, en Algérie (de nombreux enfants étaient orphelins des suites de l'épidémie de choléra qui frappa ce pays en 1848).

Orphelinat

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En 1900, il eut l'idée de récolter un peu de pollen sur les fleurs d'un bigaradier, l'arbre qui produit l'orange amère. Avec ce pollen, il féconda les fleurs d'un autre arbre, un mandarinier. Ces fleurs donnèrent des fruits dont le frère Clément récupéra les pépins. Il les planta et attendit patiemment....

Alors, des arbres tout à fait nouveaux poussèrent et, deux ans plus tard, donnèrent leurs premiers fruits, des fruits peu acides, sans pépins et avec une écorce très fine. Ces fruits firent alors la joie des enfants de l'orphelinat ! Par la suite, ils furent cultivés sur le pourtour de la Méditerranée et, en 1929, on leur donna un nom dérivé de leur créateur : les "clémentines".

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Maintenant, je suis sûr que vous ne finirez plus votre clémentine sans penser à moi, non ?

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Le colis littéro-gourmand, dernier acte !

Alors voilà, je vais être franc, il me manque encore une personne pour que mon compte soit bon et que l'opération puisse se dérouler correctement alors un petit effort :-)

Pour les retardataires, késako ?

Les fêtes de fin d'année approchant, je propose de préparer un petit colis contenant un produit régional ainsi qu'un livre qui nous a marqué.

Les personnes intéressées sont priées de m'envoyer un email à aimelacapelle@hotmail.fr avec toutes leurs coordonnées postales. Je choisirai des mains innocentes (en l'occurence celles de mon épouse) et préviendrai par email afin de savoir qui doit envoyer à qui afin que tout le monde recoive un petit quelque chose. Je propose que nous mettions la date de clôture des inscriptions au 22 décembre. Là, je contacterai les participants afin qu'ils envoient leurs colis dans un délai raisonnable d'une dizaine de jours à la personne que je leur dirai. Je pars du principe que celui qui enverra à Paul (par exemple), recevra un colis en retour du même Paul. Je précise que ce n'est pas une obligation et je n'en voudrais à personne si vous décidiez de ne pas participer. 

Pour l'instant, j'ai reçu quelques accords, avec des mails et des adresses mais oui, cela serait sympa qu'il y ait encore une personne, voir plusieurs personnes même, qui se lancent dans l'aventure, alors n'oubliez pas :

superdupont_we_need_you

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Pour finir en musique, un chanteur des années 80 qui m'a bien marqué car j'allais jusqu'à l'imiter dans la coupe de cheveux.

Allez, passez une bonne semaine et moi, aujourd'hui, que vais-je faire ? ben, essayer de rattraper tout mon retard sur vos blogs :-)

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07 décembre 2008

Quand une gamelle permet de devenir un héros...

Waterloo, morne plaine...Nous sommes le 18 juin 1815 et un orage démentiel a transformé ces lieux en un bourbier inextricable où s'enfoncent comme tant d'autres combattants les hommes du 105eme régiment d'infanterie de ligne. Ces derniers, placés en seconde ligne, avancent avec d'autres troupes, droit sur l'ennemi et en l'occurence, une position britannique, qu'ils enlèveront haut la main à la force des baïonnettes.

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Pourtant, le succès est de courte durée, car des fantassins Ecossais disséminés dans les blés, canardent les Français qui doivent reculer...pour ensuite contre-attaquer. C'est alors que Wellington fait charger le fer de lance de la cavalerie britannique : les Dragons Gris Ecossais, qui balaient tout devant eux, fauchant les lignes Françaises, notamment ce fameux 105eme régiment d'infanterie où un certain Louis-Victor Baillot est incorporé.

Né le 9 Avril 1793 à Percey dans l'Yonne, notre homme mène la vie militaire quasiment sans interruption. Faisant partie de la deuxième levée "en masse" de Juillet 1812, il est envoyé au dépot de Neuf-Brisach en Alsace où il est enrôlé dans l'infanterie en ligne. Sans tarder, son bataillon est envoyé sur Mayence puis sur Erfurt afin de se joindre à la Grande Armée en retraite, vaincue par le froid en Russie.

Louis-Victor Baillot participe à différents combats en Allemagne avant de revenir en France. Comme bien d'autres grognards de l'armée napoléonienne, il est licencié par l'administration royale lors de la première Restauration en Août 1814. Il reprend le service en Avril 1815 et retrouve l'infanterie de ligne avec ce fameux 105eme régiment.

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C'est ainsi que notre gaillard se retrouve à Waterloo, face aux Dragons Gris Ecossais dont l'un d'entre eux lui assène un fameux coup de sabre sur la tête. Laissé pour mort sur le champ de bataille, ce n'est que le lendemain que les Anglais trouveront ce grand gaillard ensanglanté, mais vivant. En effet, la gamelle qu'il avait placé sous sa coiffure afin de ne pas la perdre avait amorti le choc et donc, lui avait sauvé la vie.

Soigné, il est amené en captivité sur les pontons de Plymouth et ne sera libéré qu'à la fin 1816 et, débarqué à Boulogne-sur-Mer, il décidera de rejoindre Auxerre à pied. Réformé, il n'aurait pas été reconnu par ses parents, ni par son frère, pour qui il serait apparu comme un revenant...

Incrédulité étonnante ou refus de prendre en charge un blessé, donc une bouche intuile à nourrir ? On manque sérieusement d'éléments pour savoir exactement ce que fut le comportement de sa famille à ce moment-là, pour connaître ce que fut la vie de Louis-Victor avant que sa famille ne finisse (enfin) par admettre qu'il n'était ni un revenant, ni un imposteur.

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Très marqué par l'épopée napoléonienne, il revêtait (dit-on) une grande redingote en drap sombre, rappelant le manteau des fantassins, et avait à la main une grande canne qui finira par constituer le signe de ralliement pour les demi-solde, les anciens de l'Empire. Il arborait fièrement deux rubans : celui de la Légion d'Honneur et celui d'une décoration beaucoup moins connue : la médaille de Sainte-Hélène et n'oublions pas, bien entendu, la large cicatrice sur son front et sur son crâne.

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Menant une vie simple, Louis-Victor Baillot, laissé pour mort à Waterloo, mourut dans l'Yonne à Carisey, âgé de...104 ans, neuf mois et vingt jours ! Il vécut donc sous la première République, le premier Empire, la première restauration, les fameux Cent-Jours, la seconde Restauration, la monarchie de Juillet, la IIeme République, le second Empire, la IIIeme République avec les présidences successives de : Thiers, Mac-Mahon, Grévy, Sadi-Carnot, Casimir Perier et enfin, Félix Faure.

Si un jour vous passez par le village de Carisey (commune de Flogny la Chapelle), arrêtez-vous au cimetière du village pour regarder la tombe de ce personnage hors du commun. Vous pourrez lire sur sa tombe l'épitaphe suivante :

"Le dernier de waterloo, Victor Baillot, Médaillé de Sainte-Hélène, Chevalier de la Légion d'Honneur, mort à 105 ans..."

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Allez, puisque je me fais de plus en plus rare à cause de mon surbooking permanent, je vais vous donner une nouvelle fois l'occasion de briller en société. Hé oui, n'oublions pas que les fêtes de fin d'année approchent...

D'où viens l'expression les "vieux de la vieille" ?

Dans l'histoire militaire de la France, il y a eu beaucoup de "gardes". Tantôt corps de troupes, tantôt de simples individus investis de fonctions particulières. On connut successivement les gardes du corps, les gardes suisses, les gardes françaises datant de 1563, la garde nationale aussi appelée "milice bourgeoise" avant la Révolution, la garde constitutionnelle de 1791, la garde consulaire formée par Bonaparte et enfin, la garde impériale créée par Napoléon 1er en 1804.

La garde impériale était une troupe d'élite composée d'environ 100 000 hommes, qui comportait alors la "vieille garde" et la "jeune garde". Elle participa à toutes les batailles de l'Empereur, se couvrant d'honneurs et de blessures sur les terres européennes, y compris à Waterloo lorsque fut lancée la fameuse phrase : "La garde meurt mais ne se rend pas".

Pour beaucoup, la garde était espoir suprême et après la chute de l'Empereur, les "anciens" se mirent à raconter leurs exploits aux plus jeunes. Ces derniers parlaient alors des "vieux de la vieille (garde)", expression qui qualifie aujourd'hui un vétéran, une personne d'expérience dans une profession ou un domaine particulier. Un peu comme moi, quoi :-)

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Les Potins du Blog !

Hier soir, nous recevions mes collègues de boulot pour une énorme raclette-party et pour faire comme si vous y étiez, voici une photo du dessert, découpé avec générosité par votre serviteur : Trois vacherins glacés, idéal après s'être goinfré de charcuterie et les parfums étaient cassis, mangue et poire.

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Et pour remettre la ligne après un repas comme ça, rien de tel que d'oliver :

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Et croyez-moi, ce n'est pas reposant ! tout le monde se tue à la tâche...

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Et pour finir, j'ai fait ceci :

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Hé oui, ayant beaucoup de travail, je me suis mis en avance et j'ai déjà emballé avec soin le livre qui ira prendre sa place avec quelques produits dans le colis littéro-gourmand. Pour les retardataires, késako ?

Piqure de rappel pour le colis Littéro-Gourmand :

Les fêtes de fin d'année approchant, je propose de préparer un petit colis contenant un produit régional ainsi qu'un livre qui nous a marqué.

Les personnes intéressées sont priées de m'envoyer un email à aimelacapelle@hotmail.fr avec toutes leurs coordonnées postales. Je choisirai des mains innocentes (en l'occurence celles de mon épouse) et préviendrai par email afin de savoir qui doit envoyer à qui afin que tout le monde recoive un petit quelque chose. Je propose que nous mettions la date de clôture des inscriptions au 22 décembre. Là, je contacterai les participants afin qu'ils envoient leurs colis dans un délai raisonnable d'une dizaine de jours à la personne que je leur dirai. Je pars du principe que celui qui enverra à Paul (par exemple), recevra un colis en retour du même Paul. Je précise que ce n'est pas une obligation et je n'en voudrais à personne si vous décidiez de ne pas participer. 

Pour l'instant, j'ai reçu quelques accords avec des mails et cela serait sympa qu'il y ait encore quelques personnes qui se lancent dans l'aventure, alors n'oubliez pas :

superdupont_we_need_you

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Allez, pour finir en musique, un groupe comme je les aime ! un groupe de la période disco et ayant participé à un grand prix de l'Eurovision (en 76 je crois), j'ai nommé.....

Dschinghis Khan et leur titre phare Moskau !
Attention, paroles d'anthologie et chorégraphie exceptionnelle
(L'homme aux moustaches et habillé en vert me plait plus particulièrement, allez savoir pourquoi...)

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Allez, c'est sur ces belles paroles que je vous souhaite une excellente reprise à tous...

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30 novembre 2008

Si on parlait "braguettes"...

Je ne sais pas vous mais moi, combien de fois Madame Aimé m'a demandé de l'aider à l'habiller car elle n'arrivait pas à remonter la fermeture-éclair de sa tenue. Quelle ingrâte, elle ne se rend pas compte du travail qu'il a fallu pour en arriver là. Hé oui, croyez-moi, c'est plus facile aujourd'hui qu'avant. Allez, un peu d'histoire...

Jusqu'au XIXe siècle, les vêtements se fermaient avec des boutons. c'était long. Et les bottes des dames étaient ajustées avec des lacets ou une ribambelle de petits crochets qu'il fallait attacher un à un, depuis la semelle jusqu'en haut de la botte. Très long ! Et pour les enlever, je vous raconte pas, il fallait là encore les défaire un à un. Horriblement long, surtout après une journée de boulot.

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Alors, en 1891, un Américain, Whitcomb Judson chercha un système pour fermer les bottes en un seul geste. Pour cela, il relia les crochets entre eux et forma une chaîne métallique et, en placant deux chaines l'une en face de l'autre, les crochets s'emboîtaient tout seuls à l'aide d'une tirette. L'Américain construisit une usine pour fabriquer industriellement son invention mais elle connut un succès limité car les chaînes, trop rigides, étaient peu pratiques.

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Alors, en 1905, Judson embaucha le Suédois Gideon Sundback. Celui-ci eut l'idée de transformer les crochets en petites dents et de les fixer sur du tissu : la fermeture à glissière était née.

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Et tout comme Frigidaire, Mobylette, Thermos ou Scotch, le nom de la marque Eclair finira à l'usage par désigner l'objet qui allait connaître le succès que vous lui connaissez. J'en ai même trouvé une assez sympa :

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Mesdames, à votre avis,

faut-il fanstamer sur un homme atteint de priapisme ?

Définition du mot "priapisme" : Erection chronique et douloureuse non provoquée par une excitation sexuelle !

A lire la définition, on pourrait presque croire que celui qui est atteint de priapisme est le plus heureux des hommes. Que nenni...

Doté d'un énorme phallus (remarquez la délicatesse car j'aurais très bien pu user d'un autre mot afin de doper mon audience un peu faiblarde) le dieu des jardin Priape (d'où "priapisme") était laid, lubrique et fort jaloux des ânes. Le mythe grec raconte alors que pour avoir abusé d'une nymphe, il aurait été puni par les dieux de l'Olympe qui l'auraient doté d'attributs de bois énormes, mais inutiles.

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Donc, celui atteint du même symptôme se retrouve avec une érection prolongée de plusieurs heures, voir de plusieurs jours et cette bougresse intervient à n'importe quel moment de la journée, en l'absence de tout désir et rien n'y fait, même pas l'éjaculation. Au delà de quatre heures, l'érection devient très douloureuse et il faut aller rapidement aux urgences. Il existe la même chose pour les femmes, le clitorisme. Les causes du priapisme ? blessure à la colonne vertébrale, leucémie, infection génitale, activité sexuelle prolongée, anti-dépresseurs, viagra, cialis...

Allez, petite anecdote pour la route :
Les Anglais ne vous diront pas le contraire, les Français sont des "Froggies" ou "bouffeurs de grenouilles" et, au XIXe siècle, les soldats Français qui étaient en patrouille dans les marécages d'Afrique du Nord découvrirent à leurs dépens un viagra naturel...et mortel : la Cantharidine (substance chimique produite par certains insectes stressés).  Comment ? uniquement en mangeant des grenouilles qui s'étaient repues de ces coléoptères...

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Les potins du Blog

Et voilà, je suis enfin arrivé au jour tant attendu !

Après quasiment 11 mois de boulot sans vacances ou presque (n'oublions pas la formidable semaine que nous avons passé en Dordogne cet été), après des centaines d'heures passées avec des clients plus ou moins agréables, je suis....

en vacances !!

Et ce, pour deux longs mois ! Hé oui, l'heure de la reprise ne sonnera que fin janvier, mais ne vous inquiétez pas pour moi, je ne compte pas m'ennuyer. La preuve ? la voici :

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Ayant pris quelques kilos l'année dernière durant ces deux mois de farniente et ne voulant pas remettre ça, j'ai décidé de m'attaquer cette année au problème en faisant la cueillette des olives et si vous êtes sages, je vous expliquerai prochainement comment nous allons procéder avec un collègue. Donc, dès mardi matin, rendez-vous à huit heures dans les champs pour au moins un bon mois de boulot, minimum...

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Piqure de rappel pour le colis Littéro-Gourmand :

Les fêtes de fin d'année approchant, je propose de préparer un petit colis contenant un produit régional ainsi qu'un livre qui nous a marqué.

Les personnes intéressées sont priées de m'envoyer un email à aimelacapelle@hotmail.fr avec toutes leurs coordonnées postales. Je choisirai des mains innocentes (en l'occurence celles de mon épouse) et préviendrai par email afin de savoir qui doit envoyer à qui afin que tout le monde recoive un petit quelque chose. Je propose que nous mettions la date de clôture des inscriptions au 22 décembre. Là, je contacterai les participants afin qu'ils envoient leurs colis dans un délai raisonnable d'une dizaine de jours à la personne que je leur dirai. Je précise que ce n'est pas une obligation et je n'en voudrais à personne si vous décidiez de ne pas participer.

Pour l'instant, j'ai reçu quelques accords, mais pas beaucoup de mails alors n'oubliez pas :

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Pour finir en beauté, une chanson d'un Monsieur que j'aimais particulièrement lorsque j'étais gamin mais que nous n'entendons plus beaucoup. Dommage...

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Excellente reprise à tous !!

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25 novembre 2008

Lawrence d'Arabie et le Colis Litérro-Gourmand !

Bon, alors, pour commencer et afin de rassurer certaines personnes, mon absence n'était absolument pas due à une envie de tout arrêter ou a un ennui de santé, non, j'étais tout simplement débordé. Hé oui, cela arrive à tout le monde, même aux meilleurs à moi.

Je ne vais pas vous raconter pourquoi car cela serait trop long mais sachez que mon temps aura été compté et que c'est pour cela que vous n'avez trouvé aucun commentaire de ma part sur vos blogs respectifs. Mais bon, c'est passé, je suis presque en vacances (plus que quatre jours) et pour me rattraper un peu, je vais faire très fort en vous parlant de...

La vie mystérieuse de Lawrence d'Arabie

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Nous sommes le 19 mai 1935 et ce jour-là, Thomas Edward Lawrence mourut dans la plus grande discrétion, à l'âge de 46 ans, des suites d'un accident de moto. Cela faisait déjà treize ans qu'il se tenait volontairement à l'écart de l'intense enthousiasme du grand public et du regard inquisiteur des médias, qui avait salué ses exploits lors de la première guerre mondiale en le surnommant Lawrence d'Arabie.

Il avait atteint acquis sa notoriété mondiale d'un seul coup, lorsque le journaliste américain Lowell Thomas avait tourné des films sur la révolte arabe durant sa visite en Palestine, en 1917. Le colonel Lawrence, agent des services de renseignements britanniques, y avait pris part aussi bien en tant que conseiller qu'en tant de chef de combat.

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A la fin de la guerre, des millions d'Américans et de Britanniques virent les images et assistèrent aux conférences de présentation de Lowell Thomas. Lawrence y était présenté en tenue arabe face à des paysages désertiques, entouré de féroces guerriers tribaux qui, à dos de chameau, agitaient leurs fusils. Pour un public fatigué des impasses et des carnages du front de l'Ouest, ces scènes étaient irrésistibles : un petit anglais conduisant ses alliés Arabes lors de raids aussi audacieux que fructueux contre les Turcs (et tout cela, sur la simple promesse d'un territoire indépendant en Syrie après la guerre).

Cependant, la guerre terminée, tout le monde put apprendre que la Grande-Bretagne avait conclu des accords secrets avec la France pour que les deux nations se partagent les anciennes possessions ottomanes du Moyent-Orient. D'après le traité, la France devait recevoir la Syrie, que les Arabes avaient contribué à conquérir et qu'ils comptaient vraiment voir leur revenir. Lawrence fut consterné par la façon dont la Grande-Bretagne avait trahi les Arabes et il le fit bien sentir autour de lui.

Un jour, lors d'une cérémonie privée à Buckingham Palace durant laquelle Georges V devait le décorer de l'ordre du Service Dinstingué et de l'ordre de Bath (l'équivalent de notre légion d'honneur), Lawrence surprit tout le monde et refusa ces honneurs. Déconcerté, le roi se retrouva, selon ses propres mots, "la boîte à la main". Plus tard, Lawrence expliqua à Churchill que ce refus était le seul moyen de faire comprendre au roi ce qui avait été commis en son nom.

En 1919,Lawrence revêtit une fois de plus sa tenue arabe pour plaider sa cause à la Conférence de Paix de Versailles mais les accords passés validèrent la présence Française en Syrie. Ensuite, il travailla quelques temps comme conseiller aux affaires moyen-orientales auprès de Churchill, au Colonial office. Mais ce pour quoi il s'était tant investi (et était devenu une légende) avait été trahi et il ne parvint jamais à assumer son image de héros.

En quête d'anonymat et peut-être d'une camaraderie telle que celle qu'il avait connue durant ses années de guerre (mais aussi pour tenter d'expier ce qu'il considérait comme un échec), Lawrence abandonna brutalement la vie publique 1922 et s'engagea dans la R.A.F sous un pseudonyme. Mais sa couverture fut vite démasquée par une presse toujours attentive et il s'engagea donc comme simple soldat dans une unité de blindés. Il retourna ensuite dans la R.A.F sous le nom de T.E Shaw, et servit un certain temps à Karachi.

A cette époque, il montra des talents pour l'écriture et écrivit son récit de la révolte Arabe, les Sept piliers de la sagesse, qui parut en édition limitée en 1926. Ce récit fut plus tard reconnu comme un classique de la littérature martiale. Lawrence quitta l'armée en 1935 pour s'intaller dans le Dorset.

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Winston Churchill et le poète Siegfried Sassoon assistèrent à ses funérailles. Le roi Georges V qui n'était pas rancunier écrivit à son frère : "le nom de votre frère traversera l'Histoire. Le roi lui est reconnaissant pour ses services rendus à la nation et trouve tragique qu'une vie si pleine de promesses ait fini de la sorte". Il est enterré au cimetière de Moreton.

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Pour les personnes qui voudraient en savoir plus, je vous recommande ce résumé de sa vie, encore plus complet que ce que j'ai écrit et qui se trouve ici ! N'oublions pas non plus que le cinéma a aussi immortalisé sa vie et tout le monde se souvient de ce film magnifique.

Mais n'oublions pas aussi que dans les années 80, une certaine Annabelle Mouloudji nous gratifiait de ça et j'ai honte de le dire, mais à l'époque, j'aimais bien...

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Les potins du blog !

Bon, je vous en avais parlé il y a quelques semaines et là, il est plus que temps de se mettre au travail et de lancer l'opération Colis "Littéro-Gourmand".

colis

De quoi il s'agit ?

C'est très simple, vous m'envoyez un chèque de 200 euro et je m'achète ce que je veux ! j'ai remarqué que tous ceux qui viennent sur ce blog vont aussi sur les blogs que je consulte et qu'à force, tout le monde finit par se connaître, voir à s'apprécier.

Les fêtes de fin d'année approchant, je propose donc de préparer un petit colis contenant un produit régional ainsi qu'un livre qui nous a marqué.

Les personnes intéressées sont priées de m'envoyer un email à aimelacapelle@hotmail.fr avec toutes leurs coordonnées postales. Je choisirai des mains innocentes (en l'occurence celles de mon épouse) et préviendrai par email afin de savoir qui doit envoyer à qui afin que tout le monde recoive un petit quelque chose. La date d'envoi des colis sera commune à toutes les personnes, soit le lundi 22 décembre afin de le recevoir pour les fêtes.

Allez, laissez-vous embarquer, et comme dirait quelqu'un que j'aime beaucoup :

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11 novembre 2008

Dire qu'il y a 90 ans...

Je ne pouvais décemment pas faire l'impasse sur cette date très importante de l'histoire de France. Cérémonie un peu particulière aujourd'hui puisque il n'y aura pas de Poilu Français, ils sont tous morts...
Aujourd'hui donc, petite piqure de rappel : L'offensive du chemin des dames et les mutineries qui en découleront.

Nous sommes au début de 1917, l'armée et les politiques veulent une victoire décisive avant l'arrivée des Américains et des renforts Allemands venant du front Est. Nivelle, Commandant en chef français, promet aux poilus (qui en ont déjà pas mal bavé jusque là entre la Somme et Verdun), d'écraser l'ennemi sous un déluge d'artillerie et de surcroît, par surprise.

GHNivelle

En effet, il a mis le paquet et les moyens engagés sont colossaux, 1 pièce de campagne tous les 25 mètres soit 2000 pièces, 1 pièce lourde tous les 40 mètres soit 1650 pièces, 24 gros mortiers, 160 canons de marine montés sur rail, sans oublier bien entendu la chair à canons si peu cher à nos généraux de l'époque, 1.2 million de soldats rassemblés dans la boucle de l'Aine, entre Soissons et Reims.

Seulement voilà, le projet est connu des Allemands. Hidenburg possède les plans de bataille de plusieurs de nos corps d'armée (récupérés sur un prisonnier français). Il opère alors un repli stratégique (opération Albérich), laissant derrière lui un terrain miné.

Solidement installés sur la Crête du chemin des Dames qui domine la plaine (entre 100 et 200 mètres d'altitude), les Allemands sont prêts à recevoir l'assaut français. Des caves naturelles, aménagées depuis 1914, constituent de formidables abris truffés de mitrailleuses, 21 divisions sont en première ligne et 10 divisions de contre-attaque se tiennent à 9km.

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3

Le 9 Avril, les Britanniques attaquent au nord d'Arras pour soulager l'offensive française et c'est un succès très relatif. Les Canadiens s'illustreront à Vimy mais au prix de pertes extrêmement lourdes. Le 16 Avril, la grande attaque, maintes fois reportée, est lancée par Nivelle qui ne pense alors qu'à une seule chose, reéditer l'exploit de Douaumont à Verdun.

Mais les défenses Allemandes sont à peine entamées et les mitrailleurs fauchent les hommes comme le paysan fauche son blé. Ceux qui arrivent à échapper à leurs balles sautent alors sur les mines disséminées ici et là. Les régiments coloniaux et leurs tirailleurs Sénagalais sont sacrifiés. Seul un régiment de Marocains atteint la crête. Les troupes sont soutenues par des chars Schneider mais plus de 80 seront détruits. Au soir du 16 Avril, c'est donc un fiasco...

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L'échec est là, et le carnage est évident mais Nivelle n'en tiendra absolument pas compte et va continuer de s'obstiner. le 17 Avril, l'effort se poursuit donc à Craonne et les soldats marchent sur les cadavres enchevêtrés de leurs camarades. Enfin, le 20 Avril, l'offensive est arrêtée : 117 000 hommes sont hors de combat. Pourtant, la bataille se poursuivra jusqu'au 8 Mai...

Cet épisode sanglant va être le détonateur d'un mouvement de protestations et qui commencera dès le 17 Avril 1917, soit le deuxième jour de l'offensive pour s'amplifier jusqu'à fin Mai-début Juin. Les poilus, rescapés de Verdun pour la plupart, ont tellement reçu l'assurance que ce serait le dernier effort, la fin des souffrances...quelle déconvenue quand l'échec de l'attaque paraît évidente dès le premier jour. Les pertes sont énormes et les résultats, eux, sont insignifiants.

L'incompétence des officiers et leur mépris pour le sacrifice de leurs soldats sont mis en avant par les mutins. Contrairement aux accusations des généraux, la propagande pacifiste ou le complot révolutionnaire ne sont pas les mobiles premiers de ces mutineries. En revanche, on peut noter dans la "chanson de Craonne", une dénonciation de l'écart social entre ceux qui décident la guerre et ceux qui la font.

Paroles

Quand au bout d’huit jours, le repos terminé,
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c’est bien fini, on en a assez,
Personn’ ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
On dit adieu aux civelots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s’en va là haut en baissant la tête…
Refrain :
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C'est nous les sacrifiés !
Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu’un qui s’avance,
C’est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe,
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes… (au refrain)
C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c’est pas la mêm’ chose.
Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués,
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendr’ leurs biens, car nous n’avons rien,
Nous autr’s, les pauvr’s purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là. (au refrain)
Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront,
Car c’est pour eux qu’on crève.
Mais c’est fini, car les troufions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l’plateau,
Car si vous voulez faire la guerre,
Payez-la de votre peau !

Le refus d'obéissance affecte près de 70 divisions et environ 250 incidents plus ou moins sérieux impliquent 30 000 à 40 000 hommes. Pétain décide de reprendre la main et le 16 Mai, il remplace Nivelle au commandement des armées du nord et du nord-est. Le 19 Mai, il annonce la fin des offensives.

Toutefois, la répression n'aura pas été aussi féroce qu'on a pu l'écrire (comme des régiments décimés) mais tout de même, 554 condamnations à mort seront prononcées dont 49 appliquées.

Leur effet reste désastreux pour la santé mentale des hommes participant aux pelotons d'exécution. L'horreur éprouvée en abattant des amis, des soldats souvent courageux devant l'ennemi, a conduit certains de ces hommes à la folie, d'autres au suicide. Les conseils de guerre, eux, prononceront environ 3000 peines d'emprisonnement.

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La relative clémence dont ils font preuve, l'amélioration de l'ordinaire, l'aménagement de véritables zones de repos et une meilleure plannification des permissions, permettent la reprise en main de l'ensemble des troupes.

Pétain paie de sa personne et se montre volontiers devant les caméras du cinématographe, en train de bavarder avec les poilus dans les tranchées. Cette familiarité, ce respect qu'ils témoignent aux soldats lui valent, et pour longtemps, une admiration sans limite de la part des Français.

Et le 11 Novembre 1918 vint ce moment tant attendu....

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Non, n'oublions pas...

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10 novembre 2008

Quand le siège de Vienne rime avec croissant et capuccino !

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Depuis le règne de Soliman le Magnifique un siècle auparavant, les Turcs rêvaient de prendre la grande capitale autrichienne et, en 1683, une immense armée composée d'environ 250 000 hommes, était campée autour de la ville. Chaque jour, pendant deux mois, les canons du grand vizir Kara Mustafa avaient tiré sur les murs de la ville, détruisant les remparts extérieurs et les turcs s'attaquant maintenant aux remparts intérieurs qui ne devraient pas tenir bien longtemps. Une fois ceux-ci tombés à terre, les turcs n'auraient plus alors qu'à se livrer à leurs pillages et meutres sanguinaires avant d'éradiquer définitivement toute trace de chrétienté au nom de l'islam.

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Pourtant, le grand vizir va commettre une erreur et il va négliger les feux fe camps qui brillaient sur les collines du Kahlenberg, à quelques kilomètres de la ville. Là, le Roi de Pologne, Jean Sobieski, venu à la rescousse de Vienne en contrepartie d'une énorme prime du Pape Alexandre VIII, venait d'y rejoindre l'armée Autrichienne, commandée par Charles de Lorraine. Le moine capucin Marco d'Aviano, émissaire du Pape, était chargé de veiller à la bonne coopération des divers commandants chrétiens. Et, en ce matin du 12 septembre, aux premières lueurs du jour, quelques 80 000 soldats chrétiens fondirent sur les Turcs.

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La bataille ne dura qu'une quinzaine d'heures mais, dans la soirée, une ultime charge dévastatrice de la cavalerie polonaise mit les envahisseurs enfin en déroute. Sur le champ de bataille et afin de fuir plus rapidement, les turcs abandonnèrent leurs canons, d'énormes stocks de nourriture, les bijoux personnels du grand vizir Kara Mustafa (je parle des parures, bien entendu) mais surtout, ils laissèrent derrière aux des milliers de cadavres. En faisant son rapport, le Roi de Pologne imita Jules césar en déclarant : "Je suis venu, j'ai vu, Dieu a vaincu".

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Ce qui restait de la grande armée Turque prit le chemin du retour en passant par la Hongrie mais le grand vizir Kara Mustafa n'alla pas plus loin que Belgrade. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y fut cérémonieusement étranglé avec une corde de soie, conformément aux ordres qu'avait donnés le Sultan en apprenant la défaite et qui ne faisait qu'appliquer la célèbre maxime du chef gaulois Brennus : "Malheur aux vaincus".

Vienne était sauvée, le Christianisme restait triomphant et la main-mise Ottomane sur les Balkansfut sérieusement ébranlée. Et parmi ceux qui, ce soir-là, fêtèrent la victoire, se trouvait le Prince Eugène de Savoie qui n'avait alors que 19 ans. Personne ne se doutait que, quatorze ans plus tard, il écraserait totalement les Turcs  lors de la bataille de Senta et deviendrait ainsi le plus grand général à jamais avoir servi le Saint Empire Romain.

Mais saviez-vous que la libération de Vienne eut également deux remarquables "à côtés" d'ordre culinaire ? Non ? Le premier fut que, pour fêter la victoire Autrichienne, les boulangers Viennois créèrent une nouvelle pâtisserie en forme de croissant de lune comme celui qui ornait les drapeaux turcs. Ils baptisèrent cette pâtisserie "Kipfel", c'est à dire "croissant" en allemand. A Vienne, le Kipfel fut rapidement un succès et, en 1770, Marie-Antoinette l'introduisit en France lorsqu'elle épousa le futur Louis XVI.

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La seconde création gastronomique consécutive à la bataille est le parfait complément de la première. En effet, parmi les provisions laissées par les turcs, se trouvait un important stock de café. Trouvant le breuvage trop amer à leur goût, les soldats chrétiens décidèrent sur les conseils du moine Marco d'Aviano de l'adoucir avec du lait et du miel. La savoureuse boisson obtenue dont la couleur rappelait celle de sa robe, fut nommée "capuccino" en hommage à l'ordre des Capucins dont il faisait partie. Pour cela mais aussi pour plusieurs autres actes de piété, Marco d'Aviano fut béatifié en 2003.

20030427_daviano  cappucino

Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, et si en ce lundi matin, lorsque vous vous retrouverez au boulot autour de votre machine à café favorite, entouré de gens plus ou moins sympas à deviser sur votre week-end plus ou moins réussi et que la conversation s'étiole, vous ne trouvez pas le moyen de "briller" une nouvelle fois alors là, c'est à n'y rien comprendre :-)

Pour illustrer ce post, je vous affiche une petite vidéo qui vous montre qu'avec un peu de café, un peu de lait, du savoir-faire et de l'imagination, on peut faire de jolies choses :

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Les Potins du Blog !

Ben aujourd'hui, il y a pas grand chose à dire ou plutôt si !

10 Novembre 1968 / 10 Novembre 2008

40 années ont passées

donc, un Bon Anniversaire à....

Madame Aimé !

anniv

Ok, à part Montana, vous ne l'avez jamais vu et vous ne la connaissez pas, mais bon, sachant qu'elle lit ce blog, je ne pouvais décemment pas l'oublier, elle qui me supporte et croyez-moi, elle a du mérite. Surtout depuis qu'elle a appris que, à quelques jours de mes vacances, j'étais de nouveau en train de fourbir ma console de salon. Comment, vous ne le saviez pas encore ? hé oui les filles, encore un mythe qui tombe. Père Aimé n'est qu'un infâme gamin qui adore se retrouver avec d'autres mâles autour de ces plaisirs modernes et là, ce week-end, ils ont sorti ça :

Sinon, au hasard de mes pérégrinations, je suis tombé sur ce blog : Paris Passion ! Alors pour ceux qui aiment Paris en photos, n'hésitez-pas...

Voilà, le prochain post parlera de.....je le sais même pas, tiens ? On verra bien :-)

Excellente semaine à tous !!!

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04 novembre 2008

De retour !!

Les potins du blog !

Habituellement, je n'affiche cette catégorie qu'après mon post mais là, foin des habitudes et cassons la routine ! Alors, oui, ça y est, nous sommes rentrés et oui, tout s'est bien passé. Vous commencez à me connaître et vous devez vous douter que ce séjour ne fut pas de tout repos, et vous avez raison ! car en un minimum de temps, nous avons fait un maximum de choses.

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Mais n'ayez crainte, lors d'un prochain post, je vous dévoilerai plus en détail notre virée Parisienne. Sachez juste que cela aura été l'occasion de revoir beaucoup de monde et même de nous faire de nouveaux amis, n'est-ce pas Montana ?

Mais pour l'heure, place à un post "historique" et sur ce coup-là, je la joue facile :

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480 avant JC...

Xerxès, roi de Perse, a décidé de combattre et d'anéantir les Grecs qui avaient battu son père, Darius, à Marathon, dix ans plus tôt. Xerxès était tellement puissant et son armée si grande, qu'il lui fallut pas moins de sept jours et sept nuits pour traverser l'Hellespont. Une estimation rationnelle estimait les forces armées du roi de Perse à environ 100 000 hommes et nous sommes donc bien loin de l'estimation un peu exagérée d'Hérodote qui lui, estimait cette armée à environ 2,5 millions d'hommes.

passage

Se sentant en danger, la Grèce rassembla 7000 fantassins qui furent placés sous le commandement de Léonidas, roi de Sparte. Ce dernier déclara : "Si la chose dépendait du nombre, la Grèce entière ne suffirait pas puisqu'elle ne ferait qu'une très petite portion des troupes ennemies. Mais si c'est de la valeur que nous parlons, alors ce nombre est largement suffisant". L'affrontement des deux armées qui eut lieu aux Thermopyles fut le théâtre de l'une des défenses les plus héroïques de tous les temps.

"Thermopyles" signifie "portes chaudes" et fait référence aux sources d'eau chaude que vous pouvez trouver aux alentours mais en fait, il s'agit d'un passage relativement large qui va en se resserrant pour finir en un minuscule passage d'environ 15 mètres de large et vous l'aurez compris, peu d'hommes ou peu de matériel pouvait passer à la fois.

D'un côté, vous avez de très hautes falaises et de l'autre, un précipice au dessus de la mer. Aujourd'hui, ces monstres rocheux aux parois vertigineuses, portent à leur sommet de célèbres monastères cénobitiques, les Météores. Pourtant, si les Perses voulaient envahir rapidement la Grèce, ils étaient obligés d'emprunter ce passage resserré. 

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  thermopyles1

Xerxès, voyant la minuscule armée Grecque lui faire face et convaincu de sa supériorité, demanda à Léonidas de déposer les armes, ce à quoi le roi Spartiate lui répondit sur un ton de défi : "viens les chercher toi-même". Tandis que les défenseurs attendaient l'assaut, un soldat effrayé estima que les flèches des Perses allaient cacher le soleil. "tant mieux, répondit alors le Spartiate Dienekès, ainsi, nous combattrons à l'ombre".

Pour ouvrir la bataile, le roi Perse ordonna à ses Mèdes et ses Cissiens de conduire l'assaut. Mais, armés de longues lances et protégés par leurs immenses boucliers ronds, leurs casques à crête et leurs cnémides (protège-tibias), les Grecs eurent rapidement le dessus sur leurs envahisseurs dont les lances beaucoup plus courtes et les armures plus fragiles convenaient plus à des combats en plaines qu'à un passage étroit comme celui où ils étaient engagés.

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Xerxès, voyant ses hommes en difficulté, se vit contraint d'envoyer ses troupes d'élites : les Immortels. Pourtant, même eux ne parvinrent pas à percer les lignes Grecques farouchement défendues par Léonidas et ses hommes qui, au bout de deux jours d'âpres combats, tuèrent des milliers d'ennemis. Les Perses avaient déjà perdu tant d'hommes qu'il fallait fouetter les premières lignes pour les envoyer au front.

Immortel

Hélas, vint le moment de la traîtrise. Dans l'espoir d'une grosse récompense, un traître grec du nom d'Ephialtès indiqua à Xerxès un chemin à travers la montagne afin de contourner les Grecs et dans la nuit qui suivit le deuxième jour de combat, les Immortels partirent se placer derrière les positions Grecques. Voyant cela, Léonidas décida de ne garder que 300 Spartiates choisis parmi les plus braves et renvoya tout le reste de l'armée Grecque afin que ces derniers puissent mieux se réorganiser. Puis, il prit le temps de s'installer avec ses hommes pour un dernier repas et en leur déclarant : "Mangez à volonté car ce soir, nous dînerons chez Hadès".

A 9 heures, au matin du troisième jour, les Spartiates résolus partirent au son des flûtes à la rencontre de l'ennemi et ils eurent beau se battre avec force et courage, ils furent rapidement écrasés, Léonidas mourut même dans les premiers. Pour finir, les touts derniers défenseurs furent encerclés sur une butte et Hérodote relata alors :

"Leurs lances furent bientôt brisées, presque toutes, mais avec leurs glaives, ils continuaient quand même à massacrer les Perses [...] Ils luttaient encore avec leurs coutelas [...] avec leurs mains nues, avec leurs dents [...] Les barbares les avaient tournés et les cernaient de toutes parts".

300bis

Il n'y eut aucun prisonnier et Xerxès, courroucé par la ténacité avec laquelle ils avaient résisté, fit crucifier le corps sans vie de Léonidas. Le corps de ce dernier sera finalement récupéré quelques temps plus tard et enterré comme il se doit et aujourd'hui encore, des fleurs viennent honorer le roi mort au combat.

TombeL_onidas

Selon Hérodote (encore lui, et qui devait avoir à l'époque des souches marseillaises), les Spartiates tuèrent plus de 20 000 Perses, ce qui, à mon avis est exagé mais quoiqu'il en soit, ce ne fut pas assez pour empêcher l'invasion de la Grèce et la capture du roi d'Athènes. Les Perses seront définitivement défaits à la bataille de Salamine, un mois plus tard...

Sur la butte où les Spartiates avaient lutté jusqu'au dernier instant, les Grecs érigèrent un monument, qui a depuis longtemps disparu avec l'inscription qu'il portait : "Etranger, va dire à Sparte qu'ici nous gisons, dociles à ses ordres". Heureusement, si l'ancien a disparu, un nouveau monument est là pour rappeler l'histoire.

752_Thermopylae_monument

Pour illustrer ce post, je n'ai rien trouvé de mieux à afficher qu'un extrait du film "300" tiré de la BD de Franck Miller. Ok, je reconnais que ce genre de film peut ne pas plaire à tout le monde mais cela changera de mes musiques ringardes, non ? alors, vous plaignez pas sinon je vous refourgue du Tino Rossi !

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Voilà, c'est fini. Passez une excellente soirée et à ce week-end où je vous parlerai d'un endroit que j'adore sur Paris...Vous avez deviné ?

PS : Promis, je rattraperai même mon retard sur vos blogs ! et je fignole l'opération colis littéro-gourmand (cherchez pas ce mot sur un dico, je viens de l'inventer) !

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25 octobre 2008

Azincourt et ........

Bon, aujourd'hui, comme nous sommes le 25 octobre et que c'est un jour un peu particulier, le post de ce matin parlera donc d'un évènement survenu il y a 593 ans exactement...

La bataille d'Azincourt

ou

quand une victoire certaine se transforme en une débâcle...

25 Octobre 1415, et ce jour-là, on fêtait la Saint-Crépin quand une armée anglaise, épuisée et en loques, affronta des troupes françaises au moins quatre fois plus nombreuses que les siennes, à Azincourt, un petit hameau des environs de Boulogne sur Mer. Le Roi Henri V d'Angleterre y acquit une célébrité durable en y remportant l'une des plus grandes victoires militaires de l'Europe Médiévale.

Faisons un petit rappel : convaincu que son ascendance Angevine lui donnait droit à de vastes territoires sur le sol Français, il avait décidé d'envahir le pays déjà agité à cause des crises de démence du Roi Charles VI, dit "le fol". En 1415 donc, le jeune roi (27 ans) envahit la France avec une armée de 30 000 hommes et prit Harfleur.

Henri_V

Les défenseurs de la ville avaient été envahis par une épidémie de dysentrie, qui toucha aussi très vite l'envahisseur Anglais. Les effets des nuits fraîches de septembre et la maladie ravagèrent l'armée du jeune Henri V et réduisirent ses effets de moitié. Ses troupes, éprouvées, n'étaient pas de taille à lutter contre les Français et il le savait. Il décida donc de battre en retraite dans sa forteresse de Calais afin de se ressaisir.

Ce sont donc environ 900 hommes d'armes et 5000 archers qui se mirent en route et malgré la fièvre qui faisait des ravages dans leurs rangs, ils parcoururent plus de 400 km en moins de 17 jours, souvent sous la pluie. Coupés de leur appprovisonnement, ils se retrouvèrent vite à court de nourriture et à la fin de la marche, ils ne mangeaient plus que de la viande séchée, des noix et des glands.

Si les français avaient laissé le jeune monarque rentrer chez lui tant bien que mal avec ses hommes épuisés et malades, on ne parlerait non pas de la guerre de 100 ans, mais  plutôt et sûrement de la guerre 60 ans, et l'invasion Anglaise n'aurait été qu'un échec embarassant. Mais les français lui coupèrent la route et se préparèrent à mettre fin à sa campagne de manière décisive. La fuite n'était plus possible, il ne lui restait donc plus qu'à faire face à son destin, et à se battre...

Azincourt_20__20plan_20de_20la_20bataille

Henri V disposa ses maigres troupes en ligne sur un front d'environ 1 km, flanqué d'une dense forêt de part et d'autre. Vers 11h du matin, les soldats Français avancèrent vers la ligne Anglaise. Selon William Shakespeare qui fit un un récit édulcoré de cette bataille, le Roi, afin de galvaniser ses troupes, ordonna à ses hommes de crier "Vive Henri, l'Angleterre et Saint-Georges !" et la ligne tint bon. Les archers Anglais, de redoutables tireurs, dévastèrent l'armée française à mesure qu'elle approchait.

archers

Puis, des chevaliers en armure descendus de leurs montures abattus, avancèrent dans la boue. Alourdis par plus de 40 kg de métal, les hommes d'armes Français étaient si serrés les uns contre les autre qu'il leur devenait impossible de bouger. Certains ne pouvaient même pas lever le bras pour se battre. Lorsqu'un soldat tombait, il entraînait dans sa chute ceux qui l'entouraient. Beaucoup de Français périrent ainsi étouffés, écrasés par leurs camarades et à mesure que les corps s'amoncelaient, les colonnes Françaises, en marche, ne pouvaient qu'essayer de les escalader.

chevalier

Les chevaliers Français, ainsi cloués sur place, devinrent alors des proies faciles pour les archers anglais qui, lorsqu'ils n'étaient pas en train de transpercer l'ennemi de leurs flèches, achevaient les chevaliers tombés à coup de hache ou de maillet d'armes. En une demie-heure, la bataille fut terminée et les Français battirent en retraite. A ce stade, craignant que ses troupes n'aient pas la force de garder les prisonniers en cas d'un probable nouvel assaut français, Henri V donna à ses chevaliers un ordre contraire à toutes les règles de la chevalerie, celui de tuer tous les prisonniers. Choqués, ils refusèrent,  en partie à cause de leur code d'honneur, mais aussi et surtout parce qu'il était coutume de rançonner les chevaliers capturés.

Commes ses soldats refusèrent, il commanda aux 200 hommes de sa garde personnelle d'effectuer cette sinistre tâche. Inutile de vous dire que le mépris des règles de la guerre dont a fait preuve Henri V en tuant les prisonniers allait attiser la haine envers les Anglais et ne contribuerait guère à raccourcir le conflit.

azincourt_01

Le champ de bataille d'Azincourt regorgeait de sang Français et ce jour là, la France perdit un grand nombre de ducs, comtes, chevaliers et autres hommes d'armes. Beaucoup de leurs cadavres gisaient nus, dépouillés de leur armure par les pillards. Du point de vue des Français, ce n'était qu'une bataille de plus au cours de ce conflit qui allait durer plus d'un siècle. leur figure unificatrice allait être Jeanne d'Arc, qui délivra Orléans assiégée en 1429. Sa mort sur le bûcher en fit une martyre et contribua à forger le sentiment d'identité national Français. En revanche, pour les Anglais, c'est bien l'anglophone Henri V qui les unifia en tant que peuple à la bataille d'Azincourt...

jeanne

Au fait, petite anecdote pour le même prix ! Savez-vous que la plupart d'entre vous utilisent un geste de politesse qui trouverait ses originies dans la guerre des cent ans ? Et ce geste, c'est celui-là :

doigt_d_honneur

Ok, je sais, ce n'est pas très poli mais bon, je l'utilise souvent lorsque je conduis alors à force,je sais plus. Voici donc devant vos yeux ébahis l'occasion de briller une nouvelle fois en société avec l'explication du fameux doigt d'honneur :
Donc,pendant la guerre de 100 ans (1337-1453), soldats Anglais et Français se faisaient face sur le champ de bataille avant les combats, chacun des deux camps s'insultant et tentant d'humilier l'autre. Et parmi eux, les archers Anglais qui étaient sûrement les meilleurs combattants de cette époque car de redoutables tireus, raillaient leur homologues Français en leur montrant les deux doigts qui servaient à tirer à l'arc (l'index et le majeur).
En effet, quand les Anglais capturaient un archer Français, la tradition voulait qu'ils ne le relachaient pas avant de lui avoir amputé ces deux précieux doigts. Sympa, non ? Ainsi par ce geste, les archers Anglais humiliaient leurs ennemis, en leur montrant que eux, ils avaient tout leur doigts pour tirer et qu'ils allaient les battre. Ce doigt d'honneur à deux doigts est resté tel quel en Grande-Bretagne, alors que le majeur suffit aujourd'hui en France.

archerbis

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Les potins du blog

Bon, et maintenant, passons aux choses sérieuses ! Vous le savez, aujourd'hui est une date un peu particulière, et pourquoi ? c'est simple !!

25 octobre 1968 / 25 octobre 2008

40 années ont passé...

et aujourd'hui, c'est......

MON ANNIVERSAIRE !!!

40_ans

Et les premiers à me l'avoir souhaité (après Madame Aimé, bien sûr), ce sont les employés du petit-déjeuner qui m'ont offert ce gentil moment, merci à eux :

annivbis

Voilà, pas de post avant plusieurs jours car dès demain, nous partons sur Paris pour la semaine ! Voici enfin venu l'occasion pour nous de déambuler dans cette magnifique ville avec, au programme : Expo Serge Gainsbourg, Basilique Saint-Denis, Musée Carnavalet, Montmartre, et j'en oublie ! On ne va donc pas s'ennuyer :-)

Passez une excellente semaine et comme dirait le chat (mais pas moi, rassurez-vous) :

anniversaire

Posté par aimelacapelle à 07:00 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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