16 septembre 2009
Adieu Patrick, adieu Sim...
Lundi 14 septembre, Patrick Swayze (un des rares acteurs américains que j'appréciais) s'est éteint. Âgé de 57 ans, le héros de «Dirty Dancing» et de «Ghost» a succombé mardi à un cancer du pancréas.
Ses confidences étaient poignantes. «Avec la chimio, je descends aux enfers. Cette bataille est longue et difficile mais mon cœur reste ouvert aux miracles». Vingt mois après un diagnostic d'un cancer avancé du pancréas, Patrick Swayze a succombé mardi à la maladie. L'acteur américain, héros de «Ghost» et «Dirty Dancing», avait 57 ans. «Patrick a quitté ce monde en paix entouré des siens», a déclaré son agent. Se sachant malade depuis mars 2008, le comédien avait pourtant continué à tourner, tenant le rôle principal de la série policière «The Beast» (notre vidéo), refusant d'utiliser des antidouleurs qui auraient affecté son jeu.
Trois fois nommé aux Golden Globes, Swayze avait accédé à la gloire internationale en 1987 en interprétant Johnny Castle, un mauvais garçon incompris, dans «Dirty Dancing». Fils d'une chorégraphe passée par le music hall et d'un cavalier de rodéo, il avait trouvé naturellement sa place dans ce rôle de professeur de danse rebelle.
Né en 1952 au Texas, le comédien étudie la danse pendant sa jeunesse, ce qui lui vaut les railleries de ses camarades. Dans les années 70, le jeune homme s'établit à New York où il poursuit ses études de danse et intègre la troupe Eliot Feld. En 1975, il fait ses débuts sur les planches de Broadway comme danseur dans «Goodtime Charley» et décroche le rôle principal de «Grease» à la création de la pièce, en remplacement de John Travolta. Il ne débute sur le grand écran qu'en 1979 dans «Skatetown, USA», un film musical dans la veine de «Saturday night fever».
Le public le remarque enfin dans «The Outsiders», un drame sur la lutte entre gangs adolescents rivaux, qui révèle également Tom Cruise, Rob Lowe ou encore Matt Dillon. Toujours en 1983, il apparaît dans l'éphémère série «Renegade». Il consolide sa popularité en 1984, en tournant dans «Red Dawn» un film qui narre la lutte de lycéens américains contre les soviétiques en pleine Troisième Guerre mondiale, et dans la très populaire minisérie «Nord et Sud» dans laquelle il incarne un soldat sudiste déchiré entre amitié et devoir, en pleine guerre de Sécession. Le succès de «Dirty Dancing» est cimenté en 1990 par son rôle dans «Ghost». Il prête ses traits au touchant compagnon assassiné de Demi Moore, qui revient la hanter pour l'aider à retrouver son meurtrier. Comme «Dirty Dancing», cette comédie romantique lui vaudra une sélection au Golden Globe du meilleur acteur.
En 1991, dans le film d'action «Point Break, extrême limite», il partage l'affiche avec le débutant Keanu Reeves, futur star des «Matrix». Il y joue encore un rôle physique, celui d'un surfeur et parachutiste braqueur de banques. Sa performance dans «la Cité de la joie», où il interprète un médecin au grand cœur dans les rues de Calcutta, sera mal reçue par la critique. Le succès est douloureux pour Swayze qui livre un temps une bataille très publique contre l'alcoolisme après la mort de son père et le suicide de sa soeur. S'il continue à tourner pendant les années 1990 et 2000, il évite les grosses productions. Sa carrière marque le pas, malgré le succès critique de «Donnie Darko» où il donne la réplique à Jake et Maggie Gyllenhaal en 2001. En 2004, «Dirty Dancing 2», où il reprend brièvement son rôle de professeur de danse, est un échec cuisant.
Patrick Swayze était marié depuis 1975 à son amour d'enfance, l'actrice Lisa Niemi. Le couple n'avait pas d'enfant. «Patrick était un homme bon. Je lui dois tellement», lui a rendu hommage Whoopi Goldberg qui, sur l'insistance de l'acteur, avait été engagée dans «Ghost» et avait décroché un Oscar. «Mais je crois au message du film. Je crois qu'il sera toujours près de moi». «Il était un des hommes les plus créatifs que je connaisse, il a fait beaucoup pour la danse. Il avait un réel appétit pour la vie», a salué de son côté le chorégraphe de «Dirty Dancing», Kenny Ortega.
Allez, puisque je suis sympa, je vais terminer ce post un peu particulier avec un extrait du film Ghost que je suis sûr, beaucoup d'entre vous auront vu. Souvenez vous, en regagnant son loft où il vient d'emménager avec sa compagne sculptrice Molly Jensen (Demi Moore), Sam Wheat (Patrick Swaize) est agressé et tué par un voyou (Rick Aviles).
Devenu fantôme, il surprend ce même Willie Lopez fouillant en vain chez eux, et apprend que son meurtre était commandité par Carl Bruner (Tony Goldwyn), son ami et collègue de la banque. Grâce à Oda Mae Brown (Whoopi Goldberg), une voyante extra-lucide surprise de découvrir réellement posséder le don, le défunt prévient Molly du danger qu'elle court.
En venant consoler l'artiste éplorée, Carl récupère le mot de passe de Sam - qui l'avait changé en découvrant des anomalies sur certains comptes - afin de pouvoir de nouveau blanchir de l'argent. Témoin de ces malversations, le spectre de Sam plonge le fraudeur dans le désarroi en faisant vider le compte par la medium. Ayant appris d'un fantôme dans le métro (Vincent Schiavelli) comment déplacer les objets, le défunt effraie son meurtrier, qui s'en prend à Oda Mae, et le bouscule, à tel point que celui-ci se fait mortellement renverser par une voiture en s'enfuyant.
En empruntant le corps d'Oda Mae sur sa proposition, Sam a le bonheur de toucher une dernière fois sa bien-aimée. Croyant enfin à la présence fantômatique de son ami disparu, le banquier indélicat menace Molly, incitant Sam à le terroriser et provoquer sa mort accidentelle. Alors que les âmes de ses deux antagonistes ont été entraînées sous terre par de terrifiantes ombres, l'esprit du gentil Sam, rendu un instant visible aux deux femmes, s'éloigne dans la lumière venant du ciel...
"C'est merveilleux Molly. Tout l'amour qu'on a en soi, on l'emporte avec soi..."
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Mais aussi, dans la série "Les grands qui nous quittent", n'oublions pas notre cher Sim...
L'humoriste a succombé à 83 ans à une embolie à Saint-Raphaël. Vétéran des Grosses Têtes, il avait joué Cartouche» de Philippe de Broca, «Pinot simple flic» de Gérard Jugnot, et dernièrement «Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques».
Les Grosses Têtes de RTL perdent son doyen. Sim est mort dimanche matin à Saint-Raphaël des suites d'une embolie à l'âge de 83 ans. Le comédien et humoriste avait été hospitalisé pour une pneumonie il y a quelques jours. De son vrai nom Simon ce fils d'un ingénieur débute sa vie professionnelle en 1946 comme opérateur de cinéma. L'humoriste se moquait volontiers de son physique très éloigné des canons de beauté et de sa « petite tronche ». «L'erreur est humaine, regardez-moi», aimait-il à dire. «J'ai touché à tout : au porte-à-porte, à l'immobilier, puis à l'armée, jusqu'au jour où je me suis regardé dans une glace. Je me suis rendu compte que ma tête était un fonds de commerce possible», se souvenait-il.
Il se lance à la conquête de la capitale dans les années 50 mais ses débuts seront difficiles, «J'en ai bavé jusqu'en 1965 », confiera-t-il. Son talent pour les grimaces et son humour lui ouvrent les portes des cabarets de Paris où il présente à partir de 1953 un tour de chant comique. Il joue ses sketches en compagnie de Fernand Raynaud, Philippe Clay, Gilbert Bécaud ou Charles Aznavour. C'est la télévision et la radio qui lui permettront de s'imposer et devenir l'un des comiques français les plus populaires. Découvert par Jean Nohain, l'un des pionniers de la télévision, il est un fidèle de l'émission «36 chandelles». Surtout, «la baronne de la Tronche-en-biais», personnage burlesque qu'il incarne travesti en femme et avec force mimiques, fait se tordre de rire les téléspectateurs.
Dernièrement, Sim limitait ses engagements à « Louis la Brocante » au coté de son ami Victor Lanoux. Le comique prêtait ses traits à Théo de Montalenvert , un des personnages récurrents du feuilleton de France 3. Sim connaissait bien Victor Lanoux : il avait joué dans deux de ses pièces, «Le Tourniquet» (1987) et «La Ritournelle» (1989). Sa propre pièce, «Une cloche en or», rencontrera également un très grand succès sur les planches: ele sera joué plus de 350 fois à Paris et en province.
Vétéran de l'émission de radio culte de Philippe Bouvard sur RTL «Les Grosses Têtes» à partir de 1979, Sim était aussi connu pour une multitude de petits rôles au cinéma dans de grands succès au box-office, comme «Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause» de Michel Audiard (1970) ou «Pinot, simple flic» (1984). Il avait également tourné dans des œuvres plus intimistes comme «La Voce della luna» de Federico Fellini (1990). Son dernier personnage sur grand écran avait été celui du vieillard Agecanonix dans l'adaptation de «Astérix et Obélix aux Jeux olympiques» de Thomas Langmann et Frédéric Forestier (2008).
Ce père de deux enfants avait publié plusieurs livres de souvenirs ou d'humour, notamment «Elle est chouette ma gueule» (1983, prix Scarron), «Pour l'humour de Dieu» (1985), «Elles sont chouettes mes femmes» (1986, prix Alphonse Allais) et «le Petit Simon» (1994). Il avait aussi enregistré trois disques: «J'aime pas les rhododendrons» (1970), «Ma chemise grise» (1978, disque d'or et grand prix disco-humour) et «Quoi, ma gueule» (1980).
Pour lui rendre hommage, France 3 a diffusé dimanche soir un épisode de «Louis la Brocante», «Le mystère du viager», à la place de la série «Inspecteur Barnaby». Le dernier épisode de la série auquel il a participé sera montré le 24 septembre. Jacques Balutin, l'un des partenaires de Sim aux «Grosses têtes», s'est dit «complètement effondré». «C'était quelqu'un de bon, de gentil», «un homme adorable», a-t-il déclaré sur RTL. «Il avait eu une carrière pas facile au début» mais «petit à petit, il a obtenu la notoriété et est devenu un grand acteur, un grand comédien, un grand comique en plus»...
Commentaires
même si c'est la vie comme qui dirait, ça nous fait toujours quelque chose car à chaque fois, c'est un peu un bout de notre vie qui s'en va ... je t'embrasse ainsi que Madame
Passe en vitesse là , reviendrais pour tout tout lire .
Mais merci pour ce petit bout de " Ghost" film culte pour les filles qui ont toutes voulu faire de la poterie mais non pas forcément croisé Patrick ( ... quoique !!!! )
Tu oublie adieux le 2be3 hein!!
Je crois que canalblog a bouffé mes com' SALETE!
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