28 décembre 2008
Au sujet du Colis Littéro-Gourmand...
Le hasard (les candidats vous le diront, vidéo à l'appui) que pour cette délicate opération qui consistait à offrir un livre et quelques douceurs, je tombe avec Joséphine.
Je ne vous présente plus cette dernière et que ceux qui ne connaissent pas son blog, n'hésitent pas une seconde à aller y jeter un oeil. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que....
Un blog recommandé par Père Aimé
est signe de qualité !
Label R.P.A, marque déposée
Et après avoir reçu le sien, joséphine m'a fait parvenir le mien :
Outre un livre ("Allez France" de Janine Boissard qui raconte l'histoire d'une petite fille pleine de malice et de réparties), il y avait pleins de très bonnes choses : friandises à la violette et au chocolat, liqueur de violette, un bouquet de violettes, du foie gras, du confit de canard, du cassoulet, du thé à la violette et surtout, une magnifique carte postale made in england. Inutile de dire que ce colis était fait pour un mateur de produits du terroir et ça, j'en suis un !!
Madame Aimé et moi tenons à te remercier très sincèrement. Merci beaucoup et passe un excellent réveillon !
Ps : les autres aussi, passez un bon réveillon :-)
******
Allez, un bon clip tiré de "youtube" qui est une mine inépuisable et là, je viens de découvrir un petit talent:
Je sens que ce petit ira loin, pas vous ?
A très bientôt...
25 décembre 2008
Il paraît...
Oui, il paraît qu'aujourd'hui, c'est le jour ou jamais de le souhaiter aux gens que l'on apprécie le plus, et comme vous en faîtes partie, il ne me reste qu'à vous souhaiter à tous un....
Joyeux Noël à tous !
En espérant que le petit bonhomme en rouge n'aura oublié personne puisque vous avez été bien sage.
Aujourd'hui, pas de nouveau post et ce, je pense avant quelques jours car le monde afflue à la maison (hé oui, une maison dans le midi, des amis pour la vie) et si hier nous avons reçu pour le réveillon, aujourd'hui, on finit les restes ! Et quels restes....
Comme je sais que certains aiment bien manger (ainsi que certaines, n'est-ce pas ?), voici ce que l'on sert aujourd'hui, rien que pour vous faire saliver...
Dans la série "Plats traditionnels régionaux"
Tête de Sanglier Roulée au carottes, Sauce ravigote !
Un plat traditionnel comme je sais les apprécier...
Encore un joyeux Noël à tous
et à bientôt sur vos blogs
(où j'ai du retard, je sais, mais je le rattraperai)
17 décembre 2008
Comment briller en société à peu de frais durant le réveillon...
Et voilà, ça y est, on arrive dans la dernière ligne droite avant le réveillon de Noël et là, placé à table entre tata georgette que vous n'avez pas vu depuis le dernier réveillon et cousin gédéon qui vous raconte sa façon personnelle d'égorger la dinde, vous vous dîtes que la soirée est vraiment mal barrée. Mais ne vous faîtes pas de soucis, Père Aimé est là ! Alors, après avoir lu ce très long post, et si vous retenez bien tout, vous aurez de quoi amuser la galerie. Allez, c'est parti...
******
Tout d'abord, un peu d'histoire...
Le Sultana
Si on parle de naufrage, tout le monde s'accorde à dire que celui du Titanic fut le plus meurtrier avec près de 1500 morts. Pourtant, j'ai trouvé la trace d'une catastrophe maritime que je ne connaissais pas du tout et qui me semble avoir fait plus de morts.
En 1865, la guerre civile touchait sa fin après 4 ans d'âpres combats. Elle avait coûté aux Etats-Unis la vie de plus de 600 000 soldats. Il y avait, dans le Sud, des milliers de prisonniers de guerre de l'Union qui attendaient d'être rapatriés vers le Nord. Donc, des bateaux à vapeur furent envoyés vers les ports du Sud pour prélever les hommes et les ramener chez eux...
Un de ces bateaux était le Sultana, une embarcation de 80 mètres de long et qui pouvait embarquer 376 passagers plus l'équipage. Le 21 Avril 1865 donc, le Sultana et un autre bateau, le Luminary, sortirent du port de la Nouvelle-orléans en direction de Vicksburg pour y prélever un contingent de soldats libérés.
Le Sultana fut toutefois contraint de s'arrêter pour effectuer des réparations à la suite d'une infiltration d'eau qui s'était produite dans les chaudières principales. Il s'agissait bien évidemment d'une avarie très importante puisque pas moins de 36 heures furent nécessaires pour réparer cette infiltration. Par la suite, on apprit que le Sultana avait déjà eu au moins des problèmes de cet ordre à deux reprises.
Le vaisseau atteignit le port de Vicksburg le 23 Avril où il fut entièrement déchargé. Puis, il prit à son bord 1866 soldats et 70 autres passagers, mais n'oublions pas non plus les 85 hommes d'équipage. Je vous ferai l'impasse des conditions à bord qui étaient insalubres, dangereuses et sur espace restreint et en regardant la photo, on pourra largement voir que le bateau était plein comme un oeuf.
Le bateau partit le 24 Avril, remontant le Mississipi vers le nord. Durant un amarrage temporaire à Helena dans l'Arkansas, le Sultana fut sur le point de chavirer mais malgré cela, personne ne descendit du bateau car chacun tenait à arriver au terme de son voyage.
La tragédie éclata le 27 Avril quand, à 15h, la chaudière qui avait été réparée explosa, provoquant une énorme détonation et tuant des centaines de personnes sur le coup. Un témoin occulaire décrivit l'embrasement comme une centaine de tremblements de terre. L'explosion déclencha un important incendie à bord du bateau qui était en train de sombrer.
Et ce jour-là, qui ne mourut pas dans les flammes, fut entraîné dans les eaux du Mississipi gonflées par les pluies récentes. Beaucoup essayèrent de rejoindre les rives à la nage mais comme de nombreux passagers étaient d'anciens prisonniers de guerre, leurs conditions physiques étaient mauvaises et ils n'eurent pas la force de nager.
De plus, comme il n'y avait à bord que 76 gilets de sauvetage et seulement deux chaloupes, de nombreux passagers se noyèrent. le décompte officiel fut de 1238 victimes, mais le chiffre réel semble plutôt avoir été de 1700 mort.
******
Allez, maintenant, un peu de culture...
"Connaissez-vous l'origine de la poubelle ?"
Voici la phrase typique que vous pourrez sortir en allant vider les coquilles d'huîtres. Là, devant vos invités ébahis, vous pourrez racontez que pendant longtemps, les Français jetaient leurs déchets directement dans le caniveau. Il y avait là pêle-mêle, les pelures de carotte, les vieux chiffons ou les os de poulet. Les chiffoniers récupéraient les chiffons pour en faire du papier et le reste pourrissait allègrement pour le plus grand bonheur des rats. Inutile de vous dire que cela devint très vite insupportable, surtout depuis que Louis Pasteur venait de découvrir que les microbes étaient responsables de maladies.
Alors, en 1883, le Préfet de la Seine, Eugène Poubelle, prit une importante décision : Désormais, les Parisiens devraient posséder des récipients en fer, avec des anses et un couvercle pour y déposer leurs déchets et une collecte serait organisée tous les matins afin de les vider.
(ici, enlèvement d'ordures à Nîmes en 1913)
A force, et comme ces récipients ne portaient pas de nom, les Parisiens les appelèrent d'abord les récipients du Préfet Poubelle (mais bien trop long à prononcer) pour qu'enfin cela devienne tout simplement, les poubelles.
Saviez-vous qu'Eugène poubelle n'avait pas attendu le "Grenelle de l'environnement" pour s'intéresser au tri sélectif ? En effet, devant chaque maison, il devait y avoir trois récipients : un pour ce qui pourrissait, un pour les chiffons et enfin, un dernier pour tout ce qui était faïence, porcelaine ou coquille d'huîtres. Quel dommage que ce règlement ne fut jamais appliqué, les bonnes habitudes auraient été moins dures à prendre...
******
"Pourquoi le losange rouge est l'enseigne des bureaux de tabac en France ?"
Là, je pense aux fumeurs qui pourront facilement placer cette question.
Tout le monde le sait, les bureaux de tabac ont pour enseigne un losange rouge. L'histoire est assez ancienne. Le tabac, originaire d'Amérique, est arrivé en Europe au XVIème siècle et dès le siècle suivant, Colbert (qui était alors le ministre de Louis XIV) s'était déjà rendu compte qu'il y avait beaucoup d'argent à se faire avec le commerce du tabac. Il a donc décidé que sa fabrication et sa vente seraient aux seules mains de l'Etat.
A l'époque, le tabac ne se vendait pas comme aujourd'hui sous la forme de de cigarettes, mais plutôt de larges feuilles enroulées les unes sur les autres. Elles formaient un petit bâton appelé "carotte" à cause de sa ressemblance avec le légume.
Le client n'avait alors qu'à râper sa carotte de tabac pour obtenir des brins à chiquer ou à mettre dans une pipe. Rapidement, certains revendeurs ont pris pour enseigne une carotte rouge, facilement reconnaissable. En 1906, l'Etat Français a rendu cette enseigne obligatoire pour tous les débitants. la carotte a ensuite été stylisée en un losange rouge.
Mais qui a introduit cette saloperie en France ?
Au XVIème siècle, Jean Nicot était ambassadeur de France au Portugal. Il y découvrit le tabac que les Portugais importaient d'Amérique, et à son tour, il le rapporta en France. La reine catherine de Médicis devint très vite accroc à cette plante appelée "herbe à nicot". Plus tard, la "nicotine" désigna la substance exitante du tabac
******
"Un petit café ?"
Alors là, avec ce que vous allez lire, croyez-moi que vous allez vraiment passer pour une star du savoir. Si on vous parle café, immanquablement, vous allez penser Moka, Arabica, Robusta, Kenya, etc mais ici, point de "what else" du ténébreux Clooney ! En effet, saviez vous que la star des cafés ne sort pas de plantations ? Non, tout bêtement, elle sort du trou du cul d'une civette ! oui, oui, vous avez bien lu, du trou du cul d'un animal (ok, là, j'insiste lourdement afin de faire monter l'audimat avec les mots clés).

D’un prix pouvant aller jusqu’à 900 euros le kilogramme, l’un des meilleurs cafés du monde est le Kopi Luwak. Cultivé à Sumatra, Java, aux Philippines ainsi qu’en Inde, ce nectar passe toujours par le même moyen de production, à savoir le tube digestif de la civette palmiste hermaphrodite que vous connaissez tous sous le nom de Paradoxurus hermaphroditus.
L’animal engloutit (dans son joli museau pointu) les grains de café mûrs et les rejette, à moitié digérés, à l’autre bout de son anatomie. Autrefois, on savait où les civettes s’en allaient rejeter leurs perles et on y récoltait l’or en barre de leurs étrons. Aujourd’hui, on se complique moins la vie en élevant en cage lesdites bestioles et en les gavant de grains de café.
Cela dit, l’origine du nom Kopi Luwak est indonésienne, kopi signifiant simplement « café » et luwak étant le nom de l’animal qui prête si volontiers son anus à ces plaisirs de bouche. Le Kopi Luwak est principalement vendu au Japon et aux États-Unis.
******
Les potins du blog
Aujourd'hui est un jour un peu spécial. Comme ce sont les vacances scolaires, nous en profitons donc pour partir avec Madame Aimé. Nous avons choisi de passer quelques jours en Alsace car c'est une région qui est très jolie, été comme hiver mais surtout, nous n'avons plus de leurs excellents vins ! Alors, on part au ravitaillement :-)
(là, petite choucroute maison cuisinée par mes soins de "A à Z")
Et pour finir en musique...
Comme nous en avons parlé cette semaine, je tenais à mettre cette chanson de Dalida. Pourquoi ? d'une part, parce que c'est l'une de mes chansons favorite et que je la connais par coeur, d'autre part, c'est aussi pour faire plaisir à Joséphine qui, je crois savoir, l'aime bien aussi.
Passez un excellent week-end, à très bientôt !!
14 décembre 2008
Allez, après vous avoir parlé de braguette...
Chaque fois que Georges de Mestral sortait son chien, c'était la même histoire. l'animal filait dans les broussailles et en ressortait couvert de boulettes. En fait de boulettes, il s'agissait de fruits secs d'une plante des montagnes : la Bardane
Il lui fallait ensuite beaucoup de patience pour ôter les boulettes une à une car elles étaient solidement accrochées au pelage de l'animal. Mais comment tenaient-elles si bien ? En 1948, l'ingénieur Suisse en prit une et l'observa au microscope. Il découvrit alors de minuscules crochets recourbés qui aggripaient les vêtements...et les poils ! Ils étaient si souples qu'ils se déformaient quand on tirait dessus, puis reprenaient leur place, prêts à s'accrocher à nouveau.
Georges de Mestral comprit alors qu'en les imitant, il pourrait créer un nouveau système de fermeture pour des vêtements. Seuelement voilà, simple à dire mais pas facile à faire 8 années furent nécessaires à sa mise au point.
L'invention était composée de deux rubans : l'un recouvert de velours, l'autre de minuscules crochets et plaqués l'un contre l'autre, il s'accrochaient. Il baptisa son invention Velcro : "vel" pour velours et "cro" pour crochets.
Maintenant, je suis sûr et certain que vous regarderez d'un autre oeil cette fermeture rapide et géniale, je me trompe ?
******
"ce n'est pas une pantoufle de verre, c'est une pantoufle de vair" aimaient à crier tous les gens cultivés, profs, instits, parents instruits lorsqu'on évoquait Cendrillon et même que si on la voit en verre dans les films de Disney, c'est que ces Américains sont spécialement incultes et rustauds, surtout quand ils manipulent les perles subtiles de la culture européenne, toujours prêts à tomber dans les pièges les plus grossiers, sans oser s'imaginer un instant qu'ils pouvaient se mettre le doigt dans l'oeil. Et d'expliquer alors que le Vair est une fourrure, mais pas n'importe laquelle, celle d'un écureuil appelé aussi petit-gris.
C'est sûr que pour eux, une pantoufle en fourrure, c'est plus logique et cela a quand même plus de gueule qu'une pantoufle en double-vitrage mais ont-ils songé un seul instant aux innombrables générations de bambins qui ont été secrètement déçus par ce triste démenti ? Car quand même, une pantoufle en cristal, cela avait autrement plus de gueule qu'une paire de charentaises puantes sauvagement fabriquées avec la fourrure encore sanglante d'un animal si gentil, que l'on écorchait sans doute vivant.
Pourtant, réjouissez-vous ô bambins, ne pleurez plus, gonflez vos coeurs et ignorez royalement le monde impitoyable des adultes car c'est VOUS qui aviez raison ! Hé oui, les pantoufles n'ont jamais été en vair mais en verre, et tous ces gens soi-disant instruits vous avaient menti car dans le texte original de Charles Perrault intitulé les "contes de ma mère l'Oye", c'est bien "verre" qui est écrit, dans toutes les versions et sans aucune ambiguïté.
Seulement voilà, l'histoire nous dit aussi que c'est Balzac et Littré au 19ème siècle qui, chagrinés par cete idée sans doute trop saugrenue à leur goût, ont été chercher cette rassurante fourrure, et ce, contre la volonté originelle de l'auteur. Mais alors, diantre, les Américains avaient-ils raison ? Oui, mais faut surtout pas aller leur dire sinon ils vont plus se sentir pisser...
******
Si je vous dis un fruit rond, orange, acide, créé en 1902, vous répondez....
Hé oui, c'est bien la clémentine dont il s'agit. Cette fameuse clémentine qui commence à arriver sur nos tables, vous savez cette petite touche rafraîchissante qui termine agréablement un de ces longs et lourds repas d'hiver, ceux qui vont commencer d'ici quelques semaines, voir quelques jours pour les plus gourmands...
A la fin du 19ème siècle, Frère Clément était un religieux passionné de plantes et il travaillait dans un orphelinat agricole à Misserghin, en Algérie (de nombreux enfants étaient orphelins des suites de l'épidémie de choléra qui frappa ce pays en 1848).
En 1900, il eut l'idée de récolter un peu de pollen sur les fleurs d'un bigaradier, l'arbre qui produit l'orange amère. Avec ce pollen, il féconda les fleurs d'un autre arbre, un mandarinier. Ces fleurs donnèrent des fruits dont le frère Clément récupéra les pépins. Il les planta et attendit patiemment....
Alors, des arbres tout à fait nouveaux poussèrent et, deux ans plus tard, donnèrent leurs premiers fruits, des fruits peu acides, sans pépins et avec une écorce très fine. Ces fruits firent alors la joie des enfants de l'orphelinat ! Par la suite, ils furent cultivés sur le pourtour de la Méditerranée et, en 1929, on leur donna un nom dérivé de leur créateur : les "clémentines".
Maintenant, je suis sûr que vous ne finirez plus votre clémentine sans penser à moi, non ?
******
Le colis littéro-gourmand, dernier acte !
Alors voilà, je vais être franc, il me manque encore une personne pour que mon compte soit bon et que l'opération puisse se dérouler correctement alors un petit effort :-)
Pour les retardataires, késako ?
Les fêtes de fin d'année approchant, je propose de préparer un petit colis contenant un produit régional ainsi qu'un livre qui nous a marqué.
Les personnes intéressées sont priées de m'envoyer un email à aimelacapelle@hotmail.fr avec toutes leurs coordonnées postales. Je choisirai des mains innocentes (en l'occurence celles de mon épouse) et préviendrai par email afin de savoir qui doit envoyer à qui afin que tout le monde recoive un petit quelque chose. Je propose que nous mettions la date de clôture des inscriptions au 22 décembre. Là, je contacterai les participants afin qu'ils envoient leurs colis dans un délai raisonnable d'une dizaine de jours à la personne que je leur dirai. Je pars du principe que celui qui enverra à Paul (par exemple), recevra un colis en retour du même Paul. Je précise que ce n'est pas une obligation et je n'en voudrais à personne si vous décidiez de ne pas participer.
Pour l'instant, j'ai reçu quelques accords, avec des mails et des adresses mais oui, cela serait sympa qu'il y ait encore une personne, voir plusieurs personnes même, qui se lancent dans l'aventure, alors n'oubliez pas :
******
Pour finir en musique, un chanteur des années 80 qui m'a bien marqué car j'allais jusqu'à l'imiter dans la coupe de cheveux.
Allez, passez une bonne semaine et moi, aujourd'hui, que vais-je faire ? ben, essayer de rattraper tout mon retard sur vos blogs :-)
07 décembre 2008
Quand une gamelle permet de devenir un héros...
Waterloo, morne plaine...Nous sommes le 18 juin 1815 et un orage démentiel a transformé ces lieux en un bourbier inextricable où s'enfoncent comme tant d'autres combattants les hommes du 105eme régiment d'infanterie de ligne. Ces derniers, placés en seconde ligne, avancent avec d'autres troupes, droit sur l'ennemi et en l'occurence, une position britannique, qu'ils enlèveront haut la main à la force des baïonnettes.
Pourtant, le succès est de courte durée, car des fantassins Ecossais disséminés dans les blés, canardent les Français qui doivent reculer...pour ensuite contre-attaquer. C'est alors que Wellington fait charger le fer de lance de la cavalerie britannique : les Dragons Gris Ecossais, qui balaient tout devant eux, fauchant les lignes Françaises, notamment ce fameux 105eme régiment d'infanterie où un certain Louis-Victor Baillot est incorporé.
Né le 9 Avril 1793 à Percey dans l'Yonne, notre homme mène la vie militaire quasiment sans interruption. Faisant partie de la deuxième levée "en masse" de Juillet 1812, il est envoyé au dépot de Neuf-Brisach en Alsace où il est enrôlé dans l'infanterie en ligne. Sans tarder, son bataillon est envoyé sur Mayence puis sur Erfurt afin de se joindre à la Grande Armée en retraite, vaincue par le froid en Russie.
Louis-Victor Baillot participe à différents combats en Allemagne avant de revenir en France. Comme bien d'autres grognards de l'armée napoléonienne, il est licencié par l'administration royale lors de la première Restauration en Août 1814. Il reprend le service en Avril 1815 et retrouve l'infanterie de ligne avec ce fameux 105eme régiment.
C'est ainsi que notre gaillard se retrouve à Waterloo, face aux Dragons Gris Ecossais dont l'un d'entre eux lui assène un fameux coup de sabre sur la tête. Laissé pour mort sur le champ de bataille, ce n'est que le lendemain que les Anglais trouveront ce grand gaillard ensanglanté, mais vivant. En effet, la gamelle qu'il avait placé sous sa coiffure afin de ne pas la perdre avait amorti le choc et donc, lui avait sauvé la vie.
Soigné, il est amené en captivité sur les pontons de Plymouth et ne sera libéré qu'à la fin 1816 et, débarqué à Boulogne-sur-Mer, il décidera de rejoindre Auxerre à pied. Réformé, il n'aurait pas été reconnu par ses parents, ni par son frère, pour qui il serait apparu comme un revenant...
Incrédulité étonnante ou refus de prendre en charge un blessé, donc une bouche intuile à nourrir ? On manque sérieusement d'éléments pour savoir exactement ce que fut le comportement de sa famille à ce moment-là, pour connaître ce que fut la vie de Louis-Victor avant que sa famille ne finisse (enfin) par admettre qu'il n'était ni un revenant, ni un imposteur.
Très marqué par l'épopée napoléonienne, il revêtait (dit-on) une grande redingote en drap sombre, rappelant le manteau des fantassins, et avait à la main une grande canne qui finira par constituer le signe de ralliement pour les demi-solde, les anciens de l'Empire. Il arborait fièrement deux rubans : celui de la Légion d'Honneur et celui d'une décoration beaucoup moins connue : la médaille de Sainte-Hélène et n'oublions pas, bien entendu, la large cicatrice sur son front et sur son crâne.
Menant une vie simple, Louis-Victor Baillot, laissé pour mort à Waterloo, mourut dans l'Yonne à Carisey, âgé de...104 ans, neuf mois et vingt jours ! Il vécut donc sous la première République, le premier Empire, la première restauration, les fameux Cent-Jours, la seconde Restauration, la monarchie de Juillet, la IIeme République, le second Empire, la IIIeme République avec les présidences successives de : Thiers, Mac-Mahon, Grévy, Sadi-Carnot, Casimir Perier et enfin, Félix Faure.
Si un jour vous passez par le village de Carisey (commune de Flogny la Chapelle), arrêtez-vous au cimetière du village pour regarder la tombe de ce personnage hors du commun. Vous pourrez lire sur sa tombe l'épitaphe suivante :
"Le dernier de waterloo, Victor Baillot, Médaillé de Sainte-Hélène, Chevalier de la Légion d'Honneur, mort à 105 ans..."
******
Allez, puisque je me fais de plus en plus rare à cause de mon surbooking permanent, je vais vous donner une nouvelle fois l'occasion de briller en société. Hé oui, n'oublions pas que les fêtes de fin d'année approchent...
D'où viens l'expression les "vieux de la vieille" ?
Dans l'histoire militaire de la France, il y a eu beaucoup de "gardes". Tantôt corps de troupes, tantôt de simples individus investis de fonctions particulières. On connut successivement les gardes du corps, les gardes suisses, les gardes françaises datant de 1563, la garde nationale aussi appelée "milice bourgeoise" avant la Révolution, la garde constitutionnelle de 1791, la garde consulaire formée par Bonaparte et enfin, la garde impériale créée par Napoléon 1er en 1804.
La garde impériale était une troupe d'élite composée d'environ 100 000 hommes, qui comportait alors la "vieille garde" et la "jeune garde". Elle participa à toutes les batailles de l'Empereur, se couvrant d'honneurs et de blessures sur les terres européennes, y compris à Waterloo lorsque fut lancée la fameuse phrase : "La garde meurt mais ne se rend pas".
Pour beaucoup, la garde était espoir suprême et après la chute de l'Empereur, les "anciens" se mirent à raconter leurs exploits aux plus jeunes. Ces derniers parlaient alors des "vieux de la vieille (garde)", expression qui qualifie aujourd'hui un vétéran, une personne d'expérience dans une profession ou un domaine particulier. Un peu comme moi, quoi :-)
******
Les Potins du Blog !
Hier soir, nous recevions mes collègues de boulot pour une énorme raclette-party et pour faire comme si vous y étiez, voici une photo du dessert, découpé avec générosité par votre serviteur : Trois vacherins glacés, idéal après s'être goinfré de charcuterie et les parfums étaient cassis, mangue et poire.
Et pour remettre la ligne après un repas comme ça, rien de tel que d'oliver :
Et croyez-moi, ce n'est pas reposant ! tout le monde se tue à la tâche...
Et pour finir, j'ai fait ceci :
Hé oui, ayant beaucoup de travail, je me suis mis en avance et j'ai déjà emballé avec soin le livre qui ira prendre sa place avec quelques produits dans le colis littéro-gourmand. Pour les retardataires, késako ?
Piqure de rappel pour le colis Littéro-Gourmand :
Les fêtes de fin d'année approchant, je propose de préparer un petit colis contenant un produit régional ainsi qu'un livre qui nous a marqué.
Les personnes intéressées sont priées de m'envoyer un email à aimelacapelle@hotmail.fr avec toutes leurs coordonnées postales. Je choisirai des mains innocentes (en l'occurence celles de mon épouse) et préviendrai par email afin de savoir qui doit envoyer à qui afin que tout le monde recoive un petit quelque chose. Je propose que nous mettions la date de clôture des inscriptions au 22 décembre. Là, je contacterai les participants afin qu'ils envoient leurs colis dans un délai raisonnable d'une dizaine de jours à la personne que je leur dirai. Je pars du principe que celui qui enverra à Paul (par exemple), recevra un colis en retour du même Paul. Je précise que ce n'est pas une obligation et je n'en voudrais à personne si vous décidiez de ne pas participer.
Pour l'instant, j'ai reçu quelques accords avec des mails et cela serait sympa qu'il y ait encore quelques personnes qui se lancent dans l'aventure, alors n'oubliez pas :
******
Allez, pour finir en musique, un groupe comme je les aime ! un groupe de la période disco et ayant participé à un grand prix de l'Eurovision (en 76 je crois), j'ai nommé.....
Dschinghis Khan et leur titre phare Moskau !
Attention, paroles d'anthologie et chorégraphie exceptionnelle
(L'homme aux moustaches et habillé en vert me plait plus particulièrement, allez savoir pourquoi...)
oo
Allez, c'est sur ces belles paroles que je vous souhaite une excellente reprise à tous...













































