Aimé, Père Aimé, peu importe mais voici le blog d'Aimé, de Père Aimé, mais pas Aimé Duval !

Aimé ou Père Aimé, voici le blog de Père Aimé (pas Aimé Duval, attention)est un blog bien (si,si) car on y parle de tout ! et quand je dis tout, ce n'est pas quelque chose que je dis en l'air mais bon, comme il faut faire un choix, j'ai choisi l'histoire e

30 novembre 2008

Si on parlait "braguettes"...

Je ne sais pas vous mais moi, combien de fois Madame Aimé m'a demandé de l'aider à l'habiller car elle n'arrivait pas à remonter la fermeture-éclair de sa tenue. Quelle ingrâte, elle ne se rend pas compte du travail qu'il a fallu pour en arriver là. Hé oui, croyez-moi, c'est plus facile aujourd'hui qu'avant. Allez, un peu d'histoire...

Jusqu'au XIXe siècle, les vêtements se fermaient avec des boutons. c'était long. Et les bottes des dames étaient ajustées avec des lacets ou une ribambelle de petits crochets qu'il fallait attacher un à un, depuis la semelle jusqu'en haut de la botte. Très long ! Et pour les enlever, je vous raconte pas, il fallait là encore les défaire un à un. Horriblement long, surtout après une journée de boulot.

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Alors, en 1891, un Américain, Whitcomb Judson chercha un système pour fermer les bottes en un seul geste. Pour cela, il relia les crochets entre eux et forma une chaîne métallique et, en placant deux chaines l'une en face de l'autre, les crochets s'emboîtaient tout seuls à l'aide d'une tirette. L'Américain construisit une usine pour fabriquer industriellement son invention mais elle connut un succès limité car les chaînes, trop rigides, étaient peu pratiques.

judsonzipper

Alors, en 1905, Judson embaucha le Suédois Gideon Sundback. Celui-ci eut l'idée de transformer les crochets en petites dents et de les fixer sur du tissu : la fermeture à glissière était née.

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Et tout comme Frigidaire, Mobylette, Thermos ou Scotch, le nom de la marque Eclair finira à l'usage par désigner l'objet qui allait connaître le succès que vous lui connaissez. J'en ai même trouvé une assez sympa :

fermeture_insolite

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Mesdames, à votre avis,

faut-il fanstamer sur un homme atteint de priapisme ?

Définition du mot "priapisme" : Erection chronique et douloureuse non provoquée par une excitation sexuelle !

A lire la définition, on pourrait presque croire que celui qui est atteint de priapisme est le plus heureux des hommes. Que nenni...

Doté d'un énorme phallus (remarquez la délicatesse car j'aurais très bien pu user d'un autre mot afin de doper mon audience un peu faiblarde) le dieu des jardin Priape (d'où "priapisme") était laid, lubrique et fort jaloux des ânes. Le mythe grec raconte alors que pour avoir abusé d'une nymphe, il aurait été puni par les dieux de l'Olympe qui l'auraient doté d'attributs de bois énormes, mais inutiles.

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Donc, celui atteint du même symptôme se retrouve avec une érection prolongée de plusieurs heures, voir de plusieurs jours et cette bougresse intervient à n'importe quel moment de la journée, en l'absence de tout désir et rien n'y fait, même pas l'éjaculation. Au delà de quatre heures, l'érection devient très douloureuse et il faut aller rapidement aux urgences. Il existe la même chose pour les femmes, le clitorisme. Les causes du priapisme ? blessure à la colonne vertébrale, leucémie, infection génitale, activité sexuelle prolongée, anti-dépresseurs, viagra, cialis...

Allez, petite anecdote pour la route :
Les Anglais ne vous diront pas le contraire, les Français sont des "Froggies" ou "bouffeurs de grenouilles" et, au XIXe siècle, les soldats Français qui étaient en patrouille dans les marécages d'Afrique du Nord découvrirent à leurs dépens un viagra naturel...et mortel : la Cantharidine (substance chimique produite par certains insectes stressés).  Comment ? uniquement en mangeant des grenouilles qui s'étaient repues de ces coléoptères...

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Les potins du Blog

Et voilà, je suis enfin arrivé au jour tant attendu !

Après quasiment 11 mois de boulot sans vacances ou presque (n'oublions pas la formidable semaine que nous avons passé en Dordogne cet été), après des centaines d'heures passées avec des clients plus ou moins agréables, je suis....

en vacances !!

Et ce, pour deux longs mois ! Hé oui, l'heure de la reprise ne sonnera que fin janvier, mais ne vous inquiétez pas pour moi, je ne compte pas m'ennuyer. La preuve ? la voici :

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Ayant pris quelques kilos l'année dernière durant ces deux mois de farniente et ne voulant pas remettre ça, j'ai décidé de m'attaquer cette année au problème en faisant la cueillette des olives et si vous êtes sages, je vous expliquerai prochainement comment nous allons procéder avec un collègue. Donc, dès mardi matin, rendez-vous à huit heures dans les champs pour au moins un bon mois de boulot, minimum...

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Piqure de rappel pour le colis Littéro-Gourmand :

Les fêtes de fin d'année approchant, je propose de préparer un petit colis contenant un produit régional ainsi qu'un livre qui nous a marqué.

Les personnes intéressées sont priées de m'envoyer un email à aimelacapelle@hotmail.fr avec toutes leurs coordonnées postales. Je choisirai des mains innocentes (en l'occurence celles de mon épouse) et préviendrai par email afin de savoir qui doit envoyer à qui afin que tout le monde recoive un petit quelque chose. Je propose que nous mettions la date de clôture des inscriptions au 22 décembre. Là, je contacterai les participants afin qu'ils envoient leurs colis dans un délai raisonnable d'une dizaine de jours à la personne que je leur dirai. Je précise que ce n'est pas une obligation et je n'en voudrais à personne si vous décidiez de ne pas participer.

Pour l'instant, j'ai reçu quelques accords, mais pas beaucoup de mails alors n'oubliez pas :

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Pour finir en beauté, une chanson d'un Monsieur que j'aimais particulièrement lorsque j'étais gamin mais que nous n'entendons plus beaucoup. Dommage...

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Excellente reprise à tous !!

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25 novembre 2008

Lawrence d'Arabie et le Colis Litérro-Gourmand !

Bon, alors, pour commencer et afin de rassurer certaines personnes, mon absence n'était absolument pas due à une envie de tout arrêter ou a un ennui de santé, non, j'étais tout simplement débordé. Hé oui, cela arrive à tout le monde, même aux meilleurs à moi.

Je ne vais pas vous raconter pourquoi car cela serait trop long mais sachez que mon temps aura été compté et que c'est pour cela que vous n'avez trouvé aucun commentaire de ma part sur vos blogs respectifs. Mais bon, c'est passé, je suis presque en vacances (plus que quatre jours) et pour me rattraper un peu, je vais faire très fort en vous parlant de...

La vie mystérieuse de Lawrence d'Arabie

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Nous sommes le 19 mai 1935 et ce jour-là, Thomas Edward Lawrence mourut dans la plus grande discrétion, à l'âge de 46 ans, des suites d'un accident de moto. Cela faisait déjà treize ans qu'il se tenait volontairement à l'écart de l'intense enthousiasme du grand public et du regard inquisiteur des médias, qui avait salué ses exploits lors de la première guerre mondiale en le surnommant Lawrence d'Arabie.

Il avait atteint acquis sa notoriété mondiale d'un seul coup, lorsque le journaliste américain Lowell Thomas avait tourné des films sur la révolte arabe durant sa visite en Palestine, en 1917. Le colonel Lawrence, agent des services de renseignements britanniques, y avait pris part aussi bien en tant que conseiller qu'en tant de chef de combat.

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A la fin de la guerre, des millions d'Américans et de Britanniques virent les images et assistèrent aux conférences de présentation de Lowell Thomas. Lawrence y était présenté en tenue arabe face à des paysages désertiques, entouré de féroces guerriers tribaux qui, à dos de chameau, agitaient leurs fusils. Pour un public fatigué des impasses et des carnages du front de l'Ouest, ces scènes étaient irrésistibles : un petit anglais conduisant ses alliés Arabes lors de raids aussi audacieux que fructueux contre les Turcs (et tout cela, sur la simple promesse d'un territoire indépendant en Syrie après la guerre).

Cependant, la guerre terminée, tout le monde put apprendre que la Grande-Bretagne avait conclu des accords secrets avec la France pour que les deux nations se partagent les anciennes possessions ottomanes du Moyent-Orient. D'après le traité, la France devait recevoir la Syrie, que les Arabes avaient contribué à conquérir et qu'ils comptaient vraiment voir leur revenir. Lawrence fut consterné par la façon dont la Grande-Bretagne avait trahi les Arabes et il le fit bien sentir autour de lui.

Un jour, lors d'une cérémonie privée à Buckingham Palace durant laquelle Georges V devait le décorer de l'ordre du Service Dinstingué et de l'ordre de Bath (l'équivalent de notre légion d'honneur), Lawrence surprit tout le monde et refusa ces honneurs. Déconcerté, le roi se retrouva, selon ses propres mots, "la boîte à la main". Plus tard, Lawrence expliqua à Churchill que ce refus était le seul moyen de faire comprendre au roi ce qui avait été commis en son nom.

En 1919,Lawrence revêtit une fois de plus sa tenue arabe pour plaider sa cause à la Conférence de Paix de Versailles mais les accords passés validèrent la présence Française en Syrie. Ensuite, il travailla quelques temps comme conseiller aux affaires moyen-orientales auprès de Churchill, au Colonial office. Mais ce pour quoi il s'était tant investi (et était devenu une légende) avait été trahi et il ne parvint jamais à assumer son image de héros.

En quête d'anonymat et peut-être d'une camaraderie telle que celle qu'il avait connue durant ses années de guerre (mais aussi pour tenter d'expier ce qu'il considérait comme un échec), Lawrence abandonna brutalement la vie publique 1922 et s'engagea dans la R.A.F sous un pseudonyme. Mais sa couverture fut vite démasquée par une presse toujours attentive et il s'engagea donc comme simple soldat dans une unité de blindés. Il retourna ensuite dans la R.A.F sous le nom de T.E Shaw, et servit un certain temps à Karachi.

A cette époque, il montra des talents pour l'écriture et écrivit son récit de la révolte Arabe, les Sept piliers de la sagesse, qui parut en édition limitée en 1926. Ce récit fut plus tard reconnu comme un classique de la littérature martiale. Lawrence quitta l'armée en 1935 pour s'intaller dans le Dorset.

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Winston Churchill et le poète Siegfried Sassoon assistèrent à ses funérailles. Le roi Georges V qui n'était pas rancunier écrivit à son frère : "le nom de votre frère traversera l'Histoire. Le roi lui est reconnaissant pour ses services rendus à la nation et trouve tragique qu'une vie si pleine de promesses ait fini de la sorte". Il est enterré au cimetière de Moreton.

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Pour les personnes qui voudraient en savoir plus, je vous recommande ce résumé de sa vie, encore plus complet que ce que j'ai écrit et qui se trouve ici ! N'oublions pas non plus que le cinéma a aussi immortalisé sa vie et tout le monde se souvient de ce film magnifique.

Mais n'oublions pas aussi que dans les années 80, une certaine Annabelle Mouloudji nous gratifiait de ça et j'ai honte de le dire, mais à l'époque, j'aimais bien...

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Les potins du blog !

Bon, je vous en avais parlé il y a quelques semaines et là, il est plus que temps de se mettre au travail et de lancer l'opération Colis "Littéro-Gourmand".

colis

De quoi il s'agit ?

C'est très simple, vous m'envoyez un chèque de 200 euro et je m'achète ce que je veux ! j'ai remarqué que tous ceux qui viennent sur ce blog vont aussi sur les blogs que je consulte et qu'à force, tout le monde finit par se connaître, voir à s'apprécier.

Les fêtes de fin d'année approchant, je propose donc de préparer un petit colis contenant un produit régional ainsi qu'un livre qui nous a marqué.

Les personnes intéressées sont priées de m'envoyer un email à aimelacapelle@hotmail.fr avec toutes leurs coordonnées postales. Je choisirai des mains innocentes (en l'occurence celles de mon épouse) et préviendrai par email afin de savoir qui doit envoyer à qui afin que tout le monde recoive un petit quelque chose. La date d'envoi des colis sera commune à toutes les personnes, soit le lundi 22 décembre afin de le recevoir pour les fêtes.

Allez, laissez-vous embarquer, et comme dirait quelqu'un que j'aime beaucoup :

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11 novembre 2008

Dire qu'il y a 90 ans...

Je ne pouvais décemment pas faire l'impasse sur cette date très importante de l'histoire de France. Cérémonie un peu particulière aujourd'hui puisque il n'y aura pas de Poilu Français, ils sont tous morts...
Aujourd'hui donc, petite piqure de rappel : L'offensive du chemin des dames et les mutineries qui en découleront.

Nous sommes au début de 1917, l'armée et les politiques veulent une victoire décisive avant l'arrivée des Américains et des renforts Allemands venant du front Est. Nivelle, Commandant en chef français, promet aux poilus (qui en ont déjà pas mal bavé jusque là entre la Somme et Verdun), d'écraser l'ennemi sous un déluge d'artillerie et de surcroît, par surprise.

GHNivelle

En effet, il a mis le paquet et les moyens engagés sont colossaux, 1 pièce de campagne tous les 25 mètres soit 2000 pièces, 1 pièce lourde tous les 40 mètres soit 1650 pièces, 24 gros mortiers, 160 canons de marine montés sur rail, sans oublier bien entendu la chair à canons si peu cher à nos généraux de l'époque, 1.2 million de soldats rassemblés dans la boucle de l'Aine, entre Soissons et Reims.

Seulement voilà, le projet est connu des Allemands. Hidenburg possède les plans de bataille de plusieurs de nos corps d'armée (récupérés sur un prisonnier français). Il opère alors un repli stratégique (opération Albérich), laissant derrière lui un terrain miné.

Solidement installés sur la Crête du chemin des Dames qui domine la plaine (entre 100 et 200 mètres d'altitude), les Allemands sont prêts à recevoir l'assaut français. Des caves naturelles, aménagées depuis 1914, constituent de formidables abris truffés de mitrailleuses, 21 divisions sont en première ligne et 10 divisions de contre-attaque se tiennent à 9km.

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Le 9 Avril, les Britanniques attaquent au nord d'Arras pour soulager l'offensive française et c'est un succès très relatif. Les Canadiens s'illustreront à Vimy mais au prix de pertes extrêmement lourdes. Le 16 Avril, la grande attaque, maintes fois reportée, est lancée par Nivelle qui ne pense alors qu'à une seule chose, reéditer l'exploit de Douaumont à Verdun.

Mais les défenses Allemandes sont à peine entamées et les mitrailleurs fauchent les hommes comme le paysan fauche son blé. Ceux qui arrivent à échapper à leurs balles sautent alors sur les mines disséminées ici et là. Les régiments coloniaux et leurs tirailleurs Sénagalais sont sacrifiés. Seul un régiment de Marocains atteint la crête. Les troupes sont soutenues par des chars Schneider mais plus de 80 seront détruits. Au soir du 16 Avril, c'est donc un fiasco...

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L'échec est là, et le carnage est évident mais Nivelle n'en tiendra absolument pas compte et va continuer de s'obstiner. le 17 Avril, l'effort se poursuit donc à Craonne et les soldats marchent sur les cadavres enchevêtrés de leurs camarades. Enfin, le 20 Avril, l'offensive est arrêtée : 117 000 hommes sont hors de combat. Pourtant, la bataille se poursuivra jusqu'au 8 Mai...

Cet épisode sanglant va être le détonateur d'un mouvement de protestations et qui commencera dès le 17 Avril 1917, soit le deuxième jour de l'offensive pour s'amplifier jusqu'à fin Mai-début Juin. Les poilus, rescapés de Verdun pour la plupart, ont tellement reçu l'assurance que ce serait le dernier effort, la fin des souffrances...quelle déconvenue quand l'échec de l'attaque paraît évidente dès le premier jour. Les pertes sont énormes et les résultats, eux, sont insignifiants.

L'incompétence des officiers et leur mépris pour le sacrifice de leurs soldats sont mis en avant par les mutins. Contrairement aux accusations des généraux, la propagande pacifiste ou le complot révolutionnaire ne sont pas les mobiles premiers de ces mutineries. En revanche, on peut noter dans la "chanson de Craonne", une dénonciation de l'écart social entre ceux qui décident la guerre et ceux qui la font.

Paroles

Quand au bout d’huit jours, le repos terminé,
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c’est bien fini, on en a assez,
Personn’ ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot
On dit adieu aux civelots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s’en va là haut en baissant la tête…
Refrain :
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes.
C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés,
C'est nous les sacrifiés !
Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu’un qui s’avance,
C’est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe,
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes… (au refrain)
C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c’est pas la mêm’ chose.
Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués,
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendr’ leurs biens, car nous n’avons rien,
Nous autr’s, les pauvr’s purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là. (au refrain)
Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront,
Car c’est pour eux qu’on crève.
Mais c’est fini, car les troufions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s’ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l’plateau,
Car si vous voulez faire la guerre,
Payez-la de votre peau !

Le refus d'obéissance affecte près de 70 divisions et environ 250 incidents plus ou moins sérieux impliquent 30 000 à 40 000 hommes. Pétain décide de reprendre la main et le 16 Mai, il remplace Nivelle au commandement des armées du nord et du nord-est. Le 19 Mai, il annonce la fin des offensives.

Toutefois, la répression n'aura pas été aussi féroce qu'on a pu l'écrire (comme des régiments décimés) mais tout de même, 554 condamnations à mort seront prononcées dont 49 appliquées.

Leur effet reste désastreux pour la santé mentale des hommes participant aux pelotons d'exécution. L'horreur éprouvée en abattant des amis, des soldats souvent courageux devant l'ennemi, a conduit certains de ces hommes à la folie, d'autres au suicide. Les conseils de guerre, eux, prononceront environ 3000 peines d'emprisonnement.

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La relative clémence dont ils font preuve, l'amélioration de l'ordinaire, l'aménagement de véritables zones de repos et une meilleure plannification des permissions, permettent la reprise en main de l'ensemble des troupes.

Pétain paie de sa personne et se montre volontiers devant les caméras du cinématographe, en train de bavarder avec les poilus dans les tranchées. Cette familiarité, ce respect qu'ils témoignent aux soldats lui valent, et pour longtemps, une admiration sans limite de la part des Français.

Et le 11 Novembre 1918 vint ce moment tant attendu....

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Non, n'oublions pas...

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10 novembre 2008

Quand le siège de Vienne rime avec croissant et capuccino !

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Depuis le règne de Soliman le Magnifique un siècle auparavant, les Turcs rêvaient de prendre la grande capitale autrichienne et, en 1683, une immense armée composée d'environ 250 000 hommes, était campée autour de la ville. Chaque jour, pendant deux mois, les canons du grand vizir Kara Mustafa avaient tiré sur les murs de la ville, détruisant les remparts extérieurs et les turcs s'attaquant maintenant aux remparts intérieurs qui ne devraient pas tenir bien longtemps. Une fois ceux-ci tombés à terre, les turcs n'auraient plus alors qu'à se livrer à leurs pillages et meutres sanguinaires avant d'éradiquer définitivement toute trace de chrétienté au nom de l'islam.

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Pourtant, le grand vizir va commettre une erreur et il va négliger les feux fe camps qui brillaient sur les collines du Kahlenberg, à quelques kilomètres de la ville. Là, le Roi de Pologne, Jean Sobieski, venu à la rescousse de Vienne en contrepartie d'une énorme prime du Pape Alexandre VIII, venait d'y rejoindre l'armée Autrichienne, commandée par Charles de Lorraine. Le moine capucin Marco d'Aviano, émissaire du Pape, était chargé de veiller à la bonne coopération des divers commandants chrétiens. Et, en ce matin du 12 septembre, aux premières lueurs du jour, quelques 80 000 soldats chrétiens fondirent sur les Turcs.

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La bataille ne dura qu'une quinzaine d'heures mais, dans la soirée, une ultime charge dévastatrice de la cavalerie polonaise mit les envahisseurs enfin en déroute. Sur le champ de bataille et afin de fuir plus rapidement, les turcs abandonnèrent leurs canons, d'énormes stocks de nourriture, les bijoux personnels du grand vizir Kara Mustafa (je parle des parures, bien entendu) mais surtout, ils laissèrent derrière aux des milliers de cadavres. En faisant son rapport, le Roi de Pologne imita Jules césar en déclarant : "Je suis venu, j'ai vu, Dieu a vaincu".

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Ce qui restait de la grande armée Turque prit le chemin du retour en passant par la Hongrie mais le grand vizir Kara Mustafa n'alla pas plus loin que Belgrade. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y fut cérémonieusement étranglé avec une corde de soie, conformément aux ordres qu'avait donnés le Sultan en apprenant la défaite et qui ne faisait qu'appliquer la célèbre maxime du chef gaulois Brennus : "Malheur aux vaincus".

Vienne était sauvée, le Christianisme restait triomphant et la main-mise Ottomane sur les Balkansfut sérieusement ébranlée. Et parmi ceux qui, ce soir-là, fêtèrent la victoire, se trouvait le Prince Eugène de Savoie qui n'avait alors que 19 ans. Personne ne se doutait que, quatorze ans plus tard, il écraserait totalement les Turcs  lors de la bataille de Senta et deviendrait ainsi le plus grand général à jamais avoir servi le Saint Empire Romain.

Mais saviez-vous que la libération de Vienne eut également deux remarquables "à côtés" d'ordre culinaire ? Non ? Le premier fut que, pour fêter la victoire Autrichienne, les boulangers Viennois créèrent une nouvelle pâtisserie en forme de croissant de lune comme celui qui ornait les drapeaux turcs. Ils baptisèrent cette pâtisserie "Kipfel", c'est à dire "croissant" en allemand. A Vienne, le Kipfel fut rapidement un succès et, en 1770, Marie-Antoinette l'introduisit en France lorsqu'elle épousa le futur Louis XVI.

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La seconde création gastronomique consécutive à la bataille est le parfait complément de la première. En effet, parmi les provisions laissées par les turcs, se trouvait un important stock de café. Trouvant le breuvage trop amer à leur goût, les soldats chrétiens décidèrent sur les conseils du moine Marco d'Aviano de l'adoucir avec du lait et du miel. La savoureuse boisson obtenue dont la couleur rappelait celle de sa robe, fut nommée "capuccino" en hommage à l'ordre des Capucins dont il faisait partie. Pour cela mais aussi pour plusieurs autres actes de piété, Marco d'Aviano fut béatifié en 2003.

20030427_daviano  cappucino

Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, et si en ce lundi matin, lorsque vous vous retrouverez au boulot autour de votre machine à café favorite, entouré de gens plus ou moins sympas à deviser sur votre week-end plus ou moins réussi et que la conversation s'étiole, vous ne trouvez pas le moyen de "briller" une nouvelle fois alors là, c'est à n'y rien comprendre :-)

Pour illustrer ce post, je vous affiche une petite vidéo qui vous montre qu'avec un peu de café, un peu de lait, du savoir-faire et de l'imagination, on peut faire de jolies choses :

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Les Potins du Blog !

Ben aujourd'hui, il y a pas grand chose à dire ou plutôt si !

10 Novembre 1968 / 10 Novembre 2008

40 années ont passées

donc, un Bon Anniversaire à....

Madame Aimé !

anniv

Ok, à part Montana, vous ne l'avez jamais vu et vous ne la connaissez pas, mais bon, sachant qu'elle lit ce blog, je ne pouvais décemment pas l'oublier, elle qui me supporte et croyez-moi, elle a du mérite. Surtout depuis qu'elle a appris que, à quelques jours de mes vacances, j'étais de nouveau en train de fourbir ma console de salon. Comment, vous ne le saviez pas encore ? hé oui les filles, encore un mythe qui tombe. Père Aimé n'est qu'un infâme gamin qui adore se retrouver avec d'autres mâles autour de ces plaisirs modernes et là, ce week-end, ils ont sorti ça :

Sinon, au hasard de mes pérégrinations, je suis tombé sur ce blog : Paris Passion ! Alors pour ceux qui aiment Paris en photos, n'hésitez-pas...

Voilà, le prochain post parlera de.....je le sais même pas, tiens ? On verra bien :-)

Excellente semaine à tous !!!

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04 novembre 2008

De retour !!

Les potins du blog !

Habituellement, je n'affiche cette catégorie qu'après mon post mais là, foin des habitudes et cassons la routine ! Alors, oui, ça y est, nous sommes rentrés et oui, tout s'est bien passé. Vous commencez à me connaître et vous devez vous douter que ce séjour ne fut pas de tout repos, et vous avez raison ! car en un minimum de temps, nous avons fait un maximum de choses.

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Mais n'ayez crainte, lors d'un prochain post, je vous dévoilerai plus en détail notre virée Parisienne. Sachez juste que cela aura été l'occasion de revoir beaucoup de monde et même de nous faire de nouveaux amis, n'est-ce pas Montana ?

Mais pour l'heure, place à un post "historique" et sur ce coup-là, je la joue facile :

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480 avant JC...

Xerxès, roi de Perse, a décidé de combattre et d'anéantir les Grecs qui avaient battu son père, Darius, à Marathon, dix ans plus tôt. Xerxès était tellement puissant et son armée si grande, qu'il lui fallut pas moins de sept jours et sept nuits pour traverser l'Hellespont. Une estimation rationnelle estimait les forces armées du roi de Perse à environ 100 000 hommes et nous sommes donc bien loin de l'estimation un peu exagérée d'Hérodote qui lui, estimait cette armée à environ 2,5 millions d'hommes.

passage

Se sentant en danger, la Grèce rassembla 7000 fantassins qui furent placés sous le commandement de Léonidas, roi de Sparte. Ce dernier déclara : "Si la chose dépendait du nombre, la Grèce entière ne suffirait pas puisqu'elle ne ferait qu'une très petite portion des troupes ennemies. Mais si c'est de la valeur que nous parlons, alors ce nombre est largement suffisant". L'affrontement des deux armées qui eut lieu aux Thermopyles fut le théâtre de l'une des défenses les plus héroïques de tous les temps.

"Thermopyles" signifie "portes chaudes" et fait référence aux sources d'eau chaude que vous pouvez trouver aux alentours mais en fait, il s'agit d'un passage relativement large qui va en se resserrant pour finir en un minuscule passage d'environ 15 mètres de large et vous l'aurez compris, peu d'hommes ou peu de matériel pouvait passer à la fois.

D'un côté, vous avez de très hautes falaises et de l'autre, un précipice au dessus de la mer. Aujourd'hui, ces monstres rocheux aux parois vertigineuses, portent à leur sommet de célèbres monastères cénobitiques, les Météores. Pourtant, si les Perses voulaient envahir rapidement la Grèce, ils étaient obligés d'emprunter ce passage resserré. 

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Xerxès, voyant la minuscule armée Grecque lui faire face et convaincu de sa supériorité, demanda à Léonidas de déposer les armes, ce à quoi le roi Spartiate lui répondit sur un ton de défi : "viens les chercher toi-même". Tandis que les défenseurs attendaient l'assaut, un soldat effrayé estima que les flèches des Perses allaient cacher le soleil. "tant mieux, répondit alors le Spartiate Dienekès, ainsi, nous combattrons à l'ombre".

Pour ouvrir la bataile, le roi Perse ordonna à ses Mèdes et ses Cissiens de conduire l'assaut. Mais, armés de longues lances et protégés par leurs immenses boucliers ronds, leurs casques à crête et leurs cnémides (protège-tibias), les Grecs eurent rapidement le dessus sur leurs envahisseurs dont les lances beaucoup plus courtes et les armures plus fragiles convenaient plus à des combats en plaines qu'à un passage étroit comme celui où ils étaient engagés.

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Xerxès, voyant ses hommes en difficulté, se vit contraint d'envoyer ses troupes d'élites : les Immortels. Pourtant, même eux ne parvinrent pas à percer les lignes Grecques farouchement défendues par Léonidas et ses hommes qui, au bout de deux jours d'âpres combats, tuèrent des milliers d'ennemis. Les Perses avaient déjà perdu tant d'hommes qu'il fallait fouetter les premières lignes pour les envoyer au front.

Immortel

Hélas, vint le moment de la traîtrise. Dans l'espoir d'une grosse récompense, un traître grec du nom d'Ephialtès indiqua à Xerxès un chemin à travers la montagne afin de contourner les Grecs et dans la nuit qui suivit le deuxième jour de combat, les Immortels partirent se placer derrière les positions Grecques. Voyant cela, Léonidas décida de ne garder que 300 Spartiates choisis parmi les plus braves et renvoya tout le reste de l'armée Grecque afin que ces derniers puissent mieux se réorganiser. Puis, il prit le temps de s'installer avec ses hommes pour un dernier repas et en leur déclarant : "Mangez à volonté car ce soir, nous dînerons chez Hadès".

A 9 heures, au matin du troisième jour, les Spartiates résolus partirent au son des flûtes à la rencontre de l'ennemi et ils eurent beau se battre avec force et courage, ils furent rapidement écrasés, Léonidas mourut même dans les premiers. Pour finir, les touts derniers défenseurs furent encerclés sur une butte et Hérodote relata alors :

"Leurs lances furent bientôt brisées, presque toutes, mais avec leurs glaives, ils continuaient quand même à massacrer les Perses [...] Ils luttaient encore avec leurs coutelas [...] avec leurs mains nues, avec leurs dents [...] Les barbares les avaient tournés et les cernaient de toutes parts".

300bis

Il n'y eut aucun prisonnier et Xerxès, courroucé par la ténacité avec laquelle ils avaient résisté, fit crucifier le corps sans vie de Léonidas. Le corps de ce dernier sera finalement récupéré quelques temps plus tard et enterré comme il se doit et aujourd'hui encore, des fleurs viennent honorer le roi mort au combat.

TombeL_onidas

Selon Hérodote (encore lui, et qui devait avoir à l'époque des souches marseillaises), les Spartiates tuèrent plus de 20 000 Perses, ce qui, à mon avis est exagé mais quoiqu'il en soit, ce ne fut pas assez pour empêcher l'invasion de la Grèce et la capture du roi d'Athènes. Les Perses seront définitivement défaits à la bataille de Salamine, un mois plus tard...

Sur la butte où les Spartiates avaient lutté jusqu'au dernier instant, les Grecs érigèrent un monument, qui a depuis longtemps disparu avec l'inscription qu'il portait : "Etranger, va dire à Sparte qu'ici nous gisons, dociles à ses ordres". Heureusement, si l'ancien a disparu, un nouveau monument est là pour rappeler l'histoire.

752_Thermopylae_monument

Pour illustrer ce post, je n'ai rien trouvé de mieux à afficher qu'un extrait du film "300" tiré de la BD de Franck Miller. Ok, je reconnais que ce genre de film peut ne pas plaire à tout le monde mais cela changera de mes musiques ringardes, non ? alors, vous plaignez pas sinon je vous refourgue du Tino Rossi !

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Voilà, c'est fini. Passez une excellente soirée et à ce week-end où je vous parlerai d'un endroit que j'adore sur Paris...Vous avez deviné ?

PS : Promis, je rattraperai même mon retard sur vos blogs ! et je fignole l'opération colis littéro-gourmand (cherchez pas ce mot sur un dico, je viens de l'inventer) !

Posté par aimelacapelle à 11:23 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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