Aimé, Père Aimé, peu importe mais voici le blog d'Aimé, de Père Aimé, mais pas Aimé Duval !

Aimé ou Père Aimé, voici le blog de Père Aimé (pas Aimé Duval, attention)est un blog bien (si,si) car on y parle de tout ! et quand je dis tout, ce n'est pas quelque chose que je dis en l'air mais bon, comme il faut faire un choix, j'ai choisi l'histoire e

25 octobre 2008

Azincourt et ........

Bon, aujourd'hui, comme nous sommes le 25 octobre et que c'est un jour un peu particulier, le post de ce matin parlera donc d'un évènement survenu il y a 593 ans exactement...

La bataille d'Azincourt

ou

quand une victoire certaine se transforme en une débâcle...

25 Octobre 1415, et ce jour-là, on fêtait la Saint-Crépin quand une armée anglaise, épuisée et en loques, affronta des troupes françaises au moins quatre fois plus nombreuses que les siennes, à Azincourt, un petit hameau des environs de Boulogne sur Mer. Le Roi Henri V d'Angleterre y acquit une célébrité durable en y remportant l'une des plus grandes victoires militaires de l'Europe Médiévale.

Faisons un petit rappel : convaincu que son ascendance Angevine lui donnait droit à de vastes territoires sur le sol Français, il avait décidé d'envahir le pays déjà agité à cause des crises de démence du Roi Charles VI, dit "le fol". En 1415 donc, le jeune roi (27 ans) envahit la France avec une armée de 30 000 hommes et prit Harfleur.

Henri_V

Les défenseurs de la ville avaient été envahis par une épidémie de dysentrie, qui toucha aussi très vite l'envahisseur Anglais. Les effets des nuits fraîches de septembre et la maladie ravagèrent l'armée du jeune Henri V et réduisirent ses effets de moitié. Ses troupes, éprouvées, n'étaient pas de taille à lutter contre les Français et il le savait. Il décida donc de battre en retraite dans sa forteresse de Calais afin de se ressaisir.

Ce sont donc environ 900 hommes d'armes et 5000 archers qui se mirent en route et malgré la fièvre qui faisait des ravages dans leurs rangs, ils parcoururent plus de 400 km en moins de 17 jours, souvent sous la pluie. Coupés de leur appprovisonnement, ils se retrouvèrent vite à court de nourriture et à la fin de la marche, ils ne mangeaient plus que de la viande séchée, des noix et des glands.

Si les français avaient laissé le jeune monarque rentrer chez lui tant bien que mal avec ses hommes épuisés et malades, on ne parlerait non pas de la guerre de 100 ans, mais  plutôt et sûrement de la guerre 60 ans, et l'invasion Anglaise n'aurait été qu'un échec embarassant. Mais les français lui coupèrent la route et se préparèrent à mettre fin à sa campagne de manière décisive. La fuite n'était plus possible, il ne lui restait donc plus qu'à faire face à son destin, et à se battre...

Azincourt_20__20plan_20de_20la_20bataille

Henri V disposa ses maigres troupes en ligne sur un front d'environ 1 km, flanqué d'une dense forêt de part et d'autre. Vers 11h du matin, les soldats Français avancèrent vers la ligne Anglaise. Selon William Shakespeare qui fit un un récit édulcoré de cette bataille, le Roi, afin de galvaniser ses troupes, ordonna à ses hommes de crier "Vive Henri, l'Angleterre et Saint-Georges !" et la ligne tint bon. Les archers Anglais, de redoutables tireurs, dévastèrent l'armée française à mesure qu'elle approchait.

archers

Puis, des chevaliers en armure descendus de leurs montures abattus, avancèrent dans la boue. Alourdis par plus de 40 kg de métal, les hommes d'armes Français étaient si serrés les uns contre les autre qu'il leur devenait impossible de bouger. Certains ne pouvaient même pas lever le bras pour se battre. Lorsqu'un soldat tombait, il entraînait dans sa chute ceux qui l'entouraient. Beaucoup de Français périrent ainsi étouffés, écrasés par leurs camarades et à mesure que les corps s'amoncelaient, les colonnes Françaises, en marche, ne pouvaient qu'essayer de les escalader.

chevalier

Les chevaliers Français, ainsi cloués sur place, devinrent alors des proies faciles pour les archers anglais qui, lorsqu'ils n'étaient pas en train de transpercer l'ennemi de leurs flèches, achevaient les chevaliers tombés à coup de hache ou de maillet d'armes. En une demie-heure, la bataille fut terminée et les Français battirent en retraite. A ce stade, craignant que ses troupes n'aient pas la force de garder les prisonniers en cas d'un probable nouvel assaut français, Henri V donna à ses chevaliers un ordre contraire à toutes les règles de la chevalerie, celui de tuer tous les prisonniers. Choqués, ils refusèrent,  en partie à cause de leur code d'honneur, mais aussi et surtout parce qu'il était coutume de rançonner les chevaliers capturés.

Commes ses soldats refusèrent, il commanda aux 200 hommes de sa garde personnelle d'effectuer cette sinistre tâche. Inutile de vous dire que le mépris des règles de la guerre dont a fait preuve Henri V en tuant les prisonniers allait attiser la haine envers les Anglais et ne contribuerait guère à raccourcir le conflit.

azincourt_01

Le champ de bataille d'Azincourt regorgeait de sang Français et ce jour là, la France perdit un grand nombre de ducs, comtes, chevaliers et autres hommes d'armes. Beaucoup de leurs cadavres gisaient nus, dépouillés de leur armure par les pillards. Du point de vue des Français, ce n'était qu'une bataille de plus au cours de ce conflit qui allait durer plus d'un siècle. leur figure unificatrice allait être Jeanne d'Arc, qui délivra Orléans assiégée en 1429. Sa mort sur le bûcher en fit une martyre et contribua à forger le sentiment d'identité national Français. En revanche, pour les Anglais, c'est bien l'anglophone Henri V qui les unifia en tant que peuple à la bataille d'Azincourt...

jeanne

Au fait, petite anecdote pour le même prix ! Savez-vous que la plupart d'entre vous utilisent un geste de politesse qui trouverait ses originies dans la guerre des cent ans ? Et ce geste, c'est celui-là :

doigt_d_honneur

Ok, je sais, ce n'est pas très poli mais bon, je l'utilise souvent lorsque je conduis alors à force,je sais plus. Voici donc devant vos yeux ébahis l'occasion de briller une nouvelle fois en société avec l'explication du fameux doigt d'honneur :
Donc,pendant la guerre de 100 ans (1337-1453), soldats Anglais et Français se faisaient face sur le champ de bataille avant les combats, chacun des deux camps s'insultant et tentant d'humilier l'autre. Et parmi eux, les archers Anglais qui étaient sûrement les meilleurs combattants de cette époque car de redoutables tireus, raillaient leur homologues Français en leur montrant les deux doigts qui servaient à tirer à l'arc (l'index et le majeur).
En effet, quand les Anglais capturaient un archer Français, la tradition voulait qu'ils ne le relachaient pas avant de lui avoir amputé ces deux précieux doigts. Sympa, non ? Ainsi par ce geste, les archers Anglais humiliaient leurs ennemis, en leur montrant que eux, ils avaient tout leur doigts pour tirer et qu'ils allaient les battre. Ce doigt d'honneur à deux doigts est resté tel quel en Grande-Bretagne, alors que le majeur suffit aujourd'hui en France.

archerbis

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Les potins du blog

Bon, et maintenant, passons aux choses sérieuses ! Vous le savez, aujourd'hui est une date un peu particulière, et pourquoi ? c'est simple !!

25 octobre 1968 / 25 octobre 2008

40 années ont passé...

et aujourd'hui, c'est......

MON ANNIVERSAIRE !!!

40_ans

Et les premiers à me l'avoir souhaité (après Madame Aimé, bien sûr), ce sont les employés du petit-déjeuner qui m'ont offert ce gentil moment, merci à eux :

annivbis

Voilà, pas de post avant plusieurs jours car dès demain, nous partons sur Paris pour la semaine ! Voici enfin venu l'occasion pour nous de déambuler dans cette magnifique ville avec, au programme : Expo Serge Gainsbourg, Basilique Saint-Denis, Musée Carnavalet, Montmartre, et j'en oublie ! On ne va donc pas s'ennuyer :-)

Passez une excellente semaine et comme dirait le chat (mais pas moi, rassurez-vous) :

anniversaire

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21 octobre 2008

Dans le registre "les guerres stupides" : La guerre de Crimée !

Aujourd'hui, je vous préviens, le post va être un tantinet plus long que les autres jours, mais l'évènement ne pouvait être résumé à 30 lignes. Et puis, cela compensera le post plus court de ce week-end...

Si je vous dis Pont de l’Alma, boulevard Sébastopol, avenue de Malakoff, rue de Crimée, vous allez me demander pourquoi je vous cite ces noms et quel est le rapport entre ces lieux si connus de la topographie parisienne, n'est-ce pas ? Hé bien mes chers amis, un conflit oublié depuis des lustres : la guerre de Crimée, commencée il y a un peu plus de cent cinquante sous le Second Empire.

Les circonstances qui provoquèrent cette première guerre moderne ? Le 30 novembre 1853, l’escadre russe défait la flotte turque dans le port de Sinope et prend le contrôle de la mer Noire au détriment des Ottomans. L’équilibre européen est alors menacé par l’expansionnisme de la Russie.

720px_LocationCrimea

L'Angleterre ne saurait accepter  cette irruption en Méditerranée qui menacerait l'accès au Canal de Suez et la route des Indes. La France de Napoléon III, elle, est plus préoccupée par la protection des lieux saints que lui contestent les orthodoxes à Jérusalem et à Bethléem. Elle obtient satisfaction des Russes. C'est alors que le Tsar Nicolas 1er présente une revendication exhorbitante : celle de pouvoir protéger les chrétiens  dans l'empire Turc, mais ces derniers refusent catégoriquement car cela serait accepter l'irruption des Russes au coeur de leur gigantesque empire.

Les troupes Russes ne se démontent pas et envahissent quand même les provinces roumaines de l'empire Turc. Chemin faisant et histoire de ne pas perdre de temps, ils décident de combattre les tribus insoumises du Caucase, en particulier les Tchétchènes regroupés autour du prince (ou imam) Chamyl. Comme quoi, les années passent mais vous remarquerez que Poutine et compagnie n'ont rien inventé...

Des négociations s'engagent alors pour éviter la guerre, mais elles échoueront. L'empereur des Français, qui avait proclamé à son avènement : «L'Empire, c'est la paix !», est poussé à la guerre par sa jeune épouse, la belle Eugénie de Montijo, désireuse de promouvoir les intérêts catholiques.

Après la conclusion d'une alliance avec les Turcs, Anglais et Français déclarent donc la guerre à la Russie le 27 Mars 1854. C'est la première fois depuis... le couronnement d'Aliénor d'Aquitaine et Henri II Plantagenêt, 700 ans plus tôt, que les deux nations s'apprêtent à combattre ensemble !!! Invoquant la préservation de l'empire ottoman, les deux alliés envoient alors leur flotte dans la mer Noire.

le 14 septembre, les alliés débarquent à Eupatoria, en Crimée, et les Français remportent une belle victoire, où les zouaves se distinguent, au franchissement de la rivière Alma. A l'issue de cette bataille, les Russes laisseront sur le terrain 8 fois plus d'hommes que tous les Alliés réunis mais l'hiver approche...

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Mal équipée, mal nourrie, dans des conditions d'hygiène déplorable, la troupe française va être victime de l'hiver 1854/1855 : le choléra, le thypus et la dysentrie provoqueront le décès de dizaines de milliers d'hommes, plus de 70 000 au total. Cependant que la flotte Alliée, mouillée au large de Sébastopol, subit des pertes sévères à la suite d'une tornade (c'est d'ailleurs à la suite de cette tornade où les alliés perdirent plus de 40 navires que Napoléon III créera une commission capable d'évaluer les risques météorologiques, l'ancêtre de météofrance venait de naître).

Les Alliés perdent alors du temps et n'investissent que tardivement Sébastopol où les Russes, eux, n'ont pas hésité un instant et se sont solidement retranchés. Même, ils n'hésiteront pas à couler leur propre flotte navale dans la rade, interdisant ainsi une attaque navale et enrôlant les équipages afin de renforcer leurs positions. Alors commence le long siège de Sébastopol, la plus grande base navale russe du sud.

Les affrontements se succèdent et avec une ténacité remarquable, les forces Russes résistent...et contre-attaquent ! A trois reprises, elles s'efforceront même de percer le dispositif de siège Allié. Alors, pour en finir une bonne fois pour toute, les Alliés, décident de bombarder sans discontinuer la ville de Sébastopol.
L'assaut général est donné  par 50 000 hommes et alors que tout paraît échouer, Mac Mahon, à la tête de ses zouaves, emporte le fort de Malakoff, point d'orgue de la défense Russe. La lutte sera si ardente de part et d'autre que sur cette seule bataille, il y aura plus de 20 000 morts.

panorama

mais les Russes ne s'avouent pas encore vaincus et les engagements sont de plus en plus violents. Le 25 Octobre, la célèbre charge de la Balaklava s'achève par le massacre de la brigade légère Anglaise. Ce régiment de cavalerie était dirigé par deux hommes, Lord Lucan et Lord cardigan, qui eux-même étaient sous les ordres de Lord Raglan. L'un commandait toute la cavalerie, l'autre seulement une brigade. Lord Cardigan prend sa place à la tête de la Brigade légère et il se tient droit sur sa selle, l’allure fière. Son heure est venue, et si tous ceux qui le rencontrent le trouvent particulièrement stupide, personne ne doute de son courage. 

Les Russes attaquent et subjuguent les forces turques campées sur la crête. De son point d’observation très au-dessus de la plaine, le commandant des forces britanniques, Lord Raglan, est stupéfait de voir d’autres Russes apparaître subitement sur la crête. Un attelage de chevaux doit les aider à prendre les canons navals qui défendaient la crête. La capture de canons symbolise la victoire, et Lord Raglan est bien décidé à l’empêcher. Il griffonne son célèbre ordre : « Lord Raglan enjoint à la cavalerie de se rendre rapidement au front».

artillerie

Son aide de camp dévale la pente et remet l’ordre à Lord Lucan qui le trouve confus et absurde. D’où il est, il ne peut voir ni les Russes ni les canons.
"Attaquer, Monsieur ? Attaquer quoi ? Quels canons, Monsieur ?", demande-t-il.
D’un mouvement frénétique, l’aide pointe furieusement, non pas la crête, mais par-delà la vallée Nord où la cavalerie russe est rassemblée derrière une batterie de canons et une infanterie massive. C’est un épouvantable dilemme pour Lucan. Il déteste profondément Lord Raglan et ne pense guère mieux de cette forte tête de commandant de la Brigade légère, Lord Cardigan, à qui il finit par transmettre l’ordre.

Alors que Lord Cardigan mène ses hommes dans ce que le poète Alfred Lord Tennyson baptisera la "vallée de la mort", des tirs abondants proviennent des hauteurs de chaque coté. Lord Cardigan avance lentement, comme s’il traversait un terrain de parade jusqu'à ce que les hommes n’y tiennent plus. Déchaînés par le massacre de leurs camarades, ils se lancent dans une charge furieuse, pourchassant l’ennemi comme de véritables démons.

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Au fur et à mesure que le feu nourri atteint leurs rangs, soldats et chevaux s’écroulent et les encouragements sont étouffés par les cris de mort. Dunn ordonne à ses hommes de « fermer les rangs ». Par quelque miracle, Lord Cardigan dépasse nonchalamment les canons et fait demi-tour. Il continue sans jamais se retourner, abandonnant ses hommes à leur destin. Finalement, on entend une phrase devenue tristement célèbre : "Chacun pour soi !"

La batterie est une masse pitoyable de morts et de mourants. Ce qu’il reste du 11e Hussards lance une dernière charge désespérée. Cette charge absurde et inutile est connu sous le nom de "charge de la brigade légère" et croyez-moi, ses effectifs vont s'alléger ! Sur les 670 cavaliers qui entreront dans la vallée, 198 seulement en ressortiront vivants.

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Le blâme de l’anéantissement de la Brigade légère est largement réparti sur les épaules des responsables, tout particulièrement sur celles de Lord Raglan, dont l’ordre ambigu a tout déclenché. Ni Lucan ni Cardigan n’ont eu la présence d’esprit de s’y opposer.
À l’époque, Cardigan est porté aux nues par le public. La veste en laine qu’il portait en Crimée est même copiée et baptisée "cardigan" (hé oui, voilà encore une fois l'occasion de la ramener lors d'un dîner ennuyeux). Pourtant, plus tard, son indifférence envers ses hommes symbolisera les ratées du système de commandement britannique et j'imagine aisément les chefs de ce triste évènement se renvoyer mutuellement les responsabilités autour d'une tasse de thé.

Mais tant pis, après tous ces morts, cette-fois c'est fini, les Russes sont vaincus : ils incendient et évacuent leur port de guerre et un congrés va se réunir à Paris en février 1856 afin de rétablir la paix. Mais le bilan est effroyable et la France aura perdu 1/3 de ses effectifs métroploitains. Des soldats sont morts, nombreux, et le pire, pour rien, car la France ne va guère retirer d'avantages de sa victoire, sauf à voir son "poulain" assurer le gouvernement des provinces libérées des mains des Russes.

Epuisée, la France ne comblera jamais au plan des effectifs, le trou creusé par la guerre de Crimée. D'ailleurs, on tient là l'une des explications majeures de sa défaite en 1870, la Prusse ayant mobilisé deux fois plus d'hommes que la France mais ça, c'est une autre histoire...

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Voilà, c'est terminé pour aujourd'hui ! j'espère ne pas vous avoir lassé mais je pense qu'une petite piqure de rappel est nécessaire afin de nous rendre compte que l'histoire de France n'est pas faîte que de jolies choses...

Rendez-vous à ce week-end pour un post un peu particulier...bonne journée à tous, maintenant, je file vous embêter !!

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20 octobre 2008

Pif, paf, pouf, mes cinq chansons et un anniversaire !!

"Elle", rassure-toi, il est enfin arrivé !!

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Non, non, je je veux pas parler du Beaujolais nouveau, c'est trop tôt, mais le paquet que m'a envoyé très gentiment "Elle" est enfin arrivé !! Et petits curieux que vous êtes, vous aimeriez savoir ce qu'il y avait dedans, non ? Allez, rien que pour vous rendre jaloux, je vous fais voir :

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Je vous rassure, la nappe et les assiettes sont à nous et ne faisaient pas partie du colis gourmand mais il fallait bien ça pour présenter ces délicieuses choses : des sablés parfumés et des truffes en chocolat !

Alors, ma très chère "Elle", Madame Aimé et moi te remercions vivement ainsi que ta fille "Minimoi" qui, je suis sûr, a participé activement à tout cela. J'ai gardé ton adresse et dès que nous aurons un peu de temps ensemble avec Madame Aimé, à notre tour, nous te ferons parvenir un petit quelque chose de régional. Merci à vous deux donc !!

D'ailleurs, je ne sais pas ce que vous en pensez vous qui me lisez depuis le début, mais je trouve que cela serait sympa de s'envoyer un petit quelque chose, surtout avec les fêtes de fin d'année qui approchent à grandes enjambées, qu'en pensez-vous ? Je pense à un truc comme il se fait souvent sur les blogs actuellement comme un petit colis avec une ou plusieurs spécialités de notre région et pourquoi pas, un livre.

A méditer donc mais ceux qui seraient d'accord pour participer, faîtes-le moi savoir par un commentaire ou envoyez moi un mail à aimelacapelle@hotmail.fr et plus nous serons nombreux, plus cool cela sera !

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Le temps des tags est revenu...

En automne, les feuilles mortes se ramassent à la pelle et les tags aussi ! Et je n'y ai pas échappé, merci à Chateign d'avoir pensé à moi...

Les règles que je change un peu :

5 chansons que j'aime ou qui me rappelle des souvenirs ! et n'aimant pas trop "deezer", tant pis pour ceux qui n'ont pas "youtube" qui fonctionne :

Alors, tout d'abord et pour suivre un ordre chronologique, une chanson qui sera bientôt de rigueur et qui me rappelle trop de souvenirs lorsque étant gamin, nous fêtions les fêtes de fin d'année en famille ! rien qu'à entendre cette version chantée par tino Rossi, je me revois, tous en famille...
Un jour, avec mes soeurs, nous étions en train de jouer dans la chambre de la plus grande et, par hasard, en faisant des glissades et en jouant à cache-cache, on découvrit des montagnes de cadeaux sous le lit de nos parents. Un pan de notre enfance s'écroulait alors car on découvrait que LE père noël, hé bien c'était du pipeau...

Ensuite, une chanson qui va encore vous faire rire par rapport à ce que j'écoute, mais tant pis, j'assume !
Voici devant vos yeux ébahis l'un des plus grands chanteurs de sa génération et que mes parents aimaient écouter : Mort Shuman !!
Que de souvenirs encore avec ce merveilleux slow mais quid des générations présentes se souvient encore de ce grand artiste ?? et dans quelques années ?? je hais la tektonik, rap et consorts...

Maintenant, je m'approche de mes 10 ans et outre Goldorak qui savait assouvir mes instincs guerriers, une autre série faisait son apparition qui elle, m'a donné le goût de l'histoire...

Pour continuer, les années 80 et tout ce qu'elles représentent pour moi : Ma première drague, mes nombreux rateaux (avec un "^" ou pas ?) et des groupes mythiques comme....Niagara !! Qu'est-ce que Muriel Moreno (la chanteuse) a pu affoler mes sens...

Et pour finir, une chanteuse que nous aimons beaucoup avec Madame Aimé. Une très grande dame, belle au possible et parmi ses innombrables chansons, j'aime beaucoup celle-ci...

Vous l'aurez compris, c'est très difficile pour moi de choisir vraiment mais au moins, j'aurais essayé :-)

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Les potins du blog !

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Hé oui, ce blog a 1 an !!

Dans les jours à venir : un post sur la guerre de Crimée sur laquelle on ne sait pas grand chose et surtout, un évènement particulier qui compte dans la vie d'une homme...

A très bientôt...

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17 octobre 2008

Parlons de bourse...

Rassurez-vous, car sous ce titre ô combien raccoleur je l'avoue, je ne vous parlerai pas des "choses" fines et délicates qui pendouillent chez nous les hommes, mais plutôt de LA bourse, dans le sens financier. Actuellement, et à moins que vous n'habitiez sur Alpha du Centaure, vous avez tous remarqué que les médias ne parlent que d'une chose aujourd'hui : du krach boursier et de ses conséquences.

Mais au fait, qu'est-ce qu'un krach boursier ?
Il suffit d'entendre le mot pour comprendre qu'il n'évoque pas une bonne nouvelle, mais son sens reste le plus souvent assez flou. Le krach boursier, dont la notion refait son apparition sur les marchés, est une baisse soudaine et précipitée des actions touchant une place financière ou plusieurs d'entre elles. L'une de ses caractéristiques principales est l'effet panique qui voit les investisseurs tous vendre en même temps, créant ainsi une spirale infernale.

Et si on parle de krach, immanquablement, vous allez tous penser à 1929, et vous avez raison !
Le ravage de l'économie planétaire par la crise de 1929 démarra d'une toute bête panique à Wall Street. L'emballement vertigineux du système de crédit américain ne reposait alors que sur la confiance et à une certaine hauteur, tout devait se casser la gueule, c'était écrit mais personne ne voulait le savoir et préférait l'ignorer royalement, jusqu'au jour où tout partit en vrille complètement.

1929

Pourtant, c'était parti de rien : une petite banque anglaise avait fait faillite et les cours de l'action avaient légèrement fléchi. Soudain, le monde financier se rappela que les actions ne pouvaient pas que monter, mais qu'elles pouvaient aussi descendre et ça, ils en avaient perdu l'habitude depuis des lustres. Le mercredi 23 octobre 1929 donc, certains éprouvèrent le besoin  de sacrifier à la prudence et vendirent leurs titres les plus incertains, comme ça, juste pour se rassurer.

Mais ce faisant, ils donnaient le signal et dès le lendemain jeudi, une panique monstrueuse éclata et se répandit à la vitesse de l'éclair. Tout le monde veut vendre mais personne n'achète plus rien et en 1h30, plus de 10 milliards de dollars partent en fumée. Je ne vous raconte pas la suite, vous la connaissez.

Les milieux capitalistes se penchèrent alors sur le problème et, partant du principe que l'homme n'était pas infaillible, ils décidèrent de rempacer les hommes qui font dans leurs frocs par des machines ! car comme tout le monde le sait, les machines elles, sont imperméables à la panique. Les "computer trading" firent donc leur apparition...

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Et ces derniers marchèrent très bien jusqu'au 19 octobre 1987. Ce jour-là, une série d'évènements (baisse du dollar)fit chuter les cours. Oh, je vous rassure, rien de comparable avec la baisse de 1929 mais quand même, de nombreuses baisses tombèrent au-dessous du seuil auquel les ordinateurs avaient été programmés pour vendre leurs actions automatiquement. Résultat ? tous les ordinateurs lancèrent un ordre de vente en même temps et ça, croyez-moi, cela pardonne pas !

krach1987

Ce jour là, le Dow Jones enregistra la plus forte baisse de son histoire et ce, en une seule journée ! pire qu'en 1929 et ce Krach de 1987 fut le plus grave depuis la grande crise. Mais attention, le plus drôle est à venir car deux ans plus tard, bis répétita : le vendredi 13 octobre 1989, survint une baisse des cours et bêtes et disciplinés, les ordinateurs nous refont le même bordel mais comme on la fait pas deux fois aux boursiers, ils coupèrent aussitôt l'alimentation éléctrique afin d'arrêter le problème.
Mais hélas, c'était trop tard et une bonne grosse panique humaine bien réelle elle, se déclencha, ce qui, ipso facto entraîna une baisse de tous les cours. Bon d'accord, c'était moins grave qu'en 1987, mais quand même, beaucoup se mordirent ce que je pense...

unedesjournaux

Et si l'on parlait des krach boursiers dans l'histoire. Car si tout le monde a entendu parler des deux principaux krach, peu de gens savent qu'une simple fleur avait été le point de départ d'un des plus grands krachs historique. Et cette fleur, la voici :

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Hé oui, une bête tulipe ! En effet, la "tulipomanie" fut en Hollande la première bulle spéculative économique et financière de l'histoire moderne. Découverte en Asie, la Tulipe a été importée en Europe, puis en Hollande au début du XVIIème siècle. D'abord réservé à quelques privilégiés, les tulipes se sont rapidement répandues en Hollande pour être présentes dans la plupart des jardins de riches familles.

La Tulipe surprenait par ses couleurs et la multitude de variétés à créer. A partir de croisements, il était possible de créer une infinité de variétés de tulipes. Cet attrait et la rareté des premiers bulbes ont conduit les prix de ces mêmes bulbes à grimper fortement.

La spécificité du marché des Tulipes a accentué ce phénomène de hausse. En effet, à l'époque, les tulipes ne pouvaient être récoltées que durant les périodes chaudes, en été. Mais il existait un marché de futures, où le cours des tulipes se fixaient plusieurs mois avant dans les périodes d'hiver.

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Cette hausse du prix des tulipes qui s'est déroulée de 1636 à 1637 a vu le cours de certains bulbes atteindre des prix astronomiques. Ainsi, un bulbe de tulipe extrêmement rare (Semper Augustus), affiche un cours de 1000 florins en 1623 alors que quelques années plus tard, en 1637, il a plus que quintuplé. Le revenu moyen d’un hollandais correspond à peine à 3% de la valeur d’un bulbe d’alors. Un cabaretier aurait même échangé son établissement contre 3 bulbes de Tulipes.

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Mais les choses se retournent brusquement et à la fin de la décennie, la valeur du bulbe chute. Des fortunes entières avaient été crées sur le marché des tulipes mais cette spéculation effrenée ne pouvait durer éternellement. Les prix après avoir atteint un plus haut se sont effondré et ont ruiné un nombre incalculables d'investisseurs. La Tulipomania n'a donc pas échappé aux règles traditionnelles des krachs :
hausse des prix ==> gonflement de la bulle spéculative ==> éclatement de la bulle et krach 

Vous voulez d'autres exemples de krach ? Allez, c'est parti :

1717 : La Compagnie des mers du Sud (South Sea Company) dispose d'un monopole sur le commerce avec les colonies espagnoles en Amérique. Le premier voyage commercial pour l'Amérique se fait en 1717, mais rapporte peu, tout comme ceux qui suivront. Malgré cela, la compagnie maintient que ses perspectives à court terme sont excellentes, ce qui contribuera à alimenter une spéculation maladive. Le cours de l'action grimpe en flèche, avant de se renverser brutalement, entraînant à la dérive les banques qui ont prêté sur gage d'actions et ne peuvent être remboursées. La crise touche aussi les particuliers, dont certains ont acheté à crédit et oblige d'autres à revendre à découvert.

1720 : Faillite de la banque de Law. Un audacieux banquier écossais, John Law, invente la forme moderne du billet de banque, dérivé du système qui porte son nom. La Banque générale qu’il crée en 1716 émet les premiers billets, absorbe tour à tour les compagnies coloniales françaises et devient même par la suite une banque d’Etat. Mais le système trouvera sa limite en 1720. Après avoir émis plus de billets que l’or qu’on lui avait confié ne pouvait en garantir la valeur, les actionnaires de la banque perdront confiance au système et demanderont à récupérer leurs dépôts. C’est la banqueroute. Celle-ci acculera nombre de petits épargnants à la ruine et alimentera le ressentiment d’une partie de la petite bourgeoisie à l’encontre du milieu financier en général.

colonie

1837 : cette année-là, la panique est causée par le refus du président des Etats-Unis d'alors, Andrew Jackson, de renouveler la charte de la seconde banque des Etats-unis. l'autre cause invoquée est la décision prise par Jackson de demander à ce que tous les paiements faits pour les terres mises en vente par le gouvernement soient faits en espèces.

1837

1882 : Une banque d'affaire catholique, l'Union Générale, fait faillitte, entraînant avec elle les bourses de Paris et de Lyon. La fermeture de la bourse de Paris n'est évitée que grâce à un prêt exceptionnel de la banque de France. Ceci entraînera un peu plus l'économie française dans la crise, neuf ans après le krach de la bourse de Vienne en 1873.

1907 : la panique a commencé aux Etats-Unis, suite au relèvement des taux d'intérêts au moment où les fermiers encaissaient le montant de leurs récoltes, ainsi qu'à des scandales financiers à New-York dans lesquels étaient impliquée une importante institution financière, le trust Knickerbocker. En quelques semaines, les petits épargnants retirèrent une grande partie de l'argent qu'ils avaient placé dans les banques, ce qui paralysa tout le système financier US. La crise verra le bout du tunnel grâce à l'intervention du banquier JP morgan, qui rachète alors les actions en chûte libre, renversant la panique du marché et la ruée sur les liquidités.

1907

Vous l'aurez donc remarqué, les krachs boursiers ne datent pas d'hier et si malgré tout ce que je vous ai dit aujourd'hui, vous voulez encore faire partie de ces petits malins qui veulent gagner rapidement énormément d'argent et que vous n'y connaissez pas grand chose, allez voir votre banquier ou alors, n'hésitez pas à faire confiance à un spécialiste comme celui ci-dessous (pour les amateurs, rendez-vous métro Marcadet ou Poissonière) :

charles

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Les potins du blog...

N'oubliez pas que c'est le dernier week-end de la semaine du goût et à ce que j'ai vu sur mes blogs favoris, il n'y a pas grand monde qui a joué le jeu. Alors, ce week-end, c'est le moment ou jamais de vous éclater au fourneau.

Attention, je ne vous demande pas un repas trois étoiles à 600 euro, non, même une toute bête mousse au chocolat fera l'affaire. Le but étant quand même de VOUS faire plaisir en bouffant, cela en vaut la peine, non ? et pour vous inciter à le faire et vous prouver que Père Aimé n'a pas le monopole de la cuisine à la maison, voici une des dernières créations sucrées de Madame Aimé :

Le Cannelé

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N'ai-je pas de la chance ? croquant dehors, crémeux dedans, parfumé, hummmmm, rien à dire, ou plutôt si : une merveille ! Pour ceux qui veulent la recette ultra-simple, me contacter par mail et préparer un chèque de 300 dinars.

Le prochain post parlera notamment de la révolution française et de musique car ma petite chateign m'a encore tagué...

J'oubliais, j'ai mis ma colonne de liens à jour et maintenant, je vous invite à consulter le blog de mon notre très cher Montana. Hé oui, sous la pression ambiante, il s'est lancé...

Voilà, c'est fini. Maintenant, l'heure va être venue pour moi de regagner mon travail et de vous souhaiter à toutes et tous un excellent week-end...

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10 octobre 2008

Manneken, Science, sexe, magie et goût !!

Pour ceux qui ont eu la chance de visiter la très belle ville de Bruxelles, vous n'êtes sûrement pas passé à côté de la personnalité bruxelloise la plus visitée et qui représente un garçonnet en train de pisser pleine miction.

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Véritable symbole de la capitale Belge, vous pourrez trouver cette statuette à quelques rues de la Grande Place mais attention, ne vous attendez pas à voir une monstrueuse statue de par la taille car vous seriez déçu ! je me souviens encore de mon immense déception en voyant le côté minuscule de la "chose". Les Bruxellois le surnomment affectueusement le "petit Julien" et mine de rien, ce mouflet va bientôt fêter ses 400 ans.

Mais saviez-vous qu'en France aussi il existe un Manneken...bis (je sais, humour à 0.30 €), et qu'il est situé dans la très belle ville de Colmar, en Alsace ? Je suis sûr que vous brûlez d'envie de savoir pourquoi, non ? allez, je vous raconte :

En souvenir des souffrances identiques endurée par l'Alsace et la Belgique sous le joug des soldats allemands pendant la première guerre mondiale, le maire Bruxellois de l'époque, Adolphe Max, remit après la guerre au maire de la ville de Colmar Charles Sengel une copie du Manneken-Pis. Depuis, ce dernier trône fièrement sur la façade du Pallais de Justice de Colmar.

mannekenbis

Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le véritable Manneken-Pis, je vous conseille cet excellent article !

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Allez, pour meubler un peu, petite piqure de rappel ! Comme je l'ai déjà dit dans un article précédent, au cul, la science y fut très vite confrontée, et après notre cher Leeuwenhoek se démenant entre veuve poignet et microscope, aujourd'hui je vais vous parler d'Antoine-Laurent de Lavoisier !

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Fondateur de la chimie moderne et gloire nationale (on lui doit notamment la célèbre citation "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme!"), découvreur de l'oxygène, de l'hydrogène et d'autres babioles du même tonneau, ce cher Lavoisier était assez peu porté sur la bagatelle et préférait rester concentré sur ses recherches en cours. Or, Lavoisier avait une femme, exceptionnelle à en croire tous les récits, tant par son intelligence et sa vivacité que par le soutien indéfectible qu'elle apporta toute sa vie au travail de son mari.

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Mais contrairement à son mari, Marie-Anne était très demandeuse et comme vous le savez, en amour, l'admiration et la dévotion, aussi sincères soient-elles, ne remplaceront jamais un bon gros sexe et un jour, il advint que la jeune et jolie Marie-Anne rencontra un certain Dupont de Nemours.

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Bel esprit et ami du mari, il devint rapidement l'intime du couple. Aucune source ne témoigne directement de la vie privée des Lavoisier mais l'on peut penser que Dupont de Nemours fut l'amant de Marie-Anne pendant les absences innombrables de l'époux.

Le plus étonnant reste ceci : il n'est pas impossible que le mari cocu ait été consentant, qu'il ait sciemment toléré ce couple à trois (voir même participé, qui sait), trouvant normal que sa femme méritante puisse trouver ailleurs un soulagement qu'il réchignait à lui donner. Non, vraiment, je trouve personnellement que le pragmatisme scientifique n'est pas un vain mot !

antoine_lavoisier_et_sa_femme

Pour la petite histoire, en 1794, alors qu'il avait entrepris de rassembler toutes ses conclusions en un seul ouvrage, une décision "révolutionnaire" ordonna l'arrestation immédiate des anciens fermiers généraux, qui, sous l'Ancien Régime, étaient chargés de collecter l'impôt.

Devant l'acte d'accusation, il vint lui-même se constituer prisonnier le 2 Mai 1794. Il fut jugé et condamné à mort au terme d’un procès qui dura moins d’un jour. A l'énoncé de la sentence, il demanda à la cour de lui octroyer un sursis de 24 heures pour lui permettre de terminer les travaux qu'il avait en cours. Le juge lui aurait alors déclaré : " La République n’a pas besoin d’un savant".

Lavoisier sera guillotiné le jour même, en fin d’après-midi. On raconte une émouvante et discrète anecdote au sujet de son transfert de la prison à la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde) où était dressé la guillotine et comme je vous aime bien, je ne peux m'empêcher de vous la raconter

Lavoisier, sur la banquette du chariot qui le conduit au lieu de son supplice, lit un livre de chimie, apparemment indifférent à son sort et aux forts probables huées et crachats, sur son passage, du petit peuple de Paris, que les responsables de la Terreur trompent, mais petit peuple qui jouit déjà ainsi à très bon compte de quotidiens et véritables « reality shows » à moindre frais.

Lorsque le cocher immobilise son ou ses chevaux sur la place de la Révolution, Lavoisier est encore plongé dans sa lecture studieuse. Avant de se lever une ultime fois, il corne doucement le bord de la page où sa lecture s’interrompt définitivement, referme calmement le livre et dépose celui-ci à sa place sur la banquette. Ce sera la cinquième tête tranchée en après-midi du 8 mai 1794...

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J’ignore si cette anecdote est authentique mais je la trouve formidable, pas vous ?

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Allez, changeons un peu de registre et parlons de magie. Je suppose (et j'espère) que vous avez tous entendu parler du grand Houdini ?

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Surnommé le roi de l'évasion car rien ne pouvait le retenir prisonnier (regardez la vidéo ci-dessous), cet "éternel évadé", auteur d’un traité sur les menottes, passa sa vie à inventer des pièges spectaculaires et à s’en libérer pour le plus grand bonheur du public américain au début du xxe siècle.

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Le plus célèbre tour exécuté par ce grand magicien se nommait "La malle des Indes". Il s'agissait de s'extraire d'un coffre rempli d'eau, fermé et enchaîné, alors que lui-même était ligoté dans un sac à l'intérieur.

malle

Un jour, après une représentation, il rencontra un jeune étudiant en arts, Sam Smiley, qui venait d'esquisser son portrait pendant qu'il était sur scène. Houdini l'invita alors dans sa loge afin qu'il puisse terminer le portrait.

Smiley lui demanda alors s'il était vrai qu'il pouvait résister à n'importe quel coup porté dans l'estomac. le magicien répondit par l'affirmative. Alors, sans attendre qu'il se "prépare", l'étudiant le roua de coups. Moins de deux semaines plus tard, le 31 octobre 1926, le grand Houdini mourait d'une rupture d'appendice...

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Les potins du blog : La semaine du goût en France

Pour ceux qui ne savent pas quoi faire cette semaine ou qui voudraient se faire plaisir, je vous signale qu'à partir de ce dimanche, va se dérouler un peu partout en France la semaine du goût. Donc, s'il y a bien une semaine où il faut que vous alliez au restaurant, c'est cette semaine en particulier car de nombreux restaurateurs vont vous proposer un menu alliant saveur et bon rapport qualité-prix. Sinon, si vous ne voulez pas aller au restaurant, pourquoi ne pas cuisiner un truc sympa pour ceux que vous aimez ?

Chez Père Aimé, c'est un peu particulier. En effet, comme je bosse le week-end et que nos jours de repos en commun avec madame Aimé sont le mercredi et jeudi, nous essayons tous les deux, à tour de rôle, de cuisiner des trucs sympas car oui, nous sommes deux grands gourmands.

Alors, semaine du goût oblige, laissez-moi vous dévoiler ma recette de...

Epaule de Veau Braisée aux Girolles

Rassurez-vous, je ne vais pas changer mon blog et le transformer en blog culinaire mais j'aime tellement manger et cuisiner, que je ne résiste pas, semaine du goût oblige, à vous dévoiler cette recette ultra simple que vous pouvez faire avec n'importe quoi.

Alors, tout d'abord, ciselez quelques oignons, préparez quelques gousses d'ail entières (sans les écraser) avec deux-trois branches de romarin, nettoyez une bonne grosse poignée de girolles (mais n'importe quel champignon fera l'affaire, à part l'amanite phalloïde bien sûr).

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Ensuite, salez et poivrez une épaule de veau (ou une rôti de porc, au choix) et faîtes le saisir dans de l'huile (d'olive, normal) afin de bien saisir et "caraméliser" les quatres faces.

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Une fois que la pièce de viande est bien saisie de tous les côtés, la réserver à part et jeter dans la matière grasse très chaude votre mise en place d'oignons ciselés, ail en chemise, romarin et champignons (ici, des girolles). Bien saisir le tout, en remuant bien fort au fond afin de bien décrocher les sucs de la viande. Bien faire évacuer l'eau de cuisson en laissant mijoter.

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Une fois que les champignons sont bien revenus, déglacez en incorporant l'équivalent de 75cl de liquide. Pour ma part, j'utilise toujours un bouillon en cube et un peu de vin blanc mais vous pouvez tout aussi bien mettre une bière brune (à mon goût, seule la bière brune est idéale pour des plats typés en raison de so amertume). Mais ici, cela sera donc un bouillon de volaille car je fais attention à notre ligne...

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Là encore, bien remuer afin de toujours bien décrocher les sucs de la marmite à l'aide de votre cuillère fétiche. Puis, remettre votre pièce de viande et enfournez à four très chaud pour au moins une heure. N'oubliez surtout pas d'arroser en cours de cuisson et ensuite, dégustez le, accompagné de petite pommes de terre tout simplement cuites au four avec juste un filet d'huile d'oilve, un soupçon d'ail en chemise et quelques brisures de romarin. Un pur délice, vraiment...(et je dis pas ça parce que c'est moi qui l'ai fait !)

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Et décidément, comme on ne se refuse rien, j'ai même trouvé à bon prix (car fin de saison oblige) ceci :

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Mara des bois et Framboises de Pays  ! Un pur délice que nous avons mangé avec un très léger soupçon de sucre, comme ça...

Voilà, j'espère que je vous aurai donné envie de cuisiner, de manger et pourquoi pas, d'afficher ce que vous avez préparé sur vos blogs respectifs ! je viendrais vérifier :-)

Allez, passez un excellent week-end ! Moi, je file bosser...

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09 octobre 2008

30 ans déjà...

Père Aimé ne pouvait décemment pas passer à côté...

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07 octobre 2008

Le "pourquoi-comment" du bonjour...

Dans l'établissement où j'officie, la tradition veut que ce n'est que lorsque tous les employés sont réunis près de la machine à café que je commence à les saluer et là, commence l'immuable cérémonial :
"Salut Père Aimé, tu vas bien ?"
et moi, innocemment, je tends ma petite menotte vers mon collègue qui me la broie aussitôt d'un geste énergique et croyez-moi, à l'hôtel, les sensations renssenties lors de la poignée de main sont à chaque fois différentes car entre les employés, les fournisseurs, les représentants et les quémandeurs en tous genres, je peux comparer ceux qui ont les mains moîtes ou humides car pas fini d'essorer la salade, ceux qui ont autant de force dans la main qu'une limace asthmatique et ceux qui ont une broyeuse à la place de leur appendice.

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Nempêche, cela n'a l'air de rien, mais c'est fou ce que l'on peut percevoir comme paramètres objectifs à travers une simple poignée de main, non ? Vous ne vous êtes jamais posé la question ? A mon sens, quatre s'imposent : chaleur, humidité, durée et force de la pression. Je suis même persuadé qu'un psychologue peut arriver à déduire un tas de choses à partir d'une simple poignée de main comme par exemple si le salueur souffre de troubles obsessionnels compulsifs ou s'il a menti. Le pire restant quand même l'employé qui remonte sa braguette car il revient juste de pisser et que vous soupçonnez de ne pas s'être lavé les mains mais bon, là, c'est une autre histoire...Mais ne nous trompons pas, une main chaude et moite peut être autant le signe d'une émotion que celui de la canicule et inversement, une main froide et sèche peut tout aussi bien indiquer un radiateur en panne plutôt qu'un signe d'hostilité quelconque, et donc, on ne peut rien en conclure.

Quant à la pression des doigts, si l'équation admise "concasseur de granit=gros costaud expansif" et "macaroni trop cuit=grosse chochotte timide" peut parfois se vérifier, je trouve dans mon entourage des personnes qui, bien que frêles, voir limites rachitiques nerveux, hé bien ces personnes ont néanmoins un serrage de paluches dignes d'une pince de désincarcération des pompiers et inversement, j'ai un employé de l'hôtel assez rondouillard costaud qui lui, en revanche, a une poignée de main incroyablement molle et personnellement, je déteste ça ! je préfère une vraie poignée de main, franche mais sans être trop virile non plus car faut pas déconner, nous ne sommes pas à un concours de bras de fer entre bûcherons !

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Et si on parlait de durée maintenant, hein ? une poignée de main (à partir du moment où les deux épidermes palmaires rentrent en contact et entre celui où ils se séparent), c'est à dire grosso-modo,  entre 2 à 3 secondes. Moins de temps et cela équivaudrait à l'interpréter comme un synonyme de réserve, voir d'hostilité. En revanche, au dessus de 5 secondes, ce n'est plus poignée de main, c'est carrément un signe d'affection. Mais au fait, vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi on se serre la main la main ?

En règle générale, les gestes de politesse ont souvent une raison précise. Tenez, lorsque j'accompagne une personne du sexe féminin (qu'elle soit jeune, vieille, jolie ou laide) visiter une chambre à l'étage, la politesse veut que je passe le premier, et pourquoi ? Tout simplement pour ne pas donner l'impression à la cliente que je lui reluque ses fesses, ce qui n'est alors absolument pas mon style.....

escalier

Remarquez, vu l'âge de la clientèle, cela en vaut rarement la peine et malheureusement, je n'ai que trop très rarement des Adriana Karembeu en puissance. Pareil, lorsque je redescends, je passe encore le premier mais cette fois là, c'est pour une autre raison. En effet, si elle vient à tomber, je peux la rattraper au passage (enfin, si je suis assez rapide).

Alors, le fait de se serrer la main aurait aussi une raison cachée. Pour la comprendre, il faudrait remonter jusqu'au au temps des châteaux forts et à l'époque, on ne faisait pas trop confiance au gens. En effet, lorsque vous croisiez quelqu'un, il y avait de fortes chances de vous retrouver avec un couteau planté dans le ventre. Alors, quand deux personnes se rencontraient, chacun tendant sa main droite vers l'autre, pour lui prouver qu'elle n'était pas armée.

Pourtant, moi, la façon de saluer que je préfère, c'est de faire la bise ! mais attention, uniquement au personnel féminin. En latin, le nom du baiser prends 3 formes : l'osculum pour un baiser d'amitié sur les joues, le basium pour un baiser affectueux sur les lèvres et le suavium pour un baiser amoureux et passionné. Comme on le sait, le baiser peut exprimer une grande variété d'émotions, allant de la tendresse à la passion enflammée, en passant par l'érotisme. Dans plusieurs pays de l'Orient, le baiser a toujours été considéré comme étant un geste très intime.

Les anthropologues attribuent l'origine du baiser et du french kiss à la relation mère-enfant. Bien avant l'apparition des petits pots, les mères mâchaient la nourriture pour l'introduire directement entre les lèvres de leur bébé. Un geste archaïque de fusion parfaite, qui aurait ensuite évolué en reniflements, effleurements labiaux sur les mains, le visage avant de devenir ce qu'il est.

bise

Aujourd'hui, la bise, usitée dans un rapport de familiarité, se pratique entre hommes et femmes. Nul doute que le contact d'un organe intime comme la bouche avec une zone sensible du visage, la joue, est un rapport beaucoup plus charnel que la poignée de main puisqu'il lie l'épiderme à l'oralité et qu'il fait appel à des sens plus développés : le toucher, plus intense par les lèvres que par la paume, et surtout l'odorat, lorsque le nez frôle ou touche la peau de l'autre (p'tain Ginette, tu cocottes ce matin !)

Mais attention, charnel ne signifie pas non plus sexuel, car la bise marche tout autant dans le cercle familial, et exprime plusieurs palettes d'affectivité. Elle se pratique donc d'abord entre membres d'une même famille, puis entre amis, et enfin entre collègues proches et dans presque tous les milieux professionnels.

Toutefois, elle apparaît bien comme substitut symbolique d'un acte sexuel quand on songe que, jusqu'à ces dernières décennies en Europe de l'Ouest, elle n'était pas convenable pour les hommes entre eux. Entre hommes et femmes, entre femmes, parents, frères, soeurs, cousins, pas de soucis mais entre mecs sans liens familiaux, pas question : les hommes ne s'embrassent pas disait la règle, toute transgression pourrait alors apparaître comme un signe d'homosexualité.

Mais l'évolution des moeurs et la mode aidant, la bise entre hommes est devenue une pratique banale, partant du milieu "people" presse-télé-pub, on la rencontre de plus en plus maintenant chez certains cadres voulant se la jouer cool dans des entreprises tout aussi relax mais pourtant, allez savoir pourquoi, on la pratique encore assez peu entre les bûcherons du fin fond du Jura...

Et pour illustrer ce post, je n'ai rien trouvé de mieux que ça :

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Les potins du blog...

Je prends le relais de Joséphine qui a été la première ce matin à souhaiter en ce 7 octobre la fête de notre très cher Montana et donc, à mon tour, je dis :

Bonne fête Montana ! 

Hé oui les filles, tout comme son maître, notre cher Montana se nomme lui aussi Serge ! Allez, j'en profite pour raconter brièvement l'histoire de ce saint :

Serge aurait été un officier supérieur romain, commandant avec son collègue Bacchus une troupe d'élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium. Ils furent tous deux dénoncés comme chrétiens et confessèrent courageusement leur foi.
Bacchus meurt sous la flagellation; Serge, après divers tourments dont il sort indemne, est finalement décapité. Il ne reste que quelques ruines de ce qui fut un centre de pèlerinage d'une richesse inouïe. Au 6ème siècle, on bâtit même une muraille de trois mètres d'épaisseur entourant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres pour protéger des voleurs les dons que faisaient les pèlerins.

Pour finir ce post, j'allais oublier le plus important ! Notre petite Polyne, THE star of Montpellier est enfin back...

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Bonne fin de journée à tous et bonne semaine ! Moi, après un très long week-end à bosser et supporter du monde, je suis enfin en repos et vous dis à...

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03 octobre 2008

Dans ce post, une histoire aussi tragique que mythique
ainsi qu'une tranche musicale inédite
qu'affectionne particulièrement Père Aimé !

Voilà, nous sommes vendredi et l'heure est venue pour moi d'une part, de reprendre le boulot (hé oui, la restauration, c'est tojours en décalé, on travaille quand les autres s'amusent) avec ce soir une mention spéciale au groupe d'allemands qui vont bien me les briser "menu-menu" (je sens qu'il va falloir que je sorte mon caractère à la c.. pour qu'ils comprennent qu'ils faut pas m'emmerder) et d'autre part, il est grand temps qu j'affiche un nouveau post. Tant que j'y suis, j'en profite pour tous vous remercier d'avoir laissé un trace écrite ! Je savais bien que mes lecteurs étaient sympas :-)

Que dire sur ce nouveau post ? ben, cela faisait déjà pas mal de temps que je voulais l'afficher mais bon, entre mon boulot plus que prenant et une maison qui ne demande que des réparations, le temps venait à me manquer mais bon, réjouissez-vous car voilà enfin ce jour tant attendu où je vais enfin vous parler de ce couple devenu mythique. j'espère sincèrement que vous aviez quand même deviné de qui j'allais parler, non ? Allez, lets go !

Voici pour vous, la véritable histoire de...

Bonnie and Clyde !

Elle, c'est une petite serveuse. Une blonde dont les boucles ont des reflets roux. Il y en a mille comme elle. Mille dont le joli minois et la fraîcheur font tourner la tête des hommes. Bonnie Parker n'a rien d'exceptionnel et n'est ni grande, ni petite. Mince, presque frêle. Elle aime la mode et le rouge mais attention, pas n'importe quel rouge, non, le rouge qui claque, le rouge passion. C'est une Américaine moyenne, un peu frivole, un peu fleur bleue aussi. On pourrait dire presque ordinaire s'il n'y avait ce regard, cette détermination dans le regard que l'on remarque sur toutes les photos de l'époque. Avec quelque chose de sauvage aussi, de presque animal au fond des yeux.

bonniealone    Bonnie_Parker

Issue d'une famille modeste, Bonnie Parker est une jeune fille cultivée. Au collège de Cement City, elle était même une excellente élève. Elle écrit des poèmes. Mais au Marco's Cafe de Dallas, où elle travaille, elle s'ennuie à mourir et passe ses journées à servir des hommes dont le regard s'appesantit parfois sur elle. Et pas uniquement pour commander une bière mais ces hommes là, elle les ignore, elle les méprise.

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Du haut de son mètre soixante-cinq, Bonnie n'a pas envie de petites histoires médiocres, d'étreintes furtives derrière le comptoir. Non, elle rêve d'aventure, se voit en héroïne romantique et, pour remplir ces journées qui s'étirent en longueur sous l'écrasant soleil texan, elle tue le temps en dévorant des revues à l'eau de rose. Non, vraiment, elle n'a pas un regard pour ces hommes qui traînent au bar, pas son genre. Et puis les loosers, elle a déjà donné.

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La jeune fille s'est mariée à 16 ans avec Roy Thornton qu'elle avait rencontré un an plus tôt. Elle a cru que c'était lui. Elle a cru que c'était l'amour avec un grand « A » et la midinette qu'elle était s'est même fait tatouer sur la cuisse deux cœurs enlacés avec leurs noms, Bonnie et Roy. Elle aurait dû attendre un peu avant de se marquer la peau à vie car un an à peine après leur mariage, Roy Thornton se retrouve en prison pour meurtre. Pauvre Bonnie, mauvaise pioche.

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Les rêves de Bonnie en prennent un coup. Elle rumine sa peine et n'est pas loin de déprimer mais elle garde tout de même cette flamme au fond de l'œil. Cette soif d'absolu, elle va pouvoir l'étancher lorsque son chemin va croiser celui de Clyde Barrow, à West Dallas, où Bonnie est venue rendre visite à une amie. On est en 1930 et l'Amérique vient d'être secouée par le crash boursier de 1929, le fameux mardi noir. Les entreprises font faillite par milliers, les banques ferment et les particuliers trinquent. Près d'un quart de la population se retrouve au chômage et les files d'attente à la soupe populaire s'allongent.

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Clyde Champion Barrow, en fait Clyde Chestnut Barrow, n'a pas vraiment le profil du prince charmant. Pas très grand, brun, ce troisième rejeton d'une famille de huit enfants a cependant un je-ne-sais-quoi qui plaît aux femmes. Est-ce ce petit air effronté, cette insolence dans l'œil sombre ? Est-ce cette mèche rebelle ? Ou cette mine de mauvais garçon qui s'assume ? En tout cas, cela se sent, lui qui n'a jamais été doué pour les études sait ce qu'est la pauvreté ainsi que le regard condescendant des autres.

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Son père a dû abandonner sa ferme à Telico, au Texas, pour ouvrir une station-service à Dallas. Clyde Barrow l'aide rarement. C'est un jeune hâbleur, tendance glandeur. Un joueur aussi, et qui aime miser gros. Mais surtout, ce qu'il aime, c'est se procurer des frissons en volant. Il commence donc par de menus larcins avec son frère Buck, en volant des dindes qu'il revend après. Le vol de volailles ne rapportant pas assez d'argent, il décide de passer à autre chose : le vol de voitures.

Bonnie et Clyde. Quand ces deux-là se croisent, ils ne savent pas qu'ils vont devenir un couple de légende. Les Robin des Bois de la Grande Crise, les Roméo et Juliette de la Dépression, amants magnifiques et maléfiques. Ils ont respectivement 20 et 19 ans mais n'ont rien à perdre avec cette envie de vivre, quitte à devenir des criminels.

Romantiques certes, liés par une folle passion, un amour violent et puissant, mais criminels tout de même. Ce qui les relie ? Leur égal souhait d'exaltation, d'enivrement. Ce qui les rend populaires ? L'impression qu'ont certains Américains touchés par la crise, d'être vengés par eux. De prendre leur revanche sur les banquiers qui les spolient.

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L'aspect romanesque de leur folle cavalcade n'est pas pour déplaire à une Amérique qui s'enfonce dans la morosité et, comme des Gavroche tout étonnés par leur propre audace, les deux tourtereaux adorent se prendre en photo, l'air conquérant, tendrement enlacés sur le capot d'une voiture. C'est ainsi qu'une photo de Bonnie, cigare au bec, a fait le tour des États-Unis.

On l'a cataloguée en excentrique, audacieuse égérie alors qu'en fait elle fumait des Lucky Strike. Le début de la « collaboration » de Bonnie et Clyde interrompue par plusieurs arrestations de Clyde commence en 1932. Rapidement, ils sèment la terreur dans plusieurs États américains : Texas, Oklahoma, Missouri, Louisiane, Nouveau-Mexique… Et vont crescendo dans les délits commis : Commerces dévalisés, attaques à main armée, braquage de stations-service, de banques et, pour finir, meurtres. Douze au total. Douze personnes, en majorité des policiers, tués froidement, sans état d'âme. Le premier de la liste, en avril 1932, est le propriétaire d'une bijouterie, John Bucher.

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Bien que Clyde affirme qu'il était dans la voiture au moment de la fusillade, il est désormais fiché et recherché par la police pour meutre, de même que son compère et ami d'enfance Raymond Hamilton.Ensuite, c'est l'enchaînement avec deux autres policiers, assassinés à Atoka, alors qu'ils étaient sur la trace des fuyards.

Chez ce couple de criminels, qui est en réalité un gang, le gang Barrow dont fait partie Buck, le frère de Clyde, tué en 1933, sa femme Blanche, et W.D. Jones, chacun a sa spécialité :
Bonnie, la lettrée du couple, couche sur le papier leurs aventures et va même jusqu'à envoyer son poème autobiographique "The Story of Bonnie and Clyde", à plusieurs journaux qui le publient. La belle est un brin narcissique.
Clyde, lui, est un cynique volontiers moqueur qui semble vouloir compenser son impuissance sexuelle par un pouvoir qu'il entend exercer sur les autres. Preuve de son extraordinaire culot : quand il est arrêté par la police en 1929 avec William Turner et Frank Hardy à l'hôtel Roosevelt de Waco, au Texas, sanglotant dans un torrent de larmes, il dit au chef de la police, Hollis Barron, qu'il a été kidnappé par ses deux compères. On le laisse filer alors qu'il était fiché...

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Quelques mois plus tard, un policier arrête le couple pour excès de vitesse. Clyde le contraint à monter dans leur voiture. La batterie de la voiture tombe en panne et Clyde oblige alors le représentant de la loi à en voler une, puis à réparer la voiture avant de le laisser sur le bord de la route.

Mais Clyde est aussi fou amoureux de sa belle. A plusieurs reprises, pour lui plaire, il tente aussi de rentrer dans le rang, de s'acheter une respectabilité, mais il est trop tard, les deux en ont trop fait. Ils sont devenus des ennemis publics recherchés dans tout le pays et rien ne peut arrêter l'engrenage.

Dès que Bonnie et Clyde se trouvent un petit repaire tranquille, ils sont obligés de le quitter. Ils doivent ainsi s'échapper en catastrophe du Red Crown Tourist Camp, à Platte City, dans le Missouri, où ils avaient loué un gentil petit deux-pièces avec garage. Puis ils sontà nouveau retrouvés par la police dans un parc à Dexter, dans l'Iowa. L'équipée tourne mal et, en 1933, le frère de Clyde, Marvin, dit « Buck », meurt de ses blessures dans un hôpital de l'Iowa, tandis que sa femme Blanche est incarcérée au Missouri State Penitentiary.

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Les mois qui suivent vont être les plus difficiles. Bonny et Clyde se retrouvent tous les deux lâchés par W.D. Jones qui, arrêté, assure aux policiers qu'il a collaboré avec le couple maudit sous la contrainte. La jambe de Bonnie, mal soignée, la fait souffrir. En novembre 1933, les amoureux échappent encore à une embuscade montée par le shérif Smoot. Leur voiture est criblée de balles qui atteignent leurs jambes. Mais ils arrivent encore à s'enfuir.

Entre janvier et mars, rejoints par Raymond Hamilton, Bonnie et Clyde attaquent plusieurs banques. Au Texas, en Avril 1934, ils tuent deux jeunes policiers qui pensaient qu'ils avaient besoin d'aide. Quelques jours plus tard, dans l'Oklahoma, ils exécutent un autre représentant de l'ordre. C'est la dernière salve.

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La fuite devient désespérée et la police harcèle leurs proches. Puis, le 23 mai 1934, près de leur cachette à Black Lake, en Louisiane, ils tombent dans un piège monté par la police et meurent enlacés, criblés de balles. Une légende est née.

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Plus de trente ans plus tard, en 1968, un an après la sortie du fameux film d'Arthur Penn, avec Faye Dunaway et Warren Beatty, Serge Gainsbourg, inspiré par la romance-errance de ces deux parias passionnés, écrit dans sa chanson Bonnie and Clyde :
« De toute façon, ils ne pouvaient plus s'en sortir. La seule solution, c'était mourir, mais plus d'un les a suivis en enfer quand sont morts Barrow et Bonnie Parker...»

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Maintenant, un style de musique que j'aime beaucoup ...

Bon, après ce post un tantinet longuet, je vais vous dévoiler une autre facette de Père Aimé. Tout le monde rigole de mes goûts musicaux mais attention, je n'aime pas que Dalida, Joe Dassin, Brel ou Brassens ! Vous savez (peut-être pas tous mais je vous l'apprends) que j'ai travaillé comme Barman et dans mon parcours professionnel, il y a un passage à part. En effet, j'ai eu l'immense privilège de faire partie du personnel de bar du "Lionel Hampton jazz Club" de l'Hôtel Méridien Porte maillot à Paris. Outre une histoire professionnelle et humaine formidable, j'ai eu aussi le plaisir de découvrir une musique particulière : le jazz !

Un jour, je vois sur le pré-programme que nous allions recevoir un groupe d'aveugles noirs. Vous pensez bien que con comme j'étais, je m'étais fendu la pipe et je m'imaginais déjà un groupe composé de vieillards séniles en train de battre la mesure avec leurs cannes blanches (hé oui, j'étais très très bête à 25 ans, mais je vous rassure, j'ai mûri.....un peu).

Mon patron m'a alors assuré que jusqu'à maintenant, côté jazz, je n'avais encore rien vu et que le gospel de ce groupe était vraiment exceptionnel et croyez-moi, j'ai pas été déçu ! Ils nous ont mis le feu tous les soirs et ce, pendant deux semaines qui m'ont paru très courtes. J'avais même bossé sur mes repos pour les voir jouer, c'est vous dire...

Ce groupe, c'est l'histoire, merveilleuse et inattendue, de petits garçons noirs et aveugles du sud des États-Unis, qui prennent un pari fou à l'orée de la Seconde Guerre Mondiale : celui de mener carrière en louant Dieu et pour cela, ils vont se former à  l'Institut pour les aveugles noirs d'Alabama (Alabama Institute for the Negro Blind). Mais en plus de soixante années de carrière, les Blind Boys of Alabama ne se sont pas contentés de chanter haut la Parole du Seigneur. Après s'être produits aux côtés d'Elvis Presley, Al Green, Mavis Staples, Aaron Neville ou Little Richard, ils se sont ouverts aux compositions de Prince, Bob Dylan (« I Believe in You ») ou Tom Waits et ont offert des succès non-négligeables à des artistes comme Ben Harper ou Peter Gabriel.

Alors, laissez-moi vous présenter ce groupe mythique  :

The Five Blind Boys of Alabama et un de leurs grands succès :
"Look where he brought me from !"

Pour les plus pressés, il y a 28 secondes de bla-bla, mais ensuite...

Si quelqu'un peut en dire plus sur ce groupe, qu'il n'hésite pas à le faire sous forme de commentaires, j'en serai ravi ! Allez, pour finir sur une note pleine de fraîcheur, de finese et de poésie...

Vuillemin_Ouarf

Sacré vuillemin :-)

Excellent week-end à toutes et tous et promis, si mes clients me laissent un peu de temps, je compte bien venir vous embêter sur vos blogs respectifs !

(et je vous met au défi de rester devant votre ordinateur
sans claquer au moins une fois des doigts !!)

Posté par aimelacapelle à 08:00 - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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