Aimé, Père Aimé, peu importe mais voici le blog d'Aimé, de Père Aimé, mais pas Aimé Duval !

Aimé ou Père Aimé, voici le blog de Père Aimé (pas Aimé Duval, attention)est un blog bien (si,si) car on y parle de tout ! et quand je dis tout, ce n'est pas quelque chose que je dis en l'air mais bon, comme il faut faire un choix, j'ai choisi l'histoire e

29 septembre 2008

Encore tagué !

(mais à la fin de ce post, d'autres vont l'être !)

Hé voilà, je vais faire un tour sur des blogs que j'aime bien et que je ne nommerai pas (Kali, celle qui a beaucoup de chance car elle vit en Corse ET sur un bateau ainsi que Barbasucre et sa barbafamille) et vlan, je me retrouve tagué ! Bon, comme c'est un tag intelligent, qui ne doit pas faire raconter trop de conneries mais aussi et surtout parce que j'adore lire les frasques de ces jeunes femmes, je m'exécute :

Le principe du jeu :
Prendre le livre qu’on est en train de lire, l’ouvrir à la page 123 et copier 5 lignes de texte à partir de la cinquième ligne. Donner les références du livre et taguer d’autres pauvres malheureux !

Les vacances de la Toussaint et mon périple parisien approchant, cela ne pouvait être qu'un livre pouvant m'y préparer alors c'est parti :

Le lendemain 26, on constate que la gangrène a gagné l'os.
"Mon cher enfant, déclare le Roi au petit dauphin, vous allez être le plus grand roi du monde, n'oubliez jamais les obligations que vous avez à Dieu. Ne m'imitez jamais dans les guerres ; tâchez de toujours maintenir la paix avec vos voisins et de soulager votre peuple autant que vous le pourrez, ce que j'ai eu le malheur de ne pouvoir faire par les nécessités de l'Etat. Suivez toujours les bons conseils et songez bien que c'est à Dieu à qui vous devez ce que vous êtes..."

Ce court passage est tiré du livre : Versailles, la passion de Louis XIV et je ne vous marque pas la référence car j'ai beaucoup mieux :

versailles

Allez, je suis bon prince et vous marque le petit résumé inscrit derrière ce livre :

"Versailles, prodigieux décor de pierre, d'or, d'eau et de verdure, domaine enchanté d'harmonie et de majesté, est l'oeuvre personnelle d'un seul homme, à la fois grand artiste et grand décorateur : Louis XIV. C'est le fruit de sa volonté, de sa constance et de sa patience. résistant aux critiques des septiques, c'est lui, en effet, qui a transformé le modeste chateau de son père Louis XIII en l'un des plus merveilleux palais du monde, lui qui a tout décidé, tout organisé, veillant attentivement à chaque détail, même s'il a été assisté d'illustres architectes.

En 1682, sans attendre la fin des trvaux, il s'y fixe à demeure, entraînant avec lui, dans ce qui devient alors une gigantesque ruche de pierre, le gouvernement de l'Etat et la société de Cour.

A travers cinquante belles histoires, Jean-Christian Petitfils nous ouvre les portes de cette éclatante réussite architecturale au Grand Siècle. Des somptueuses fêtes de la Cour aux heures sombres du règne, sans oublier les détails pittoresques de la vie quotidienne, c'est le Versailles du Roi Soleil dans son ensemble qui se trouve ici évoqué d'une plume vivante et agréable."

Alors, si vous aussi êtes comme moi, que vous raffolez d'anecdotes en tous genres et que ce résumé vous a donné envie d'en savoir plus, vous n'aurez plus qu'à cliquer ici pour commander ce livre.

Voilà maintenant le passage obligé à tout tag : taguer d'autres personnes ! mais je sais que certains n'aimeront pas ça, alors ceux qui veulent répondre le font et je n'en voudrais absolument pas aux autres ! En revanche, je n'envoie rien à ceux que je tague, je verrai ainsi ceux qui me lisent régulièrement. Alors, je tague :

- Joséphine
- Montana (qui, même si je sais qu'il n'a pas de blog, peut répondre sous forme de commentaire(s) ici)
- Elle
- Vaness
- Sappho

Et à très bientôt où je vous afficherai enfin ce post sur ce couple tristement célèbre...

Excellent lundi à tous ! (et encore désolé pour ce fond de page blanc qui fait mal aux yeux mais j'ai pas le temps de rectifier !)

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26 septembre 2008

Aujourd'hui dans ce post, une réponse à une question existentielle
pour toutes celles et ceux qui n'ont jamais (je suis sûr) osé la poser !

Aujourd'hui, théoriquement (et si je suis ce que j'ai dit lors du dernier post), je devrais vous parler d'un couple devenu tristement célèbre mais j'ai décidé de reporter ce post à plus tard, sûrement à ce week-end d'ailleurs.

Ce beau soleil automnal  me mettant de bonne humeur, j'ai plutôt envie de faire un post un chouia moins coincé que les autres (je ne devrais pas avoir de mal) et j'espère donc que vous ne m'en voudrez pas si ce post adopte un ton un peu plus "carabin" que d'habitude.

La première partie rappellera sûrement des souvenirs à certains lecteurs de la toute première heure mais j'ai pensé que cette piqure de rappel ferait une bonne introduction à la seconde partie de ce post.

En écrivant le titre de ce post, je vois déjà Madame mon épouse qui tord son nez et qui fronce les sourcils, mais qu'elle se rassure (vous aussi d'ailleurs), car tout au long de ce post, je ne vais vous parler que de sciences.

Au sexe, la science y fut vite confrontée puisque l'entrejambe humain était tôt ou tard destiné à constituer, comme tout le reste de la création, un objet d'études. Et le premier à s'y coller fut un certain Leeuwenhoek.

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Avec habileté, zèle, une curiosité sans fin, et un esprit ouvert, libre des dogmes scientifiques de l'époque, Leeuwenhoeck fit certaines des plus importantes découvertes de l'histoire de la biologie.

Anton Van Leeuwenhoeck est né le 24 octobre 1632 (hé, hé, moi je suis né un 25 octobre), à Delft en Hollande et y moura le 26 août 1723 à l'âge honorable (pour l'époque) de 90 ans.

Son père fabriquait des paniers d'osier, sa mère était d'une famille de brasseurs. Il reçut une instruction minimum à l'école primaire puis en mathématique et en physique. Dès l'âge de seize ans il séjourne à Amsterdam pour y apprendre le commerce auprès d'un drapier.

En juillet 1654 il se marie avec une anglaise Barbara de Mey dont il eut cinq enfants et en 1666, il est nommé Chamberlain de la Chambre de Commerce de Delft.

La vie scientifique de Leeuwenhoeck a vraiment commencé vers 1671, il avait 39 ans, sans doute sous l'influence de sa seconde épouse Cornelia Swalmius, la fille d'un pasteur. Au cours de son voyage en Angleterre en 1668, il a pu voir des dessins d'agrandissement de tissus bien plus détaillés que tout ce que les lentilles alors disponibles en Hollande pouvait permettre. 

A cette époque, voulant améliorer, par polissage, les perles de verres utilisées par les drapiers pour examiner la qualité du tissage des étoffes, il mit au point son premier microscope (Cette copie a été faite à partir des descriptions qu'il a laissées.

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Les échantillons étaient placés sur la pointe et positionnés de façon à être devant la lentille. L'ensemble était placé de façon à ce que la lumière diurne passe au travers du spécimen. L'observateur pouvait alors regarder à travers la lentille le matériel illuminé.

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À partir de ce moment, la construction de centaines de microscopes, d'or et d'argent et les observations microscopiques constituèrent le but des patientes recherches de Leeuwenhoeck. Il avait de toute évidence une très bonne vue puisqu'il fut le premier à constater en 1678 que le sperme de l'homme était constitué de milliards de petites bestioles grouillantes alors que ces dernières étaient à la limite du pouvoir de résolution de ses lentilles.

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Lorsque il fit cette découverte incroyable, il écrivit aussitôt à la Royal Society de Londres, la plus haute autorité scientifique du monde, dont il était correspondant. Mais, la plume dans la main, une angoisse extrascientifique lui glaça le sang. Les savants de la Royal Society n'étaient pas vraiment de moeurs plus libérales que le reste de l'Europe, à cette époque pétrie de morale religieuse. Avant même d'arriver à la fin de la lettre signalant l'extraordinaire découverte, ses doctes correspondants allaient se poser inévitablement la question suivante : "Pour examiner du sperme, il faut qu'il soit frais car le sperme sèche vite. D'où donc notre honorable chercheur tenait-il l'objet de l'étude ?"

Vous conviendrez qu'il lui était impossible d'admettre qu'il s'était taillé une branlette, taillé un poireau, ciré la colonne, même pour des raisons supérieures ! Que pèserait la découverte des spermatozoïdes face au voile d'opprobre qui recouvrait alors la veuve poignet ? il déchire donc sa lettre et recommence mais cette fois-ci, avec une plume précautionneuse : "Si votre Seigneurie estimait que ces observations sont de nature à provoquer répulsion ou scandale parmi les doctes, je la prierais très instamment de les tenir alors pour privées, et de les bien vouloir publier ou détruire selon que bon lui semblera."

Il y affirme aussi que les animalcules observés ont été "acquis" à la suite d'un rapport "légal", laissant imaginer la contribution à la science de sa légitime épouse au sein des liens sacrés du mariage.

La morale était sauve, le tour était joué et il sera élu à la Royal Society en 1680 !!

Et maintenant, rrrtttrtrtrrtrtrtrttrtrtrttt

(là, imaginez un roulement de tambour) !

Etant gamin, tout le monde a chanté des chansons paillardes et ne me dîtes pas que ce n'est pas vrai ! Qui n'a jamais chanté les aventures d'un célèbre curé qui habite un village tout près de chez moi ? Allez, pour vous aider, je vous rafraîchir la mémoire en vous écrivant quelques couplets :

Le curé de Camaret à les couilles qui pendent,
Le curé de Camaret a les couilles qui pendent,
et quand il s'asseoit dessus, elles lui rentrent dans le cul,
il bande, il bande, il baaaaaande...

Le curé de Camaret a un troupeau de vache
Le curé de Camaret a un troupeau de vache
Et comme il a pas d'taureau
C'est lui qui s'tape tout l'boulot
Quel homme, quel homme, quel hooommme

Et je vous fais grâce des cinq autres couplets tout aussi remplis de finesse ! Mais concernant le premier couplet, il n'y a rien qui vous choque ?

Hé oui, le saint homme à les c... qui pendent ! mais pourquoi pendent-elles ? Alors, Père Aimé dans son imense bonté vous apporte la réponse que vous attendez tous à une question qui, j'en suis sûr, aura brûlé les lèvres de beaucoup de monde mais que peu de monde aura osé posé, et cette question est :

Pourquoi les testicules des hommes pendent ?

Non non, restez, ne partez pas ! Je vous avais prévenu, non ? aujourd'hui, c'est un post relâche et à tous points de vue :-)

Tous les organes vitaux sont protégés, le coeur, le poumon, le foie, les ovaires...excepté les bijoux de famille (ou, au choix, cojones, roupettes, burnes et j'en oublie sûrement) ! Ces "attributs" donc, se baladent à l'extérieur de l'enveloppe corporelle, tels une abberation anatomique .

Pour le pénis, lui, on comprends bien qu'il doit se situer à l'extérieur, mais les bourses qui renferment les fragiles testicules chargés de la production des spermatozoïdes, elles, elles sont comme deux orphelines abandonnées en plein courant d'air. Hé bien, accrochez-vous car cette situation est voulue !

A 37°C, les spermatozoïdes ne se déplacent plus mais comme la nature est bien faîte, elle les a placés en "chambre froide", à 35°C, dans les testicules avec pour chaperon un tout petit muscle appelé dartos (ne pas confondre avec un certain Darcos dont on parle beaucoup actuellement et qui lui, est un muscle distendu et qui ne sert pas à grand chose) et ce dartos donc, est chargé de réguler leur température, et ce, juste avant de les lâcher dans la fournaise du col féminin.

Ce muscle, présent dans la peau des bourses, plaque les testicules contre les cuisses en période de grand froid et les laisse "trimballer" quand vient l'été, d'où une certaine impression d'affaissement.

Voilà, vous remarquerez que j'aurais très bien pu illustrer ce post avec une photo de ce que vous savez en train de pendouiller (ou non) mais le peu de conscience qui me reste me dit que cela ne serait pas bien du tout. En tout cas, j'espère que maintenant, mesdames (et messieurs ?), vous me serez tous gré d'avoir répondu à une question qui vous taraudait sûrement l'esprit depuis longtemps.

Après cette partie hautement intellectuelle, laissons nous aller à plus de romantisme avec la série "Clip du grenier de pépé" où pour répondre à Vaness qui, suite au post avec "Porque te vas" me mettait au défi de lui trouver une chanson d'amour en allemand car elle ne parlait pas espagnol, et j'ai le regret de lui annoncer que j'ai trouvé quelque chose ! En effet, je lui ai trouvé une bonne vieille chanson en allemand sur laquelle tout le monde a dansé, voir emballé. Enfin, sur ce coup là, je parle pour moi les filles (et modeste avec ça)...

Alors maintenant, éteignez toutes les lumières aveuglantes et créez une ambiance tamisée avec, pourquoi pas, ces fameuses lumières bleues (vous savez celles qui rendent les vêtements plus blancs que blancs et qui à l'occasion vous jaunissent les dents ou pire, vous font ressortir les pellicules sur votre tête comme de la neige sur un sapin le soir de Noël). Rajustez votre coiffure, rentrez le ventre, bombez le torse (ou la poitrine pour les dames) et....musique maestro, spéciale dédicace donc à Vaness !

Bon, je reconnais que c'est pas du Cali qui donne la forme à mamancélib mais cela vaut quand même son pesant de cacahuètes, non ? Allez, pour finir sur une note humoristique, encore un dessin de Vuillemin qui sera mon dernier je pense car je ne voudrais que l'on m'attaque pour diffusion sans autorisation. En tout cas, profitez des fêtes de fin d'année pour vous faire plaisir et achetez vous son intégrale, ça vaut vraiment le détour !

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Amis de la poésie, passez une excellente journée...et à bientôt où, promis, je vous parlerai de ce couple devenu célèbre mais où surtout, je vous montrerai quel style de musique affectionne tout particulièrement Père Aimé...

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22 septembre 2008

C'est l'automne...

Hé oui messieurs-dames, le temps passe, lentement mais inéxorablement et aujourd'hui, lundi 22 septembre, c'est un énième changement de saison avec le passage à l'automne qui s'opère et qui dit automne, dit chasse et....champignons.

D'ailleurs, je suis sûr que beaucoup d'entre vous habitent sûrement dans des régions où pulullent des champignons en tous genres, hé bien ils ont beaucoup de chance car il est vrai que depuis de nombreuses années, la cueillette des champignons connait un succès croissant.

Pour ma part, je n'y connais pas grand chose rien et ayant un boulot trop prenant ainsi qu'un beau-père retraité très bricoleur, je n'ai pas vraiment le temps d'aller courir les bois mais en revanche, quand il s'agit de préparer une bone poêlée de cèpes ou girolles avec une bonne persillade afin de la baffrer déguster comme il se doit, ça, je connais !

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Si je me fie à internet et à mes lectures dont le célèbre Léandri, 4000 espèces de champignons sont recensées en Europe et cinq seulement sont reconnues à l'unanimité comme mortelles. Et sur ces cinq, deux sont très rares et deux autres le sont encore plus. Le souci vient pour la cinquième qui est une des plus communes : L'Amanite Phalloïde

Elle pousse partout, du printemps à l'hiver, en bataillons serrés, et elle ne rigole pas ! La mort du mangeur imprudent est quasiment certaine. Pour vous donner une idée, 20 grammes seulement suffiront à tuer. Reconnaissez l'Amanite Phalloïde et vous pourrez bouffer tout le reste. Comment la reconnaître ? Allez, comme je suis bon prince et que je ne veux surtout pas perdre le peu de lecteurs de ce blog, j'ai trouvé une photo :

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D'abord, comme les amanites, elle possède une volve, à la base du pied, et un anneau. On ne redira jamais assez combien il est important, lorsque l’on connaît mal un champignon, de le ramasser en totalité, base du pied compris. Cela dit, il peut arriver que ces deux signes distinctifs, volve et anneau, disparaissent, par exemple, en cas d’intempéries. L’autre signe permettant de reconnaître la phalloïde est la couleur de son chapeau : brun à olivâtre.

Outre qu’elle est hautement toxique, une autre raison explique le triste bilan de la phalloïde. En effet, les troubles gravissimes se révèlent plusieurs heures, parfois jusqu’à deux jours après l’ingestion du champignon. En général, l’intoxication se produit de la manière suivante : dans les premières heures qui suivent le repas, douleurs digestives, assez faibles pour ne pas alarmer la personne intoxiquée. Puis, disparition des troubles. Enfin, dans un délai plus ou moins long, douleurs et symptômes gravissimes, la phalloïde entraînant la mort principalement par la dégénérescence du foie et lorsque l'intoxication à la phalloïde ne fait plus aucun doute, il est généralement trop tard.

Un médecin, le docteur Pierre Bastien décédé en 2006 d'un infarctus, avait écrit un livre afin de faire connaître un traitement contre l’intoxication phalloïdienne. Comme ses pairs ne parvenaient pas à le croire, Pierre Bastien était venu sur les plateaux de télévision à partir des années 1970 et là, devant les caméras, il consommait le champignon jusqu’à 150 grammes puis s’appliquait ensuite son traitement, à base notamment de vitamine C.

Aujourd’hui, son protocole thérapeutique est assez reconnu et appliqué dans les urgences mais attention petite précision, son traitement, Pierre Bastien se l’appliquait immédiatement après avoir consommé du champignon et dans ce cas-là, il est efficace mais hélas, la particularité de l’intoxication phalloïdienne est de se révéler tardivement, et là, même le protocole du Dr Bastien ne peut rien. Néanmoins, je pense qu'il faut donc rendre hommage au docteur Bastien qui s’est battu, presque seul contre tous, afin de faire reconnaître un traitement qui, s'il est pris suffisament tôt, peut sauver la vie.

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Dans un autre registre, beaucoup plus gai celui-là, il est dit dans l'atlas des champignons que certaines varitétés sont aussi réputées pour la défonce que les meilleurs dérivés d'alcaloïdes, d'autant qu'ils sont moins chers. Mais attention, ils ont des effets imprévisibles, aussi bien dans la tête que dans les intestins. Par exemple, les panéoles ou psilocybes, se trouvent sur les bouses de vaches, avalés en potage, il y autant de chance qu'ils vous amènent à Disneyland qu'au service des urgences, section lavage d'estomac ! Mais là encore, le Père Aimé en grand seigneur vous a trouvé une petite photo de cette merveille :

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Plus bizarre encore, l'Amanite tue-mouches, familier de certaines tribus indiennes qui s'en servaient d'hallucinogène pendant les cérémonies rituelles. Non seulement son ingestion peut entraîner des errements violents, physiques, verbaux, agressifs ou affectueux, mais le lendemain, après un sommeil agité et comateux, une amnésie totale ôte tout souvenir de ce que l'on a fait la veille. D'où, une idée de crime parfait ! je m'explique :

Invitez votre (ou vos) victimes à un repas où l'on sert malencontreusement des amanites tue-mouches. Mangez-en comme tout le monde. Dès que les symptômes apparaîtront, simulez la folie, saisissez-vous d'une hache et massacrez tout le monde !Le lendemain, affirmez ne vous rappelez de rien (ce qui sera sûrement le cas). Et à partir de là, quels que soient les conclusions de l'enquête, vous relevez de l'article 122.1 du Code Pénal, irresponsabilité au moment des faits !

Voici à quoi ressemble cette arme du crime :

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Quoiqu'il en soit, si ce post vous avait donné envie de batifoler à travers bois et forêts afin de cueillir vous aussi la poêlée de vos rêves, soyez prudents et munissez vous de deux poches. Une pour y mettre ceux dont vous êtes totalement sûrs et une autre pour ceux où vous avez un doute. Ensuite, rendez-vous chez votre pharmacien favori qui saura vous dire ceux qui sont bons ou mauvais.

Allez, comme ce changement de saison me rend guilleret, je vais finir ce post sur deux notes :

La première, avec un dessin dédié à Montana et où notre cher Vuillemin, avec sa poésie et fraîcheur habituelle, nous apprends que maheureusement, il existe aussi d'autres sortes de champignons, et pas comestibles ceux-là :

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Pour relever le niveau de ce dessin que j'avoue, avoir hésité à afficher (si,si), j'enfonce le clou dans la série "clip du grenier" avec ça :

Et vous savez quoi ? Ben je trouve en regardant ce clip que mon dentiste ressemble trop au chanteur. Il va falloir que je le lui dise la prochaine fois et cela ne saurait tarder, mais bon, ça, c'est une autre histoire...

Allez, excellent lundi à tous et promis, demain, comme je suis en repos, je viendrai récupérer tout mon retard sur vos vos blogs respectifs et je vous laisserai pleins de commentaires afin de vous remercier de vous exprimer à travers mes posts...

Posté par aimelacapelle à 09:27 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2008

Allez, c'est reparti pour un tour !

Bon, après vous avoir parlé des chasseurs, on va changer radicalement de sujet et on va parler de peintures, et vous savez quoi ? hé bien il ne faut pas croire (mais alors pas du tout) ce qu'évoquent les tableaux historiques. Vous en voulez la preuve ? Allez, c'est parti...

Pendant la campagne d'Italie, le fameux épisode du pont d'Arcole peint par Antoine Gros représente un Bonaparte (quand je vous disais qu'entre lui et moi était née une grande histoire) au regard d'aigle, superbe dans son uniforme de général, une écharpe tricolore à la ceinture, le sabre d'une main et un drapeau de l'autre.

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Le peinte a alors donné une telle impression de fougue à son modèle que l'on se dit que ce meneur d'hommes ne peut que balayer l'obstacle des salves Autrichiennes et entraîner ses hommes de l'autre côté du pont. Mais vous connaissez Père Aimé et ses lectures, la réalité fut vraiment toute autre et beaucoup moins impétueuse que cela puisque le 15 novembre 1796, alors que le Général Augereau tentait une traversée, Bonaparte fut bousculé en voulant franchir le pont et tomba dans un marais d'où l'on eut beaucoup de difficultés à l'extraire et la prise du pont échoua. Le lendemain, nouvelle tentative, nouvel échec et ce n'est que le surlendemain (le 17 novembre donc) que Bonaparte en fin stratège, décide de jouer un bon tour aux Autrichiens.

Il ordonne à ses tambours d'aller discrètement sur les arrières des Autrichiens et de faire le plus de bruit possible afin de faire croire que des renforts sont arrivés. Les Autrichiens, qui s'étaient pourtant solidement installé en position défensive, se croient attaquer par l'arrière et poursuivent les tambours avec une partie de l'armée, ce qui permet à Masséna de traverser l'Adige avec une grande partie de l'armée française. Bonaparte ordonne alors à Augereau de prendre l'armée ennemie en tenaille et de l'anéantir. Inutile de vous dire que ce dernier, soucieux de rattraper sa bévue (souvenez-vous, il avait chuter l'Empereur dans le marais), s'acquitta de sa tâche avec zèle...

Vernet

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Allez, vite fait une petite anecdote concernant l'un des plus grands peintres mondiaux, j'ai nommé le très grand Pablo Picasso. En 1937, il évoque les bombardements de la ville espagnole de Guernica dans un tableau devenu célèbre et qui porte le nom de la ville martyre.

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Le gouvernement espagnol l'offrit à la vue du public lors de l'exposition universelle de Paris. Lorsque Otto Abetz, ambassadeur de l'Allemagne Nazie le découvrit, il s'indigna et demanda à Picasso : "C'est vous qui avez fait cette horreur ?" ce à quoi le peintre lui répondit : "Non, c'est vous !"

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Allez, on va continuer dans la peinture mais là, on va parler technique. Nous sommes en 1793 et quelques jours après la profanation de tombeaux princiers et royaux, Louis François Petit-Radel, un ancien architecte, se présente chez le peintre Martin Dolling pour lui proposer de lui vendre onze coeurs arrachés aux royales dépouilles qui avaient été inhumées à l'église du Val-de-Grâce, à Paris.

Drolling n'hésite pas une seconde, achète les organes et les dépose dans son atelier. Il y a là entre autres ceux des Reines Anne d'Autriche, Marie-Thérèse et Henriette d'Angleterre, du régent Philippe d'Orléans, des Duchesses de Montpensier et de Bourgogne ou encore de la Princesse Palatine.

Drolling sait qu'avec la matière organique appartenant au coeur, il peut, après les avoir fait macérer dans de l'alcool et des aromates, puis mélanger à l'huile et à la gouache, obtenir un glacis très recherché pour sa splendeur. C'est presque entièrement avec ce glacis particulier qu'il peint ainsi son célèbre tableau "Intérieur d'une cuisine".

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De son côté, un brocanteur du nom de Philippe-Henri Schunck se présente chez le peintre en paysages Saint-Martin, qui a fait, lui, l'acquisition des coeurs de Louis XIII et de Louis XIV. Mais, en proie à des scrupules, Saint-Martin, le 3 Mars 1819, les rend au Comte de Pradel, alors Ministre de la Maison du Roi Louis XVIII, sans les avoir utilisés et reçoit une tabatière en or en remerciement.

Quand à Drolling, lui, quand il est mort en 1817, il n'avait toujours pas restitué ce qui restait des coeurs. Son fils s'en chargera pour lui...

Allez, aujourd'hui n'est pas coutume et j'ai décidé de vous faire participer un peu. Le glacis très particulier obtenu à partir des ingrédients cités plus haut a un nom. Quel est-il ? La question n'est pas difficile et en fouinant ici et là, vous devriez trouver rapidement la réponse. La réponse dans les commentaires...

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Allez, pour finir ce post dignement, j'ai décidé d'achever certaines de mes détractrices avec un bon vieux clip du grenier ! Il s'agit de la chanson ultra-connue "porque te vas" interpétée par la très ravissante Jeannette.

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Cette chanson est tirée du film "cria Cuervos", un chef d'oeuvre de Carlos Saura. Ok, on peut ne pas aimer la chanson (pourtant, jeannette est ravissante), mais franchement, le film est magnifique alors pour celles et ceux qui ne l'ont jamais vu, allez-y sans crainte ! testé et recommandé par Père Aimé :-)

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Au fait, si comme moi vous vous désespériez de ne plus avoir des nouvelles de notre petite Polyne (l'immense star de Montpellier), soyez rassurés car comme Terminator, elle va be back (je cause bien l'anglais) dans les jours à venir. Affaire à suivre donc...

Allez, pour faire voir à Vaness que Père Aimé malgré son parapluie dans le c.. a quand même un peu d'humour (et quel humour), je vous expose une de mes couvertures favorites des oeuvres de Vuillemin ! (entre nous soi-dit, j'ai tous ses albums ! quelle veinard ce Père Aimé)

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Amis de la poésie, c'est sur ce dessin ô combien rempli de fraîcheur que je vous souhaite à tous un excellent week-end...et n'oubliez pas, pensez à répondre à ma petite question !

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14 septembre 2008

La chasse est ouverte !!

Bon, avant de vous dévoiler ce nouveau post, j'ai décidé de vous présenter les blogs de deux personnes qui ont eu la gentillesse de me dire que ce que je faisait leur avait plu et pour les en remercier, je vais vous les présenter rapidement. Honneur aux dames avec le blog de Joséphine (vous savez bien que j'ai un faible pour les blogs féminins) ainsi que la page perso de Montana. Je ne peux que vous inviter à aller lire leurs aventures ou écouter ce qu'ils font, je suis sûr que vous apprécierez.

Bon, maintenant que les présentations sont faîtes, je vais vous parler d'un évènement très particulier qui s'est passé aujourd'hui dans ma région : l'ouverture de la chasse aux sangliers ! et comme c'est dimanche, de nombreuses personnes se seront adonné à leur sport favori. Rassurez-vous, Père Aimé n'est pas chasseur...

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Comme dirait Léandri, célèbre écrivain sur le dérisoire, les chasseurs n'ont pas fini de m'étonner car aussi loin que remontent mes souvenirs, je les ai toujours vus habillés en tenue qui se fondent dans la nature, faisant pâlir d'envie n'importe quel Rambo.

Alors, ce sont soit des vêtements normaux avec des teintes automnales ou des tenues achetées à grands frais chez "Go Sport" ou au "Chasseur Français" par le biais du bon de commande se trouvant à la dernière page (près du ticket de l'abonnement pour ceux qui ne suivent pas), ou alors, le must restant néanmoins de dénicher la perle rare dans les récup' ou les surplus mlilitaires.

J'ai toujours trouvé ça normal, voir logique car j'ai toujours pensé que les tenues kaki camouflage étaient utiles pour se dissimuler du gibier dans les rares cas où celui-ci, sous le coup d'une sinusite foudroyante, d'une crise d'allergie ou d'une otite, se verrait handicapé de l'odorat et de l'ouïe, et ne disposerait donc plus que de la vue pour repérer ses prédateurs.

Et donc les chasseurs à l'affût, habilement dissimulés dans les bosquets et dont les vêtements se mélangeaient avec les feuillages automnaux, me semblaient obéir à une implacable logique : ils s'habillent comme des militaires parce qu'ils doivent se faire discrets comme les militaires, le monde est donc bien fait !

Mais voilà, depuis quelques temps, avec l'obsession sécuritaro-sécurisante, on voit apparaître des chasseurs qui, pour éviter les risques inhérents à la chasse, se parent d'un gilet de sécurité fluorescent au cas où leurs collègues, sous le coup d'une conjonctivite, de lunettes embués ou d'un apéro trop arrosé, se verraient handicapés de la vue au milieu de la battue. Une façon de leur dire "Attention René, je ne suis pas un sanglier" ou "Halte au feu Christian, ce n'est que moi et je vais pisser". Et donc, voilà dans les champs ces nouveaux  chasseurs orange fluo que l'on ne peut pas confondre avec une perdrix.

fluo1  fluo2

Mais alors, ces gilets fluo -c'est leur rôle- se distinguent à 3 km, même pour un hibou astigmate. Donc, notre chevreuil enrhumé se dit "mais que sont donc ces boules de noël qui se dirigent vers moi ?". Et donc, inévitablement, la tenue de camouflage ne sert plus à rien.

D'où, mystère et je vous pose la question : Pourquoi les chasseurs persistent-ils à porter sous leurs gilets fluos, parfois avec des rangers et treillis assortis, pourquoi continuent-ils à s'habiller comme un rambo (encore lui) traversant un no man's land bolchévique ?

Ne feraient-ils pas mieux de s'habiller normalement avec de simples vêtements de promenades, voir de chemisettes hawaïennes ? En tout cas, j'espère que quelqu'un m'expliquera un jour...

Je ne résiste pas à l'envie de finir ce post avec un dessin de Vuillemin.

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Allez, je vous dis à bientôt pour un post plus historique (Vaness dirait aussi plus chiant). Bonne fin de week-end à tous !

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09 septembre 2008

Encore une expédition qui foire....

Bon, après le post précédent où d'ailleurs, je vous remercie d'avoir participé avec vos commentaires, nous allons oublier les fromages de notre enfance et changer totalement de registre. Nous allons nous aventurer vers des terres glaciales pour que je vous parle d'une expédition qui là encore, a mal tourné.

Je sais ce que me diront certains, mais reconnaissez-le, si Père Aimé ne vous avait jamais parlé de Franklin, Barrents ou Andrée, qui aurait entendu parler de ces hommes courageux ? car pour l'époque, il fallait en avoir (et de surcroît bien accrochées) pour oser faire ce qu'ils ont fait, non ? Ou alors, il fallait être fou...

Alors maintenant, mettez vous à leur places et imaginez que bravant les engelures et l'épuisement, vous continuiez à marcher avec acharnement pour être le premier à atteindre le Pôle Sud, et tout ça pour trouver à l'arrivée le drapeau de quelqu'un d'autre et une lettre vous félicitant d'être le deuxième ! C'est pourtant ce qui est arrivé à Robert Falcon Scott et à son équipe d'explorateurs. Pire, ayant perdu la course vers le Pôle, ils allaient perdre quelque chose de beaucoup plus important sur le chemin du retour : la vie....

Robertfalconscott

Le Capitaine Scott, le chef de cette malheureuse expédition, est resté dans cette histoire comme un homme incompétent et mal préparé, qui, par son manque de prévoyance et suite à une mauvaise direction des opérations, a provoqué sa propre perte. C'est presque vrai, mais il aura aussi (et surtout) joué de malchance.

Au début du XXe siècle, la course à la conquête du dernier continent inexploré était aussi âpre que la bataille de l'espace entre les USA et l'URSS dans les années 1960.
Le Japon, l'Allemagne, la Suède et la Belgique aspiraient tous à arriver les premiers au Pôle Sud, mais les principaux candidats restaient quand même le Royaume-Uni et la Norvège.

Les principaux rivaux sur le terrain étaient Ernest Shackleton, arrivé à moins de 150 km du but le 9 janvier 1909 et le Norvégien roald Admunsen, l'un des explorateurs les plus célèbres de son pays. Il avait déjà franchi le passage du Nord-Ouest et il avait été le premier à passer un hiver au sud du cercle Antarctique.

Shackleton   RoaldAmundsen

(photo de gauche, Shakleton et sur celle de droite, Admunsen)

En 1910, Scott collectait des fonds pour poursuivre l'avancée vers le sud quand il reçut un télégramme de son rival Norvégien :
"J'ai l'honneur de vous faire savoir qu'une expédition que je dirigerai se dirige vers l'Antarctique. Admunsen"
Inutile de vous dire qu'après ce télégramme, Scott se dépêcha de réunir une équipe de 24 hommes. Mais en plus d'une longueur d'avance, les Norvégiens dirigés par Admunsen avaient un autre avantage : ils avaient l'habitude du froid ! Il y a même une légende qui raconte qu'enfant, Admunsen aimait à dormir toutes fenêtres ouvertes et ce, même par les nuits les plus glaciales.

Les deux équipes arrivèrent toutes les deux sur le continent austral en Janvier 1911 et dressèrent le camp. Scott envisageait de suivre la route prise par Shackleton quelques années auparavant alors qu'Admunsen, lui, opta pour une meilleure voie. 

CarteScottAdmunsen

Attention, ce n'est pas parce qu'il avait choisi une meilleure voie, que cela fut une promenade de santé pour Admunsen et ses acolytes. Lors de leur première tentative, ils subirent des températures de -40° et furent contraints de retourner au camp. D'ailleurs, un des membres de l'équipe, le célèbre explorateur Johansen, se mutina. Admunsen le renvoya alors ainsi que quelques autres qui contestaient son autorité et se remit en route avec quatre autres : Wisting, Jaaland, Hanssen et Hassel. Lorsque Admunsen et ses compagnons devinrent des héros nationaux, la nouvelle de la rébellion de Johansen mit fin à sa carrière. Il sombra dans une profonde dépression et se suicida.

Scott, bien que parti après ses concurents (novembre 1911), espérait rattraper son retard grâce à ses traîneaux à moteur mais c'était sans compter sur le froid  qui gêna le bon fonctionnement de ces engins. Les poneys qu'il avait amené, se mirent à faire des chutes et ralentirent encore plus l'expédition. Puis vint le tour des chiens, en proie à de telles souffrances que Scott les fit ramener au camp de base.

A 240 km du but, la dernière équipe de soutien rebroussa chemin. Pour des raisons inconnues, Scott décida d'ajouter un dernier homme au groupe qui devait parcourir la dernière étape du trajet, portant ainsi son effectif à cinq hommes. les vivres, prévues à la base pour quatre, devaient suffire mais ils n'avaient pas droit à l'erreur.

scottexp_dition

Finalement, le 17 janvier, Scott et ses hommes arrivèrent au Pôle Sud sur lequel flottait déjà le drapeau Norvégien d'Admunsen qui y était arrivé le 15 Décembre. ces derniers étaient déjà sur le chemin du retour. Scott écrivit alors dans son journal :
"Grand Dieu ! il est terrible d'avori atteint péniblement cet endroit affreux sans la satisfaction d'avoir été les premiers à le faire."
Pour ne rien arranger, les britanniques allaient devoir affronter sur le chemin du retour les pires conditions climatiques qui soient dans l'Antarctique, des tempêtes et des températures avoisinant les -40°.

Ce froid intense ne fut pas seulement pénible pour les explorateurs. A des températures aussi basses, la pellicule d'eau qui permet aux patins des traîneaux de glisser sur la glace ne se forme pas. C'est comme si on devait les tirer sur le sable. Malgré tout, les Britanniques restèrent très ingénieux et tentèrent d'y attacher des voiles en espérant être poussés par les vents violents qui balayaient la région. Malheureusement, le vent tomba, en même temps que les températures.

Les hommes, épuisés, gelés, ne pouvaient parcourir qu'un distance de 8 à 12 km par jour au lieu des 20 à 30 espérés. Scott écrivait dans son journal :
"Sur une telle surface, nous progressons deux fois moins vite qu'avant et, pour le même effort, nous dépensons deux fois plus d'énergie."

oates

Evans fut le premier à succomber au froid. Un mois plus tard, Oates qui s'était blessé et qu'il était devenu un fardeau pour ses compagnons, se sacrifia. handicapé par ses extrémités gelées, il sortit de sa tente en déclarant qu'il allait faire un petit tour et qu'il n'en n'avait pas pour longtemps. Il ne revint jamais. A ce sujet, Scott écrivit :
"Nous savions qu'Oates marchait à la mort. C'était là le geste d'un homme courageux et d'un gentleman Anglais."

Les trois survivants, au prix d'innombrables souffrances, arriveront néanmoins jusqu'à un dépôt où ils avaient laissé quelques vivres et des réserves de combustible à l'aller. mais un blizzard s'abbatit sur le camp pendant plus d'une semaine et ils ne purent aller plus loin.

Epuisés, souffrant du scorbut et d'hypothermie, ils moururent lentement de faim. Avec cette tempête, ils n'avaient aucune chance d'aller plus loin, et ils ne pouvaient que rester dans la tente à attendre la mort. Scott écrivit :
"Notre échec est certainement dû à l'arrivée du mauvais temps. Nous tiendons bon jusqu'au bout, mais nous sommes de plus en plus faibles et la fin n'est pas loin. C'est dommage, mais je ne me sens plus capable d'écrire."

lettre_scott

Ce fut là la dernière inscription dans son journal. On le retrouva dans la tente, le 12 novembre 1912, auprès des corps gelés des explorateurs...

******

Bon, promis, la prochaine fois, je ne vous parlerai pas d'expéditions qui finissent mal afin de ne pas plomber l'ambiance :-)

Au fait, j'ai bien confirmation. Pour la Toussaint, nous seront bien sur Paris ! Regardez ce que notre chère factrice nous a déposé il y a déjà plusieurs jours :

IMG_0228

J'en profite pour remercier la SNCF d'avoir pondu les tarifs "prem's" car pour le même prix, on avait le choix entre 1ere ou 2nde Classe.
Inutile de vous dire que mes grosses fesses ont hâte de tester le moelleux de ces divins fauteuils. Et puis, j'ai surtout hâte de prendre une bonne bouffée de gasoil dans les narines !
Au fait, si des Parisiens ou des Parisiennes lisant ce blog ont des idées d'expos intéressantes, ou de bonnes adresses à communiquer, nous sommes preneurs.
Comme nous partons le lendemain de mes 40 ans, Madame Aimé ne pouvait pas rêver mieux comme cadeau et comme dirait Loréal : c'est (sûrement) parce que je le vaux bien !

Quel modeste ce Aimé...

Posté par aimelacapelle à 20:55 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 septembre 2008

La vaca que rie !!

La chevauchée de "La Vache qui rit" dure depuis le 16 Avril 1921. Ce calembour fut imaginé par Léon Bel, un des premiers industriels à avoir su apposer sur un produit un autre nom de marque que son patronyme et une autre image que les médailles gagnées aux concours agricoles. Ce sont précisément ce nom et ce mammifère réjoui qui vont faire la notoriété du fromage fondu Bel.

leon_bel_

A Lons-le-Saulnier dans le Jura, on fait du "mou" depuis plus de 60 ans, et la recette de cuisine indique qu'il entre dans sa composition de l'emmenthal, du gruyère, du cheddar et du gouda. Fondus, s'il vous plait ! Le goût des petits triangles s'est adouci au fil des ans, pour le goût des petits amateurs (qui, entre nous soit dit, à tendance à s'appauvrir au fil du temps mais ça, c'est un autre sujet).

L'image, créée par Benjamin Rabier en 1924 n'a que peu changé depuis lors. Comment ça ce nom ne vous dit rien ? et si je vous montre ces images, cela vous parle un peu plus ?

gedeon  gedeonsemarie

Hé oui, le père de Gédéon savait faire rire les animaux, par là même les enfants et, inévitablement, leurs parents. Outre le fromage, la boîte contenait d'autres trésors encore, tels des bons pour buvard ou protège-cahiers pour les studieux des débuts (dont je faisais partie) puis des images, des porte-clés par l'intermédiaire du Journal de Mickey (dont je suis un grand collectionneur) et enfin, des autocollants, pour orner (au choix) les portes des réfrigérateurs ou celles des chambres, marquées "entrée interdite".

Au plus fort de sa production, les fromageries Bel réunies étaient fières d'annoncer que le lait de plus de 125 000 vaches était nécessaire afin de fabriquer ce délicieux fromage mais malheureusement, cela n'empêchera pas les mauvaises langues de l'époque de dire que les portions étaient fabriquées à partir de raclures, de rognures de fromages et disons le carrément, de mauvais fromages.

Cela ne pouvait être vrai sinon elle n'aurait pas été copiée autant de fois (d'ailleurs, à mon goût personnel, souvent copiée mais jamais égalée) et elle n'aurait pas été vendue dans le monde entier comme laughing cow ou comme la vaca que rie.

vaca_que_rie  laughing_cow

En tout cas, lorsque j'étais minot (ou gamin), mes parents m'envoyait à "La Ruche", un centre aéré pour gamins irrécupérables difficiles. Rien qu'au nom, vous imaginez déjà l'activité fébrile qui y régnait et là, un jour, le moniteur d'ordinaire plutôt sinistre, nous réunit avec quelques comparses afin de nous dévoiler un petit bricolage maison.

Devant nos yeux ébahis, il prit une mine de conspirateur pour sortir de sa besace habituellement dévolu à son déjeuner, un tout bête couvercle de vache qui rit. Et, donnant un petit coup de ciseau sur un secteur qu'il avait dessiné, il fit apparaître...un portrait du Général de Gaulle !

Mais attention, un truc bluffant avec tous les détails comme son képi, le nez, les oreilles mais surtout, les étoiles dues à son grade. Malheureusement, il refourgua bien vite le tout dans son sac, sûrement coupable de s'être un peu relâché avec nous et d'avoir laissé entrer au sein même du centre deux choses pas toujours compatibles : l' humour et la politique.

Aujourd'hui, grâce au miracle d'internet et après plus de trente ans passés, je vais vous dévoiler le secret du Général de Gaulle. N'hésitez pas à mettre une feuille cartonnée dans votre imprimante adorée, de copier l'image, de la découper et d'épater la galerie lors d'un dîner ennuyeux. Et là, on dira merci à qui ?

vache

vachequirit

Vache_qui_rit_De_Gaulle

En portion unique à ses débuts, puis par 3, 8, 12, 16 et maintenant 24 portions, il n'est pas d'en-cas ou de pique-nique sérieux (là, je parle pour moi) sans un petit triangle argenté à dépiauter. Vous savez, en tirant sur sa petite languette rouge....

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Et voilà, mes deux semaines de gros taff en non-stop sont finies et me voilà parti pour trois jours de flemme !
J'avais vraiment oublié à quel point c'était bon de se lever tard. En tout cas, je sais déjà une chose, c'est qu'après avoir bossé autant, je sais que pour les vacances de la Toussaint, avec Madame Aimé, nous serons là :

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Nous n'attendons plus que les billets, en croisant les doigts pour qu'aucune grève ne vienne gâcher la fête et pour l'occasion (malgré que je sache déjà ce que je voudrais voir), je me suis empressé d'acheter un énième guide du "Paris insolite" qui, combiné aux autres que je possède déjà, va me permettre d'assouvir ma soif de vouloir en voir le plus possible...

IMG_0201

Et comme décidément personne n'aime ce que j'écoute au niveau musique, il n'y en aura pas ce soir ! A la place, j'ai décidé de faire retomber en enfance les plus vieux d'entre vous en mettant ceci :

Je sais, cela ne s'arrange pas....

Bonne rentrée à tous !!

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DERNIERE MINUTE

Kaliuccia m'ayant demandé dans un commentaire si cela marchait et comme Père Aimé apprécie beaucoup cette jeune fille (hop, un p'tit coup de brosse à reluire) et qu'il n'hésitera jamais à payer de sa personne pour ses lecteurs (cela fait beaucoup de "et", je sais), voici le résultat de l'atelier bricolage, sans feuille cartonnée.
Bien évidemment, cela marche avec une reproduction d'un vieil emballage mais j'essaierai de voir ce que cela pourrait donner avec un emballage récent. Affaire à suivre donc...

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Je sais, on voit que j'ai que ça à fiche aujourd'hui....

Posté par aimelacapelle à 09:55 - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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