28 août 2008
Allez, je ne vous oublie pas...
Réjouissez-vous, me voilà (enfin) ! Après une méga-semaine qui n'était pas du tout à classer dans la catégorie "fiotte", je profite de mon unique jour de repos pour me reposer mais aussi de faire un minimum intéressant pour ne pas laisser totalement ce blog à l'abandon. Alors, ne perdons pas de temps...
Comme elle a ses héros et ses chouchous, l'histoire a aussi ses calamités, ses nullités homologuées, ses foireux certifiés et je ne peux m'empêcher de vous parler d'un cas déchirant, celui du Duc de Médina Sidonia, héros d'une des plus grandes gamelles de l'histoire, celle de l'Invicible Armada en 1588...
Pourtant, parmi les incompétents les plus célèbres, il fut le seul à avoir clamé haut et fort son incompétence avant de se planter. Au Roi Philippe II, qui lui donnait le commandement de l'immense flotte chargée d'envahir l'Angleterre, il écrivit la lettre authentique que voici :
"...car je sais le peu d'expérience que j'ai de la mer, que j'ai toujours le mal de mer et que j'y prends toujours quelque mal.(...)Du fait que j'ai aucune expérience de la mer, ni de la guerre en mer, je ne me sens pas capable d'assurer le commandement d'une expédition d'une telle envergure.(...)J'ai l'impression de ne pouvoir être à la hauteur d'une telle tâche puisque je commanderai en aveugle, sans être à même de distinguer le bon du mauvais,etc, etc..."
Mais bon, rien à faire ! quand le plus puissant souverain de la terre donne un ordre, il ne change pas d'avis et on l'exécute. La suite ? allez, je vous la raconte...
L'Armada Espagnole, c'est un formidable rassemblement de navires. Au total, 130 vaisseaux la composent. Elle transporte près de 30.000 hommes dont 19.000 soldats, 300 chevaux et mules, l'équipement nécessaire pour assiéger des villes, un hôpital de campagne etc. Son objectif est d'opérer un débarquement en Angleterre et de marcher sur Londres.
Cette force donc, sous le commandement du duc de Médina Sidonia, doit se joindre à celle du duc de Parme, située dans les Flandres et composée d'environ 18.000 hommes aguerris. Une fois la jonction effectuée, l'Armada doit escorter les barges de Parme pour la traversée de la Manche.
Pour faire face à la menace, l'Angleterre dispose d'une flotte composée des navires de la reine et de navires marchands fournis par des officiers de la marine royale, par la ville de Londres ou par de simples volontaires, pour un total de 197 navires et 15.835 hommes (pas un de plus ou de moins, j'ai recompté scrupuleusement tous les carnets d'engagement).
Pendant la nuit du 7 au 8 août 1588, tandis que l'Armada mouille dans la Manche, les Anglais l'attaquent avec des barques bourrées d'explosifs et de matières incendiaires, qu'ils font dériver à travers les navires ennemis. Cette manoeuvre inattendue sème la terreur et une indescriptible pagaille. Afin d'échapper aux flammes, des capitaines ordonnent de couper les amarres les reliant aux ancres. La flotte espagnole se disperse dans la nuit. Au matin, le duc de Médina Sidonia s'emploie à regrouper ses navires.
C'est alors que débute, au large de Gravelines, l'engagement final avec les Anglais. Pendant des heures, la canonnade fait rage. Les Espagnols essuient le feu de l'ennemi sans pouvoir y répondre correctement. Puis, un vent du sud pousse leurs navires vers le nord.
Dans l'impossibilité de regrouper les 112 navires qui lui restent et sans nouvelle des préparatifs du duc de Parme et de ses barges de débarquement, Médina Sidonia se résigne à retourner en Espagne par la seule route possible vu les circonstances et les vents : contourner l'Écosse et l'Irlande et faire voile vers l'Espagne.
Malheureusement, la mer n'est point clémente et beaucoup de navires s'échoueront sur les côtes d'Irlande. Les équipages seront pour la plupart massacrés par les insulaires. Une poignée d'entre eux seulement reverront les rivages d'Espagne et cet échec influera longtemps sur la physionomie de l'Europe.
Revenu vivant par miracle, le duc de Médina Sidonia souffrira jusqu'à sa mort de cette débâcle dont il avait pourtant prévenu tout le monde. Car ce fumier de Philippe II, plutôt que de jeter sur lui les foudres de sa colère, le traita tout simplement...par une indifférence, ce qui, pour un hidalgo pure souche, était pire.
Il n'infligea ni sanctions ni représailles, pas même un blâme. Le Duc lui rappelait sans doute trop ses propres erreurs de jugement et l'inanité de son initiative, il fut tout simplement interdit d'aborder le sujet à la cour. Et Médina Sidonia se retrouva donc tout seul face à l'histoire, laquelle jusqu'à nos jours, ne lui fit pas de cadeau...
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Bon, c'est terminé pour aujourd'hui. J'espère que cela vous aura plu. Le week-end qui s'annonce est le dernier des vacances et pour beaucoup d'entre vous, lundi sera le signal de la reprise. Me concernant, je suis très content car ma collègue reprenant la semaine prochaine, je vais pouvoir de nouveau me replonger avec délice dans les bras de "repos et glandouille".
J'oubliais ! Pour me récompenser de ces deux semaines de boulot quasiment non-stop, mon patron bien aimé m'a autorisé à m'absenter durant les vacances de la Toussaint. Cela tombe bien, j'avais déjà pris les devants en regardant les horaires des TGV pour Paris, mais chut, vous en saurez plus prochainement...
En attendant et avant de venir vous embêter sur vos blogs respectifs, je ne peux m'empêcher de vous faire partager mes goûts musicaux.
Et dans la série "Tube du Grenier", je vous laisse avec un clip qui m'illustre tout à fait ! C'est bien le Père Aimé ce clip, si,si...(Vaness, ne me remercie pas)
21 août 2008
Allez, révisons un peu...
C'est avec énormément de retard que je vous affiche enfin ce post mais bon, l'hôtel étant surchargé de monde et ayant des soucis pour remplacer du personnel (que voulez-vous, on ne trouve personne qui veut travailler le soir et le week-end), nous voilà donc mon patron et moi-même à "enquiller" des heures, encore et encore. D'ailleurs, il y a mon petit doigt qui me dit que je vais pouvoir réserver mon voyage à Paris pour la Toussaint moi, et aux frais de la princesse en plus :-)
Mais bon, aujourd'hui, j'étais en repos et après une belle journée à la plage à me faire lézarder au soleil, je viens donc terminer le post initialement prévu pour dimanche dernier.
Avant d'aller plus loin, je tiens tout d'abord à vous féliciter ca au vu de vos derniers commentaires, je m'aperçois qu'il m'apparaît impossible de vous cacher quoi que ce soit et que vous connaissez tous certains faits marquants de l'histoire de France. Mon travail va donc pouvoir s'arrêter, ainsi que ce blog....
Mais non, je plaisante ! et pour vous le prouver, voici un post où, si vous avez trouvé très facilement la première partie, je parie que la seconde partie, elle, vous sera un peu moins connue...
Alors, assez perdu de temps et comme on dit au cinéma :
"Baignoire, poignard et massacre révolutionnaire, scène 1....action !"
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Après les slogans en vogue comme "La liberté ou la mort", Robespierre, dans une envolée digne des plus fanatiques, propre à réveiller l'ardeur de son auditoire, déclara le 13 mars 1793 : "Nous saurons mourir, nous mourons tous". Ce à quoi Marat rétorqua : "Non, nous ne mourons pas tous, nous donnerons la mort à nos ennemis et nous les écraserons".
Robespierre avait raison : il fut exécuté l'année suivante !
Marat avait tort : il fut assassiné quatre mois plus tard...
A la question "dans quel tableau apparaît une baignoire ?", il est certain que la réponse nommerait le Marat assassiné du peintre David.
Ce tableau a fait d'avantage pour la renommée posthume de Marat que sa vie politique elle-même. Il est vrai que David considérait cette toile comme l'une de ses meilleurs oeuvres. En effet, plutôt que de peindre le révolutionnaire à la tribune de la Convention ou en porte-parole des sans-culottes (ce qui n'aurait été qu'un tableau de plus sur la révolution), David préféra représenter l'homme dans une situation semblable à celle où il l'avait vu la veille de sa mort :
"Je le trouvai dans une attitude qui me frappa. Il avait auprès de lui un billot de bois sur lequel étaient placés de l'encre et du papier, et sa main, sortie de la baignoire, écrivait ses dernières pensées pour le salut du peuple...J'ai pensé qu'il serait intéressant de l'offrir dans l'attitude où je l'ai trouvé."
Tout le monde sait que Marat fut assassiné alors qu'il prenait un bain et que la main qui tenait le poignard était celle de Charlotte Corday, dont le nom passa ainsi à la postérité.
Née en 1768 dans l'Orne, elle habitait Caen lorsque elle rencontra des Girondins (groupe de députés de l'assemblée législative en guerre contre la Convention) et dont le pire ennemi semblait être Marat.
Influencée par leurs discours enflammés, elle décida de se rendre à Paris. Elle arriva à Paris le 12 juillet 1793, et obtint un rendez-vous auprès de Marat le 14 juillet vers 19 heures et le trouva, dit-on, dans son bain.
Se renseignant sur les troubles qui secouaient à l'époque le calvados, Marat s'emporta et prédit que les rebelles seraient bientôt arrêtés et qu'ils expieraient leurs fautes sur l'échafaud. Devant ces imprécations, Charlotte, comme toutes les femmes, s'emporta et le frappa d'un coup de poignard (à ce sujet, la petite histoire nous dira qu'elle avait acheté ce dernier le matin même.)
Arrêtée et transférée à la prison de la conciergerie, elle sera déférée devant le tribunal révolutionnaire pour y être condamnée et exécutée le 17 juillet...
Concernant son exécution...
« Au moment où Charlotte Corday monta sur la charrette, où la foule, animée de deux fanatismes contraires, de fureur ou d’admiration, vit sortir de la basse arcade de la Conciergerie la belle et splendide victime dans son manteau rouge, la nature sembla s’associer à la passion humaine, un violent orage éclata sur Paris. Il dura peu, sembla fuir devant elle, quand elle apparut au Pont-Neuf et qu’elle avançait lentement par la rue Saint-Honoré. Le soleil revint haut et fort ; il n’était pas sept heures du soir (19 juillet). Les reflets de l’étoffe rouge relevaient d’une manière étrange et toute fantastique l’effet de son teint, de ses yeux.
Les observateurs sérieux qui la suivirent jusqu’aux derniers moments, gens de lettres, médecins, furent frappés d’une chose rare : les condamnés les plus fermes se soutenaient par l’animation, soit par des chants patriotiques, soit par un appel redoutable qu’ils lançaient à leurs ennemis. Elle montra un calme parfait, parmi les cris de la foule, une sérénité grave et simple ; elle arriva à la place dans une majesté singulière, et comme transformée dans l’auréole du couchant.
Un médecin qui ne la perdait pas de vue dit qu’elle lui sembla un moment pâle, quand elle aperçut le couteau. Mais ses couleurs revinrent, elle monta d’un pas ferme. La jeune fille reparut en elle au moment où le bourreau lui arracha son fichu ; sa pudeur en souffrit, elle abrégea, avançant elle-même au-devant de la mort.
Au moment où la tête tomba, un charpentier maratiste, qui servait d’aide au bourreau, l’empoigna brutalement, et, la montrant au peuple, eut la férocité indigne de la souffleter. Un frisson d’horreur, un murmure parcourut la place. On crut voir la tête rougir. Simple effet d’optique peut-être ; la foule, troublée à ce moment, avait dans les yeux les rouges rayons du soleil qui perçait les arbres des Champs-Élysées.
La Commune de Paris et le tribunal donnèrent satisfaction au sentiment public, en mettant l’homme en prison. »
Concernant son exécution, je vous recommande aussi un extrait des mémoires du bourreau Sanson, chargé d'y procéder.
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Allez, après Marat qui vous aura sûrement mis en appétit, je suis très gentil avec vous et vais vous raconter une autre petite histoire, beaucoup plus dramatique celle-là...
Une autre baignoire est également associée à ces moments troubles de la révolution et le nom de Jean-Baptiste Carrier portera à jamais une tache honteuse et indélébile : il fut responsable des noyades de Nantes qui valurent à la Loire le surnom de "baignoire nationale".
Le sinistre Carrier fut l'un des révolutionnaires les plus virulents, un homme qui trouva le moyen de trouver dans ses moments troublés le moyen d'exercer sa cruauté sous couvert de patriotisme tout en restant intouchable. Muni d'instructions sévères pour mener à bien sa tâche, il fit preuve d'une cruauté dépassant de beaucoup les consignes qu'il avait reçues.
Considérant que les sentences des tribunaux n'étaient pas assez rapides, il trouva un moyen barbare de vider rapidement les geôles.
Avec l'aide de ses sbires Fouquet et lambertie, il fit aménager des gabarres, sortes d'embarcations fluviales, et, par groupe de cent personnes, ces hommes, femmes et enfants étaient extraites de leurs cellules, enfermés dans ces bateaux, menés au mileu du fleuve, et coulés grâce à l'ouverture d'une soupape. Ceux qui parvenaient à s'échapper à la nage étaient alors assommés à grands coups d'aviron.
Poursuivant dans sa folie destructrice, il mit au point les « mariages républicains » : en fait, il faisait monter les prisonniers sur ces mêmes bateaux, les faisait attacher nus, deux par deux, de préférence un homme et une femme, et les laissait couler dans la Loire appelée pour l'occasion « le fleuve républicain ».
Devant ce spectacle, Carrier s'exclama : "Quel torrent révolutionnaire que cette Loire ! C'est la baignoire nationale !"
Entre le 22 et le 28 décembre 1793, environ 2600 personnes furent noyées à Nantes et au total, ce ne fut pas moins de 11 000 cadavres qui furent inhumés dans les cimetières de la ville et retrouvés sur les berges du fleuve.
Jean-Baptiste Carrier se réjouissait de ces massacres et organisait des orgies la nuit les imposant à des nobles ou des bourgeoises suspectées de résistance à la Révolution. En outre, il profitait de sa position pour réquisitionner des biens et taxer la population afin de s'enrichir lui-même.
De plus en plus fou, Carrier ordonna à ses sbires de faire appliquer une répression encore plus féroce en incendiant les maisons des rebelles et en les massacrant. Finalement Carrier fut dénoncé au Comité de salut public mais celui-ci ne le condamna pas immédiatement bien que d'autres témoignages vinrent prouver la folie sanguinaire de Carrier.
Il provoqua lui-même sa fin en faisant arrêter 132 notables de Nantes (il souhaitait tout simplement avoir leur fortune). Mais ceux-ci furent jugés à Paris et acquittés. De fait, Jean-Baptiste Carrier rentra à Paris en étant nommé secrétaire de la Convention et prit part à la chute de Robespierre. Cependant, son tempérament excité et violent le poussa à injurier les députés. Une enquête fut menée à Nantes et les députés ordonnèrent son arrestation le 3 septembre 1794.
Lors de son procès, il rejeta toute responsabilité et critiqua l'Assemblée. Jean-Baptiste Carrier fut guillotiné le 16 novembre 1794 en laissant derrière lui une réputation de « missionnaire de la Terreur » dont les Nantais se souviennent encore aujourd'hui.
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Voilà, j'espère que cela vous aura plus ! je vous souhaite à tous une excellente soirée et un excellent week-end.
Ne m'en veuillez pas trop si je ne réponds plus trop ou si je ne laisse plus de commentaires. D'ici 15 jours, tout devrait rentrer dans l'ordre, ou du moins, je l'espère :-)
PS : ce soir, j'ai décidé de faire mon numéro de Vieux Garçon-Caliméro et de ne pas mettre de musique car de toutes les façons, personne n'aime ce que j'écoute, alors... :-)
(et là, j'en entends déjà certaines qui disent : "ce n'est pas plus mal", n'est-ce pas ?)
13 août 2008
Allez, retour en enfance pour tout le monde...
Bon, après vous avoir parlé de moi dans le post précédent, il est grand temps de se remettre au travail, et sérieusement en plus ! Mais bon, je n'ai pas trop envie de me vous prendre la tête avec des trucs trop compliqués.
Alors aujourd'hui, contrairement à mes habitudes, j'ai décidé de me la jouer facile faire relativement simple en rebondissant sur un post, celui lu hier soir sur le blog de Mamancélib. Ce dernier nous racontait sa mésaventure suite à l'ouverture d'un paquet de biscuits "Prince" de LU (pour les retardataires qui n'ont pas lu ce post, vous le trouverez ici).
Et donc, en lisant ce dernier, je me suis remémoré un autre biscuit de mon enfance, vous savez bien, celui qui, avant d'être dans l'infâme paquet d'aujourd'hui (insulte suprême à mon enfance), était alors dans un paquet bleu, souvenez-vous...
Mademoiselle Utile était de Lorraine, Mr Lefèvre, lui, était de Varennes en Argonne. Ils avaient émigré à Nantes, où ils fabriquaient (vu le climat), des biscuits de mer. Leur fils, le jeune Louis, rapporta d'un voyage d'études en grande-bretagne, l'idée d'une nouvelle presse à gâteaux et surtout, l'enve d'utiliser des produits locaux. Dès 1886, à 26 ans, il dira avec une vision assez claire de l'an 2000 :
"Je crois que je viens de mettre au point un produit promis à un grand avenir."
La recette tenait en quelques mots : du lait, du beurre salé, de la farine de froment et du sucre de canne. La marque ainsi que la forme furent déposés au tribunal de commerce de Nantes le 9 avril 1888.
Devant le succès que remportaient les nouveaux petits-beurre LU, Louis Lefèvre-Utile (ne me remerciez pas mais voilà pour vous une nouvelle occasion de briller en société, et de révéler devant vos amis ébahis devant tant de savoir l'origne du logo "LU), joignant la parole au geste, sera le premier des fabriquants à mêler les artistes à la publicité en créant une imagerie savoureuse.
Pêle-mêle : Luigi Noir, capiello, Mucha, Benjamin rabier, françois Coppée et même Sarah bernhardt dessinèrent, chantèrent et vantèrent le gâteau : "Il n'y a rien de meilleur qu'un petit LU ; oh si ! deux petits LU", entendait-on de la voix de celle qui incarna l'Aiglon.
Dans tous les cas, affiches, calendriers, boîtes en forme de bateaux, de tramways, de malles, de paniers, rien n'est trop beau pour emballer les biscuits de Nantes. L'auteur de la série Chanoinesse, Paille d'Or, Boudoirs, etc..., remportera son plus grand succès avec le phare érigé au trocadéro pour l'Exposition Universelle de 1900 et l'unique grand prix décerné à la biscuiterie française.
Et à la même époque, plus de 3000 murs peints couvraient alors les routes de France, dont le loyer, tenez-vous bien, était payé à leurs propriétaires en petits gâteaux...
Aujourd'hui encore, certains entament les petits-beurre centenaires en commençant (comme moi) par les coins dorés et rebondis. D'autres préféreront grignoter d'abord les côtés, festonnés de 10 dents dans la largeur et de 14 dans la longueur tandis que d'autres encore, eux, se plairont à dessiner une marque ronde et régulière en partant d'un angle du fameux parallélogramme.
Encore une fois, vous remarquerez avec quelle conscience professionnelle j'ai encore réalisé ce post, n'est-ce pas ?
Quoiqu'il en soit, des goûts et des couleurs, il ne faut surtout pas discuter. Et puis, comme se plaisait à le dire Louis Lefèvre-Utile : Qui me croque, craque ! Qui m'a croqué, recroquera...
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Voilà, c'est fini pour aujourd'hui !
Maintenant et afin d'être fin prêt pour affronter ce très long week-end du 15 août qui a l'air de m'attendre à l'hôtel, j'ai décidé de tirer profit des averses qui se sont abattues ces derniers jours. Après le dîner, je vais donc aller profiter de la fraîcheur et de ces odeurs qui flottent après la pluie...
Père Aimé nostalgique ? mais non, et pour vous le prouver, voici une magnifique chanson d'amour. Je sais ce que diront certaines que je ne nommerai pas mais ça, pour moi, c'est de la vraie chanson française !!
Et samedi ou dimanche, place au sérieux où je vous parlerai de baignoire, poignard et autres plaisirs de ce genre...
Bonne soirée à tous !
09 août 2008
Tag numéro 2...action !!
Allez, je continue de répondre aux tags dont j'ai été la victime innocente (je râle mais en fin de compte, j'adore ça) mais ce coup-ci, c'est pour Elle et je vous préviens, ne pleurez pas si ce post est long...
Que faisais-je il y a 10 ans ?
Déjà, je vais tricher un peu car ma vie a vraiment pris un tournant il y a 11 ans maintenant, mais bon, je vais vous raconter le "pourquoi/comment" et planter un peu le décor. Pour ceux qui voulait en savoir plus sur moi, ils vont pas être déçu ! Zola à côté, c'est rien...
Donc, en 1996, j'étais barman sur Paris, à la closerie des lilas, près de Montparnasse. La photo en dessous me représente d'ailleurs avec mon équipe lors d'une soirée déguisée...
Et, à cette époque, j'avais une liaison avec une très jolie fille (tant qu'à faire) depuis plus d'un an et étant amoureux fou, je voulais aller beaucoup plus loin avec elle. Je lui alors exposé mon envie d'avoir un enfant. La demoiselle a pris peur et notre relation est partie en saucisse jusqu'à ce que finalement, l'on se sépare ou plutôt, soyons honnête, qu'elle me laisse tomber. Et là, ce fut la cata ! Un chagrin d'amour comme vous ne pouvez pas alors l'imaginer, j'étais vidé. Et vous savez quoi les filles, même la pire de vos histoires, c'était rien :-)
Suite logique à cette rupture (et Père Aimé ne faisant pas les choses à moitié), j'ai fait une bonne dépression qui m'a tout simplement mis KO. Néanmoins, dans mon malheur, j'ai eu la chance d'avoir autour de moi des amis, des vrais, mais aussi ma famille qui m'ont permis de remonter la pente car sincèrement, à cette époque, j'étais pas brillant et il ne fallait pas me prendre avec des pincettes, surtout la gente féminine...
Au bout d'un an digne d'une vie monastique (aucune liaison avec une autre fille, aucun flirt, rien de chez rien), j'ai quand même fini par enfin "panser mes plaies" et j'ai décidé "d'arroser" ça avec mon cousin que je considère comme le frère que je n'ai pas eu et qui, lui aussi, s'était fait larguer. Même famille, même combat et nous sommes parti en Tunisie où j'ai fait la connaissance d'un très gentil garçon : Thierry. Jusque là, tout le monde suit ?
Ce fameux Thierry donc, nous invite alors mon cousin et moi même à passer un week-end chez lui, à Nyons, dans la Drôme. Nous y allons, et là, chez lui, il y avait plusieurs photos dont une, d'une jeune femme sur qui mon coeur a fait "boum" instantanément.
Retrouvant alors tous mes instincts de mâle mais ne voulant pas commettre d'impairs, je lui ai alors demandé si c'étais sa petite amie. Il m'a répondu que non mais que je ferais sa connaissance le soir-même car nous étions invité à prendre un verre en ville avec elle et d'autres de ses amis.
Vous l'aurez tous compris, cette charmante personne était Madame Aimé himself. Je vous passerai les détails, mais quelques mois plus tard, après plusieurs trajets Paris-Montélimar en TGV et moultes heures passées au téléphone (le net n'étais pas aussi courant que maintenant), nous avons décidé de vivre ensemble. J'ai donc tout quitté sur Paris pour la rejoindre et m'installer sur Nyons où là, ma vie a changé. Mais bon, vous connaissez la suite....
5 choses faites ou à faire aujourd'hui
Là encore, je change les régles, je passe de 5 à 6. Donc, ce jeudi, jour où j'ai écrit ce post car je n'ai finalement pas travaillé, j'ai....
- j'ai renoncé à me lever tôt afin de désherber, bêcher, biner, arracher, arroser....
- j'ai porté ma voiture chez le garagiste afin qu'il me retende ma courroie qui faisait un boucan du diable.
- j'ai attaqué un nouveau livre : "Histoires d'amour de l'histoire de France" de Guy breton et je ne dis qu'une chose : passionnant !
- j'ai posté un colis à une personne que j'apprécie beaucoup, même si je la connais peu
- en allant me rafraîchir, j'ai pris le temps de manger des prunes directement sur l'arbre, face au Mont-Ventoux et surtout, j'ai apprécié ce plaisir simple.
- j'ai regardé "le gendarme en balade" car cela me rappelle trop de souvenirs d'enfance, même si le scénario est lourd...
Normalement, sur cette dernière photo prise il y a plusieurs années, je devrais figurer devant la porte mais bon, j'ai préféré me supprimer car j'avais au moins 10 kg de plus qu'aujourd'hui et franchement, je me trouve beaucoup mieux maintenant ! Merci photoshop...
5 plats que j'aime
Alors là, Elle, tu ne pouvais pas me faire plus plaisir ! Car entre la bouffe et moi, c'est une histoire d'amour ! J'aime cuisiner mais j'aime aussi manger, et surtout, j'aime tout ! Alors quand on me demande de faire un choix, c'est pas facile, alors je change les régles et m'autorise encore une fois, plus de choix :
- D'une part, j'aime tout ce qui est soupe :
* soupes froides comme gaspacho ou soupe de melon au pastis
* soupes chaudes comme gratinée à l'oignon ou soupe de poisson
En photo, un essai de Madame Aimé fort réussi : Cappuccino de Betterave au Chèvre Frais !
- J'aime tout ce qui est poissons ou fruits de mer ! je serais prêt à faire des bassesses pour une poêlée de supions à la persillade ou un poisson grillé ! Si un jour l'on devait se rencontrer, proposez moi un restaurant de poissons et là...
En photo, des sardines grillées à ma façon : huile d'olive, tomate confite, basilic !
- Avec Madame Aimé, nous aimons recevoir nos amis et la tradition veut que lorsque l'on reçoit, on s'attable autour d'un plat typique et là encore, j'aime tout : confits, cassoulet...
En photo, une choucroute à ma façon, 2 litres de riesling minimum et bouillon de volaille (pour faire passer) ! Choucroute de Père Aimé, bonne digestion assurée !
- J'aime tout ce qui est fromage avec une nette préférence pour le fromage de chèvre : sec, frais, demi-sec, à l'huile ou alors, moisi comme celui-ci, en randonnée. Dégusté devant un paysage magnifique dont moi seul connait le chemin, hé,hé,hé...Des amateurs ?
Et enfin...
- J'aime le sucré ! mes desserts favoris sont (et dans l'ordre) : Profiterolles et Tiramisu (que du light).
En photo : petite pause gourmande chez Ladurée lors de notre dernier séjour à Paris
Bon, j'ai bien mis mes 5 plats préférés mais je ne pouvais pas ne pas citer d'autres choses que j'aime, comme....
Les tapas ! rien de tel pour un gourmand comme moi ! des dizaines de plats à goûter, quelques verres de sangria, mais surtout, j'aime l'idée très conviviale ! idéal pour rencontrer du monde...surtout que Père Aimé ne supporte pas du tout l'alccol ! deux verres de sangria ou deux coupes de champagne, terminé ! je rigole sans arrêt et n'arrête pas de discuter....
Le pain ! j'adore le pain et je ne conçois pas un repas sans pain. Mais attention, pas n'importe quel pain ! pas du pain de citadin ! du vrai pain de campagne, avec de la vraie farine, une vraie mie avec du goût, une croûte croustillante, comme celui servi dans cette petite boulangerie à Meyssac en Corréze, un délice. D'ailleurs, dès les premières bouchées, des saveurs de mon enfance ont rejaillies en moi...
5 plats que je déteste
Là, je vais faire rapide....car j'aime absolument tout, sauf .... :
Ou alors, avec une tonne d'Aïoli...Mais comme je suis poli, je ne dirai rien si vous m'en serviez...
Endroits où j'ai vécu
Oula, ayant un papa militaire, mes soeurs et moi-même avons pas mal bougé :
Bordeaux où je suis né, en 1968....
Solenzara en Corse
Cognac, en charente
Bordeaux again pour mes études et mon armée
Londres pour mon first job
Paris, 53 rue du Poteau, dans le 18eme, un quartier formidable...
Nyons dans la Drôme
En photo, Père Aimé posant il y a plusieurs années et un soir de pluie devant la porte de son ancien immeuble, 53 rue du poteau, qui devrait être logiquement classé monument historique d'ici quelques années avec une plaque du style "dans une modeste mansarde de cet immeuble, a dormi Père Aimé, etc, etc, etc"...
5 choses que je pourrais faire si j'étais riche
Bon, soyons clair, "si j'étais riche" pour moi, signifie que j'ai gagné au minimum la super-cagnotte de l'Euromillions ! soit environ l'équivalent de plusieurs millions d'euros ou plusieurs dizaines (voir centaines) de millions de francs (pour ceux qui ne se sont jamais fait à la conversion)...
- Je pourrais mettre toute ma famille, certains de mes collègues de boulot, vous mes blogueurs que j'apprécie et mes meilleurs amis, les vrais (j'en ai pas beaucoup des vrais sur qui je peux compter) à l'abri du besoin en leur donnant une certaine somme ou en les aidant à avoir une maison à eux.
- Je pourrais placer mon argent et, avec les dividendes et à la tête d'une association que je gérerai moi-même, je pourrais aider certaines personnes qui sont dans le besoin
- Je pourrais enfin dire "merde" à mon patron et aux clients pénibles ainsi (et surtout) qu'aux petits tracas quotidiens...
- Adorant la vieille pierre, je ferais rénover dans le style de l'époque des lieux très anciens comme des monastères ou des châteaux afin d'y implanter des hôtels ou autres lieux de vacances.
Ainsi, je pourrais faire d'une pierre deux coups" : assouvir mon amour des beaux endroits et par la même occasion, augmenter mon pécule.
- Je pourrais aussi m'adonner à une de mes passions : les voyages !
Oh, je suis pas gourmand : faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle au départ du Puy en Velay et faire le tour de la muraille de Chine, à pieds ! Désolé, mes les plages au soleil, c'est pas pour moi !
Bon, pour le chemin de Saint-Jacques, j'aimerais bien le "couper" en plusieurs étapes et le commencer l'année prochaine...
Dans 10 ans je serai
Difficile cette question. Dans 10 ans, je m'approcherai de mes 50 49 ans et je n'espère alors qu'une chose : D'une part, être surtout en bonne santé et pourquoi pas, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, avoir au moins un enfant !
5 personnes que je souhaite taguer pour mieux les connaître
Là, cela va être rapide car Elle a déjà mis à l'amende pas mal de monde ! Alors je ne vais choisir personne mais ceux qui veulent se lancer dans l'affaire, je passe le "bébé"...
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Bon, j'espère ne pas vous avoir trop ennuyé ! on retournera dès le prochain post à des faits historiques beaucoup plus intéressants que ma petite vie bien banale....
Excellent week-end à tous !
06 août 2008
Bon, apparemment....
Vous aimeriez bien en savoir plus sur moi et c'est donc avec un très grand plaisir qu'aujourd'hui je ne vous parlerai non pas de faits historiques, mais plutôt de MOI ! Pour cela, je vais répondre aux tags dont j'ai été la pauvre victime innocente.
D'une part, par la très gentille Elle qui a eu la gentillesse de me tagguer juste avant mon départ en vacances mais n'oublions pas non plus celle qui parle fort mais qui n'est pas méchante (ou Sappho pour les intimes). Bon prince, je vous mets même un lien afin que vous puissiez aller sur leur blog respectif. Allez, c'est parti... Tout d'abord, je vais finir le tag que m'avait infligé Sappho et qui me demandait de lui vous donner 10 contradictions me concernant. J'en avais donné 5, voici donc les 5 dernières...
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J'adore tout ce qui touche à l'informatique, la vidéo, la télévision ou les jeux vidéos mais vous le savez, tout cela coûte une petite fortune et ayant plein de travaux extérieurs à terminer, je sais que je ne devrais pas abuser de tous ces joujoux high tech. Mais bon, même si je sais que ce n'est pas raisonnable, j'ai décidé de m'offrir d'offrir à Madame Aimé, l'écran de ses rêves. Elle pourra ainsi regarder dans de meilleurs conditions ses émissions favorites comme "L'amour est dans le pré". Alors, je ne suis pas gentil avec elle ?
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En ce moment, internet déconne un maximum à la maison et je commence à en avoir vraiment ras le bol d'avoir des techniciens isolés au bout du monde qui ont du mal à comprendre ce que je leur explique et qui mettent trois jours à vous donner la moindre explication foireuse.
Je vous fais grâce des km que je dois faire un coup pour changer les filtres adsl, puis le cordon d'alimentation, pour inévitablement, je le sens venir, changer ma live box sous peu de temps et je n'ai qu'une envie, tout foutre en l'air par la fenêtre et tout résilier chez France Télécom pour ne pas les nommer.
Mais bon, je n'en ferais rien, car je me dis que de toutes les façons, cela doit être pareil ailleurs, voir pire...
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Mon boulot me prends la tête et vraiment, j'en ai ma claque. D'une part parce que je suis chez un patron caractériel qui n'est jamais content (bon, remarquez, avez-vous déjà vu un patron content vous ?) et qui râle parce que.....nous avons trop de monde, cherchez l'erreur !
Ensuite, ce sont des horaires difficiles et la vie privée en prend coup. Il vaut mieux que Madame Aimé soit amoureuse car sinon, je pense que je me serais retrouvé seul depuis longtemps et je n'ai donc qu'un rêve : foutre le camp !
Remarquez, je pourrais aisément faire autre chose comme responsable d'une plate-forme d'achat pour grandes et moyennes surfaces ou même mieux, carrément être patron de ma propre entreprise. Je l'ai d'ailleurs envisagé à plusieurs reprises car un établissement serait susceptible d'être vendu ou cédé en gérance mais bon, Père Aimé hésite à franchir le pas.
Pourquoi ? parce que là où je suis, je reste néanmoins le numéro 2 de l'entreprise, que je suis très bien payé, que je suis bien considéré par les clients, la famille de mon patron et même par mon patron himself ! Ayant un très bon salaire pour la région, cela nous permet aussi à Madame Aimé et à moi-même de pouvoir en profiter donc, d'avoir un bon cadre de vie et par les temps qui courent...
Par contre, je pense que lorsque les crédits de la maison seront payés, là, cela sera autre chose....et cela approche à grands pas !!
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Je sais qu'autour de la maison, j'aurais un maximum de trucs à faire comme désherber, bêcher, entretenir, mais actuellement, là, suite au coup de bourre au boulot, j'ai un gros coup de flemme et je verrais ça la semaine prochaine ! je sais que ce n'est pas bien de remettre au lendemain ce que l'on pourrait faire le jour-même mais bon, de temps en temps, s'octroyer un petit instant à soi, c'est quand même bien...Mais bon, pour vous prouver que malgré tout, Père Aimé à la main verte, voici en photos un exemple de ce que j'ai planté au printemps et qui ma foi, n'a pas trop mal pris....
Bon, remarquez, entre une jachère fleurie et de la lavande, n'importe quel banlieusard aurait lui aussi réussi !
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Allez, maintenant, en vrac :
- Je ne suis pas gros alors que je mange pas mal, voir beaucoup.
- J’aime mes amis ou ma famille, mais malheureusement, je sais que je ne m'y consacre pas assez.
- J'ai une très jolie femme mais bon, cela ne m'empêche pas de regarder les jolies filles dans la rue ou pire, les clientes de l'hôtel. Je sais, ce n'est pas bien mais c'est la faute aux serveurs qui me font leurs commentaires sur telle ou telle cliente. Comment ça, vous me croyez pas ?
(Hé oui, vous saurez que maintenant, les serveurs de vos restaurants favoris ont des yeux, s'en servent et ne manquent pas de faire des remarques avec leur responsable préféré)
- Depuis quelques temps, je ne fais plus beaucoup de sport mais cela ne m'a empêché de m'épater en vacances et de courir près de 10 km sans être fatigué. Bon, Madame Aimé dit que c'était du "plat", mais quand même...
Et enfin, pour finir ce post, une contradiction typiquement française : je sais que comparé à d'autres personnes, je n'ai pas à me plaindre et que j'ai une vie plutôt sympa mais alors ça, vous voyez, cela ne m’empêche absolument pas de me plaindre...
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Voilà, le tag de Sappho terminé ! il ne me reste plus qu'à répondre à celui de Elle, mais cela sera pour le prochain post...
Allez, bonne journée à tous...
03 août 2008
La croisade des enfants....
Et voilà, nous sommes dimanche soir, il est 20h50 et après un très long week-end de boulot où le travail n'aura pas manqué mais où hélas, les c.. non plus, je vous dévoile enfin ce post tant annoncé mais jamais publié. Alors voilà, j'espère qu'il vous plaira...
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Lorsque le Pape Urbain II lance le 27 novembre 1095 son appel à délivrer les lieux Saints, il escomptait une mobilisation de la classe combattante, mais il n’avait pas prévu que la ferveur religieuse allait entraîner un grand nombre d’hommes et de femmes issus des couches populaire de la société sur la route de Jérusalem.
Depuis plusieurs années, les paysans avaient subi plusieurs années de sécheresses et de famines, et, pour certains d’entre eux, la croisade leur apparaissait comme une échappatoire à leur condition miséreuse. Je vais donc vous parler d'un épisode méconnu de ces croisades (car il y en eut plusieurs). Celle-ci prit naissance au coeur du royaume de France, dans un charmant petit village d'Eure et Loir, appelé Cloyes-sur-le-Loir. Le Loir étant une petite rivière rythmant la vie calme des paysans de cette parcelle de Beauce.
Au XIIIe siècle, l'époque vers laquelle va nous entraîner cette histoire, la petite ville de Cloyes était l'un des points de passage obligés pour les pèlerins en route pour le pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle (d'ailleurs, si vous me le demandez gentiment, je pourrais même vous raconter une petite anecdote sur la Cathédrale mais bon, là, je m'égare), par la route dite via turononsis, qui partait de Tours. Les Pèlerins faisaient volontiers une halte dans ce village car la rivière étant très poissonneuse, elle offrait donc toutes les ressources naturelles nécessaires à ceux qui vivaient en perpétuel carême.
Tout autour de la belle église, ce n'était donc qu'arrivées et départs et les habitants de cette petite cité, avaient vite appris à vivre toute l'année du commerce que leur offrait cette manne de voyageurs perpétuellement renouvelée.
C'est donc dans ce village que naquit à la fin du XIIe siècle un enfant qui devait, à lui seul, animer l'un des faits les plus étranges et mystérieux que l'on puisse concevoir.
A l'époque, la mortalité des adultes avait engendré dans le royaume de France (et dans d'autres pays d'europe), la naissance d'une étrange strate sociale essentiellement composée d'enfants livrés à eux-même mais qui s'étaient très vite adaptés à la société en embrassant toutes sortes de petits métiers.
Parmi eux, vivotait notre petit Etienne qui s'était fait une spécialité de berger et dans la petite cité de Cloyes, il brillait par l'évident ascendant qu'il exercait tant sur les adultes que sur les autres enfants de son âge. Et un jour de 1212, tenez-vous bien, ce gamin si persuasif se mit subitement à devenir visionnaire.
Tout commenca lorsque gardant ses moutons, il vit un jour venir à lui un pèlerin isolé, à l'évidence affamé et plus famélique que les autres, qui l'aborda et, prétendant être le Christ lui-même, lui remit une lettre dont l'enfant ne sachant lire, aurait bien été incapable de découvrir par lui-même le contenu.
Ce pèlerin lui demanda d'aller la remettre en personne au roi de France, Philippe Auguste, après quoi, il devait organiser une croisade afin d'assurer la délivrance du Saint-Sépulcre, (hé oui, rien que ça) !
En ces temps où le surnaturel côtoyait volontier le religieux, la révélation par Etienne, sur la place du village, de cette fantastique rencontre, émut naturellement les habitants, confinés par leurs incessants passages de pèlerins dans la plus extrême piété. Mais elle émut encore plus les enfants de Cloyes qui, subjugués par la révélation du petit berger, voulurent eux aussi, avec lui, participer à l'extraordinaire tâche confiée par le Christ lui-même.
Et c'est ainsi qu'Etienne, d'harangues en harangues, de prophéties en prophéties, se trouva vite entouré d'une véritable petite troupe d'enfants de tous âges qui, avec lui, voulaient participer à la grande aventure, tant il est vrai que par ses seules paroles, il parvenait à les subjuguer. Rapidement grossie, la petite troupe devint une armée et c'est alors qu'Etienne décida, avec eux et pour eux, de se rendre à Saint-Denis afin de rencontrer Philippe Auguste.
Tout comme le joueur de flûte de la vieille légende, c'est sans aucune peine, et comme s'il l'enchantait, qu'Etienne mit donc en branle, vers le Nord, cette petite armée d'enfants bien décidés à faire entendre leur volonté au Roi de France, et s'il le fallait, aller par eux-même libérer le tombeau du Christ.
C'est ainsi que tout au long de son cheminement vers Paris et Saint-Denis, avec au passage une boucle effectuée dans les régions Nord de la France, la troupe des enfants grossit encore, trouvant partout un accueil favorable chez les dévots qui, tout au long du voyage, étape après étape, assuraient spontanément leur subsistance. Tant et si bien, qu'à l'arrivée à Saint-denis, ils étaient en tout 30 000 enfants qui, une fois la fameuse lettre remise au Roi, se prenaient à vouloir maintenant se rendre en Terre Sainte.
C'est ainsi que toute cette petite armée se dirigea vers le port de Marseille, encore grossie en route par des milliers d'autres petits miséreux, tous bien décidés à attendre un miracle qu'Etienne, dans l'une de ses régulières transes visionnaires, leur avait promis, tout persuadé qu'il était, le Christ lui avait lui-même révélé, qu'une fois à Marseille, les eaux de la Méditerranée s'ouvriraient miraculeusement devant pour les laisser passer. Malheureusement, en fait de miracle, c'est tout autre chose qui se produisit...
Comme, une fois à Marseille, les eaux de la Méditerranée tardaient à s'ouvrir devant eux, les enfants acceptèrent les propositions des marchands de la ville, des navigateurs, qui leur offraient de les conduire gracieusement en Terre Sainte avec leurs bateaux.
Mais ces marchands avaient une toute autre idée en tête, car une fois chargé sur toutes les embarcations possibles, si le fantastique convoi prit bien la direction du sud, ce n'était guère la terre Sainte qui devait constituer son étape finale. Aux premiers ports rencontrés sur la route, c'est finalement comme esclaves que tous ces petits miséreux furent vendus par des marchands qui, dès le départ, avaient entrevu avec eux l'arrivée d'une abondante matière première peu coûteuse. Et c'est ainsi que tous ces enfants, Etienne compris, terminèrent outre-mer leur existence, encore plus asservis qu'ils ne l'avaient été dans le royaume de France.
Fait extraordinaire, comme si cette formidable mais catastrophique croisade des enfants avait répondu à une insaisissable nécessité du temps, à un mouvement de société sans frontières, plusieurs autres initiatives collectives avaient eu lieu un peu partout en Europe, elles aussi enrichies par un substrat d'enfants qui tous, plaçaient leurs plus grands espoirs dans l'accomplissement d'une mission divine.
Et là encore, toutes ces initiatives se terminèrent, pour autant qu'on sache, de manière aussi épouvantable que celle qui, en 1212, avait pris naissance en Vendômois, sur le parvis de la petite église du village de Cloyes-sur-le-Loir....
Voilà, c'est fini pour ce soir ! Pour le prochain post, j'ai décidé de vous en apprendre un peu plus sur moi et ce, grâce à la très gentille Elle qui m'avait taggué avant mon départ en vacances.
Au fait, cette semaine, je ne pars nulle part ! je me repose....Heuuuuu, enfin, presque. J'ai quand même pas mal de retard dans certains trucs comme le jardin à désherber car après deux semaines sans rien y faire, me voilà obligé de rentrer dedans à coup de machette si je veux aller chercher une salade, puis il faut que j'aille vous lire, que nous recevions des amis, que les occupants du gîte viennent boire un coup. Bref, ce n'est pas cette semaine que je vais pouvoir être comme ça :
Oui, oui, ce sont bien mes jambes ! trop poilues ? tant pis :-)
Allez, excellente semaine à tous....
01 août 2008
De retour...
Et voilà, après trois jours à « baruler » en Haute-Savoie dans la magnifique ville d’Annecy, Père Aimé est enfin de retour et encore une fois, comme à son habitude, il est débordé à son retour de congés (grand chassé croisé entre juilletistes et aoûtiens oblige), le voilà donc obligé de reporter son post portant sur les croisades pour son jour de repos, soit dimanche soir mais promis, ce n'est pas l'Arlésienne.
Mais bon, rassurez-vous, en me prélassant sur la plage de Veyrier-le-Lac, entre une tartiflette, une reblochonnade et deux baignades, j’ai quand même eu l’occasion de réfléchir à ce que j’allais bien pouvoir vous raconter…
Nous sommes en 828 et Saint-Marc, l’évangéliste, était inhumé en terre infidèle. Cette pensée était difficilement supportable pour les Chrétiens. Alors, quelques intrépides vénitiens, décidèrent au IXe siècle de ramener les saintes reliques en terre consacrée.
Une fois parvenu dans la crypte où reposaient les restes du saint, ils les subtilisèrent et décidèrent d’un stratagème pour échapper aux fouilles auxquelles tous les voyageurs étaient soumis.
Dissimulée dans un vaste panier d’osier, la dépouille fut recouverte de viande de porc. En s’approchant des portes de la cité, les Vénitiens ployant sous leur fardeau, prononcèrent à plusieurs reprises le mot khanzir (ou porc), ce qui eut sur les musulmans l’effet escompté : les gardes ne voulant pas rester à proximité de cette viande réputée impure, ne fouillèrent pas le volumineux panier.
Devant cet exploit, toute la ville de Venise exulta car pour les Vénitiens, une légende tenace permettait de croire que Saint-Marc était venu sur la lagune, et avait dans son sommeil entendu un ange lui annoncer que ses os reposeraient en ce lieu.
C'est donc dans la plus grande liesse que les restes du saint, ramenés par la mer, furent déposés dans l'église qui, désormais, porterait le nom du compagnon du Christ.
Si ça, ce n'est pas se faire ramener à bon "porc", alors...
Ok, humour à 0.30 €, je sors…mais avant, excellent week-end à tous et à dimanche soir !
































































