30 juillet 2008
Un bourreau rancunier...
Bon, je reconnais que dans le dernier post sur l'église d'Aubeterre, je vous ai sûrement mis en haleine avec un post sur les croisades, mais pour faire durer le plaisir, j'ai décidé de garder ce post pour mon retour, vendredi ou samedi car là, malchanceux que nous sommes, nous repartons passer quelques jours ailleurs, loin de chez nous.
A nous les montagnes de Haute-Savoie pour trois jours où nous rejoignons des amis qui ont une ferme. Inutile de vous dire que Père Aimé va encore être obligé de manger plus que de raison ! Mais bon, je peux me le permettre, j'ai encore de la marge, alors à moi tartiflette, reblochon, charcuteries, chocolats en tous genres, etc...
Mais bon, comme je suis gentil, je ne vais pas vous laisser sans rien à vous mettre sous la dent et j'ai toujours un post prêt à dégainer. Celui-là ne vous parlera donc pas de croisades, non, il va vous parler de bourreau, mais pas n'importe lequel....
******
Exécuteurs de Paris depuis plus d’un demi-siècle, les Sanson ont une certaine habileté dans leur travail. Le jour où Jean-Baptiste Sanson se maria, le comte de Lally-Tollendal et deux gentilshommes de ses amis s'étaient invités à la noce sans savoir chez qui ils entraient.
Leurs désinvoltures à tous les trois lors de cette fête où il n'étaient pas invités, déplut fortement. Alors que les intrus s'apprêtaient enfin à partir, Jean-Baptiste dévoila enfin son identité :
"Je suis Jean-Baptiste Sanson, l'exécuteur des jugements criminels, maître des hautes oeuvres de Paris."
Un léger frisson parcourut le dos des trois hommes, qui ne s'attendaient pas, certes, à une telle révélation. Voulant continuer à se jouer des perturbateurs, le bourreau continua :
"Puis-je savoir à qui j'ai l'honneur de parler ?
- Je suis le comte de Lally
- Savez vous que je suis le seul habilité à décoller un gentilhomme ?" et Jean-Baptiste de poursuivre, en entraînant le jeune homme vers une remise toute proche d'où il sortit une hache impressionnante :
"je peux vous assurer Monsieur le comte, qu'avec un outil comme celui-ci, si vous deviez avoir un jour besoin de mes services, un seul coup suffirait."
Le comte, suivi de ses deux amis s'empressa de quitter cet endroit sinistre.
Bien des années plus tard, en 1763, accusé de trahison et de malversations dans son administration des deniers publics, Lally fut condamné à avoir la tête tranchée. Jean-Baptiste, qui avait pris sa "retraite" de bourreau, tint cependant à être présent sur l'échafaud ce jour-là, au côté de son successeur et fils, Charles-Henri. S'étant fait reconnaître, il dit au condamné :
"Souvenez-vous Monsieur le Comte, je vous avais jadis vanté cette hache, mais mon bras n'a plus la force d'antan. Voici mon fils qui me remplace. N'ayez crainte, vous pouvez lui faire la même confiance qu'à moi..."
Malheureusement pour lui, cela ne se passa pas comme ça. Le jeune Charles-Henri va faillir à sa tâche et il va rater la décapitation du premier coup. Son père, présent à ses côtés, et en tant qu'ancien chef bourreau, va alors retrouver en un instant une vigueur insoupçonnée, et tranchera le col de l’infortuné Lally d’un coup supplémentaire.
******
Quoi, ce post est un peu dur, allez, pour vous détendre et rappeler de bons souvenirs aux "anciens" de ma génération, un petit clip et un grand classique avec mon pote Afric Simone.
Je vous invite à avancer le clip à un peu plus d' 1 minute 30 pour vous rendre compte du boute en train qu'il était avec sa chaise. Dans les "boum" de ma jeunesse et pour épater les filles, j'essayais de refaire la même chose, c'est d'ailleurs depuis cette époque que je porte un appareil dentaire mais bon....
Passez une excellente semaine, profitez-bien du soleil et promis, le super post qui tue sur les croisades avant dimanche !
27 juillet 2008
L'Eglise Saint-Jean d'Aubeterre
Après une dizaine de jours à "baruler" entre Charentes et Dordogne, Père Aimé arrive enfin.
Comme promis, je vais vous parler d'une église que j'avais déjà eu l'occasion de visiter lorsque j'étais enfant mais où, je l'avoue, je n'avais trouvé aucun intérêt car j'étais plutôt attiré par les parties de pêche dans la rivière attenante. Mais bon, avec l'âge, les goûts évoluent et si j'ai laissé tombé cannes, gaules et moulinets, je me plonge maintenant avec plaisir dans la lecture de livres d'histoires en tous genres et il y a quelques temps, j'ai trouvé un article citant l'église Saint-Jean d'Aubeterre, située à 1h de voiture de "Queen Mum" (Copyright MC). Mais tout d'abord, situons ce petit village.
Au Sud de la Charente, en limite du Périgord, Aubeterre est construit en amphithêatre autour d'une boucle de la Dronne. Ses venelles au charme méridional serpentent entre les maisons de pierre blanche. Ancienne place forte, le village est aujourd'hui classé parmi "l'Un des Plus Beaux Villages de France".
Avec sa voûte de 20 mètres, l'église Saint-Jean est la plus haute église monolithe de France. Elle a été creusée de l'intérieur même du rocher, et a donc été réalisée par « évidement » d'une seule masse de pierre. Il est certain que les disciples de Saint-Maur (Bénédictins) qui l'ont creusée vers le XIIe siècle, ont, en réalité, profité de grottes ou d'excavations beaucoup plus anciennes, utilisées puis agrandies par les premiers chrétiens pour y pratiquer en sécurité leur culte.
Les dimensions de l'église Saint-Jean sont exceptionnelles: 27 mètres de longueur, 16 mètres de largeur, et ses voûtes surtout, taillées en plein cintre et atteignant près de 20 mètres de hauteur sont absolument uniques pour une église de ce type. Demeurée à peu près dans son état primitif, elle représente un pôle d'intérêts archéologiques et touristiques d'une importance exceptionnelle.
Au centre de la nef, une piscine baptismale, taillé dans le rocher comporte en son fond une croix grecque. Cette cuve baptismale fut probablement creusée entre le IVe et le IXe siècle, c'est-à-dire bien avant que l'église elle-même soit terminée. Tout le sol de la nef n'était qu'une succession de sarcophages dont les plus proches de la piscine baptismale sont encore visibles. La nef de Saint-Jean servit en effet longtemps et à plusieurs reprises de cimetière, jusqu'en 1865. Des tombereaux de terre étaient amenés et les morts y furent enterrés par « couches successives ».
Aujourd'hui, la terre a été déblayée et les ossements mis dans un ossuaire, les sarcophages furent remplis de sable et recouverts d'une dalle de béton qui les protège et qui permet de déambuler maintenant dans l'église elle-même.
Au milieu de l'abside, s'élève un monument hexagonal de près de 6 mètres de haut et de 3 mètres de diamètre du plus pur style roman et se composant de deux étages.
Le premier, le plus élevé, est flanqué à chaque angle de deux colonnettes avec leurs chapiteaux supportant les archivoltes en plein cintre. Le second est constitué d'arcades ajourées en forme de lanterne. Ce monument est donné comme une interprétation de l'édifice constantinien du tombeau de Joseph d'Arimathie sous la coupole de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem... Il fait complètement corps par sa base avec le rocher. Il s'est prêté à plusieurs interprétations: mausolée ou reliquaire? Il est certain qu'il a recueilli des dépouilles, probablement de seigneurs d'Aubeterre. Quatre cercueils dont deux d'enfants en ont été extraits en 1848. Cependant, on aurait actuellement plutôt tendance à pencher vers l'idée qu'à l'origine, il aurait servi de reliquaire, bien qu'aucune preuve formelle ne puisse être avancée.
Enfin, côté ouest, et séparée de la grande nef par une porte taillée dans le roc, se trouve une Nécropole, véritablement hallucinante, que l'on peut admirer depuis une sorte de balcon de bois.
De dimensions différentes, probablement taillés à la mesure de chaque défunt et creusés dans un ordre presque chaotique, 80 sarcophages sont là, sous nos yeux, sculptés dans le rocher par la main de l'homme, puis par les ans. Presque tous présentent la particularité d'avoir des épaulements. Ils sont les témoins émouvants d'une époque qu'il est bien difficile de préciser, mais qui pourrait peut-être remonter avant le christianisme. Avant que cette Nécropole soit découverte en 1958, le niveau du sol était celui du seuil de la porte qui met ce souterrain de plus de 30 mètres de long en communication avec l'extérieur. Ici aussi, les morts furent enterrés les uns au-dessus des autres. Chaque fois qu'une «couche» était terminée, de la terre était amenée afin de permettre l'ensevelissement de nouveaux corps.
Un four à salpêtre aurait même été installé pendant la révolution, très exactement le 12 février 1794, afin de procurer à la nouvelle République de la poudre à canon dont elle avait grand besoin. Mais, selon les comptes rendus des séances du Conseil Municipal, le gardien avait tant de peine à empêcher les vols constants de matériaux et de poudre, que ce four fut fermé dès juillet 1795.
L'église fut fermée au Culte pendant la Révolution et lui fut rendue une fois le calme retrouvé. Aujourd'hui des offices, et en particulier la Messe de la Nuit de Noël, y sont à nouveau célébrés.
C'est en janvier 1961 et tout à fait par hasard que fut découverte à l'entrée de l'église une salle souterraine. Un camion passant dans la rue Saint-Jean devant l'église fit s'effondrer la route et découvrir la très belle et très ancienne salle souterraine, nommée à tort ou à raison, « crypte ».
Donc, si je résume, pour creuser cette superbe église, les carriers ont d’abord creusé un boyau d’accès en haut de la falaise, puis ils ont dégrossi les voûtes à la pique pour redescendre par palier. Pour créer les piliers, ils tournaient autour de la roche mais il faut savoir qu’à l’époque, ces techniques de construction n’existaient pas encore en Occident.
Elles ont probablement été importées du Liban où se trouvent de nombreuses églises souterraines. Pierre 1er de Castillon, le commanditaire de cette église, a participé à la première croisade. Est-il passé par un des pays utilisant ces méthodes lors de son retour ? Mystère mais il y a une certitude : le plan de l’église serait directement inspiré du Saint-Sépulcre, qui abritait le tombeau du Christ à Jérusalem.
Voilà, j’espère que ce premier souvenir de mes vacances ne vous aura pas trop endormi. Dans un prochain post, je vous parlerai d’un épisode peu glorieux survenu pendant les croisades… Si Elle qui a déjà eu la chance de pouvoir visiter le vrai Saint-Sépulcre à Jérusalem pouvait nous dire si effectivement, une ressemblance existe entre ces deux églises, cela serait cool. Cela lui pardonnerait presque le tag qu'elle m'a infligé et auquel je répondrai bientôt.
Allez, un petit mot pour dire qu'actuellement, c'est un peu la course entre mon travail et mes jours de repos que je ne passe pas à la maison. Je n'ai donc pas trop le temps de venir vous lire mais à partir de la semaine prochaine, terminé ! on reste enfin à la maison et là, je compte bien venir vous embêter !
25 juillet 2008
J'oubliais, le 25 juillet, c'est....
La Saint Aimé !! Cela s'arrose....
Et en plus, cela me donne l'occasion de fêter mon retour au taff avec le perso !
je sais, la photo est floue et vous vous dîtes que ce post est sans intérêt, mais tant pis, c'est ma fête alors je fais ce que je veux ! Je ferais mieux dimanche... j'espère !
24 juillet 2008
Allez, pour vous....
N'hésitez pas à cliquer sur la carte si vous n'arrivez pas à lire !!
18 juillet 2008
Blog en vacances jusqu'au 25/7
Voilà, lorsque ce post sortira, nous serons déjà sur notre lieu de villégiature. Avec Madame Aimé, nous avons décidé de partir nous mettre au vert quelques temps dans le village de mon enfance, dans les Charentes puis nous retournerons sur un lieu où j'ai passé de merveilleuses vacances étant gamin, Beaulieu sur Dordogne.
Ne vous offusquez donc pas si pendant quelques jours vous ne voyez aucun commentaire fleurir vos blogs respectifs, je me rattraperai au retour, promis ! Remarquez, je pourrais bien essayer mais bon, le PC de Queen Mum (pour piquer l'expression de mamancélib qui j'espère, ne me demandera pas de royalties pour le terme employé) tourne entre 56 bits et 512 bits, l'horreur, alors vous voyez ce que je veux dire....
Sinon, autant joindre l'utile à l'agréable et afin d'alimenter mon blog, j'ai repéré une portion du chemin de Saint-jacques de Compostelle, une église troglodyte (réplique exacte du saint-sépulcre à Jérusalem, creusée du haut vers le bas) et comme par hasard, à quelques kilomètres de cette église, il existerait dans le cimetière d'un tout petit village, la tombe quasi-oubliée d'un ancien roi dont je vous conterai l'histoire à mon retour.
Diantre, Saint-Jacques de Compostelle, le Saint-Sépulcre, la tombe d'un roi, je pourrais presque me prendre pour lui, non ? Ne me manque plus que le fouet et le chapeau ! Schlack....(là, j'imite le bruit d'un claquement de fouet, pas mal, non ?)
******
Pour finir en musique...
Une chanson de rigueur pour cet instant là ! C'est sûr, c'est pas du Modern'Talking comme la dernière fois (d'ailleurs, eux, j'ai presque honte de les avoir passé), mais non, ça Messieurs-Dames, ce clip, cela sentait bon l'émission de Maritie et Gilbert carpentier que l'on écoutait religieusement le samedi soir....
Allez, excellentes vacances à tous ou alors, bon retour à ceux qui rentrent !
15 juillet 2008
Encore Napoléon...
Vous allez finir par croire que je ne pense qu'à lui à force de vous en parler mais je reconnais que je me suis attaché au personnage.
Alors que Napoléon n'était encore que Bonaparte, un de ses hommes, le grenadier Gobain se suicida à cause d'un chagrin d'amour. Comme un cas similaire s'était déjà produit dans le même régiment peu de temps auparavant, Bonaparte rédigea la harangue suivante qu'il ordonna de lire à ses troupes :
"Un soldat doit savoir vaincre la douleur et la mélancolie des passions. Il y a autant de vrai courage à souffrir avec constance les peines de l'âme qu'à rester fixe sous la mitraille d'une batterie. S'abandonner au chagrin sans résister, se tuer pour s'y soustraire, c'est abandonner le champ de bataille avant d'avoir vaincu."
******
Depuis 1808, lorsque il était en campagne, l'Empereur portait toujours sur lui, sous son gilet de flanelle un minuscule sac de satin, en forme de coeur, accroché par un cordon. A l'intérieur de ce premier sac, se trouvait un étui en cuir contenant du poison. La crainte de tomber vivant aux mains de l'ennemi, surtout pendant la campagne de Russie, faisait qu'il ne s'en séparait jamais. En 1815, après Waterloo et alors que tout s'écroulait autour de lui de nouveau, il ne voulut pourtant pas utiliser le poison qu'il détenait.
Quaelques jours avant sa première abdication, au combat d'Arcis sur Aube contre les Autrichiens de Schwazenberg, Napoléon, comprenant que l'affaire était mal engagée, brava la mort qui ne voulut pas de lui :
"Je fis ce que je pus pour trouver une mort glorieuse, je m'exposai sans ménagement, les balles pleuvaient autour de moi, mes habits en étaient criblés mais aucune n'a pu m'atteindre. J'étais un homme condamné à vivre."
******
Dans la nuit du 13 au 14 avril 1814, alors que la défaite l'avait contraint à abdiquer, Napoléon tenta de se suicider en absorbant un poison à base de elladone et d'opium. Cette mixture, la même qu'avait utilisée le mathématicien Condorcet pour échapper à l'échaffaud, avait été concoctée par son chirugien Alexandre Yvan. Napoléon absorba donc le mélange mais survécut après quelques vomissements digne de ce nom. Il fit alors appeler Yvan pour qu'il lui procurât quelque chose de plus fort mais mais le chirurgien refusa.
Aux soldats qui lui rendaient les honneurs dans la cour de Fontainebleau, après sa tentative manquée, il dit avec émotion :
"Ne plaignez pas mon sort. Si j'ai consenti à me survivre, c'est pour servir encore votre gloire."
L'homme aurait-il marqué le monde pendant des siècles s'il s'était suicidé à Fontainebleau ou à Waterloo ? Sans doute pas. Prisonnier à Sainte Hélène, probablement empoisonné mais certainement pas de son propre chef, aurait-il autant servi la gloire de ses grognards...et sa propre gloire ?
Pourtant, dans son île-prison, pendant ses conversations avec Las Cases, le rédacteur de ses mémoires, il justifait le droit au suicide sous certaines conditions :
"L'homme a-t-il le droit de se tuer ? Oui, si sa mort ne fait de tort à personne et si la vie est un mal pour lui."
Plus tard, dans un élan de croyance religieuse, sur un ton résigné, il dit à propos du suicide :
"Qu'est-ce après tout ? Vouloir lui (Dieu) revenir plus vite."
******
Bon, pour finir en chanson, l'inévitable tube de l'été 1986 sur lequel, fier de mon pantalon rouge en toile, pull jaune, blouson en cuir sans manche, je me déhanchai furieusement...
13 juillet 2008
Pour commencer....
Tout d'abord, la très gentille Sappho, celle qui parle fort mais qui n'est pas méchante (et dont je vous invite à lire le blog), a eu la gentillesse de me tagger. Il faut que je cite 10 contradictions sur moi-même, pas facile quand on a zéro défaut mais bon, je veux bien essayer de m'y coller. Je vais en citer quelques une et lors de mon prochain post, je me dévoilerai encore un peu plus.
Comme dit Madame Aimé, ce n'est pas parce que l'on s'approche de la quarantaine que je dois me laisser aller. Je veux bien, mais c'est difficile de garder la ligne à mon âge. Alors, côté nourriture, je sais que je dois faire très attention si je ne veux pas grossir, mais manque de pot, je suis gourmet et gourmand. Il m'arrive donc parfois de me baffrer plus que de raison et si je vous dis que nous partons en vacances chez de la famille en Corrèze, pays du foie gras et des confits, vous comprenez mieux mon désarroi...
A la maison, il n'y a pas plus désordonné que moi alors qu'au boulot, c'est TOC et compagnie ! je ne supporte pas le désordre ou la saleté. Remarquez, dans mon travail, il vaut mieux, non ?
Afin de me détendre, j'ai décidé de faire du yoga. Cela me réussit pas trop mal mais malheureusement, de temps en temps, à côté, je m'énerve comme un fadat sur ma PS3 à un point où parfois, je serais prêt à tout balancer par la fenêtre...
Au boulot, je déteste les cons, les râleurs et les emmerdeurs mais c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher d'aller les voir à leurs tables afin de les asticoter un peu et les renvoyer péter s'ils me disent un truc qui va pas.
Quand Madame Aimé me demande de faire un truc, je dis non, rien que pour l'embêter, alors qu'au fond de moi je sais très bien que je vais finir par m'exécuter à un moment donné, mais c'est comme ça, je n'aime pas que l'on me commande.
Voilà, je trouve que vous en savez déjà pas mal sur moi : ventre bedonnant, désordonné, mauvais caractère et emmerdeur. La suite au prochain numéro...
******
Maintenant, soyons sérieux...
Hirsute, l'homme semblait épuisé. il s'appuyait sur un long bâton qui, à chaque pas, frappait pesamment le sol, comme s'il s'agissait d'un effort extrême. La longue robe de bure sombre avait piètre allure et, sous le large capuchon, le moine dissimulait un visage à la barbe foisonnante.
Il faisait déjà nuit depuis des heures en ce 8 janvier 1297 lorsque le franciscain commença à gravir la côte raide qui montait à la citadelle. Il dépassa l'église de Sainte-Marie-au-Port et, en levant les yeux, le saint homme put apercevoir les tours noires et crénelées de la forteresse se détachant à peine sur le ciel sombre. Sa progression était lente, son pied glissait souvent sur les cailloux qu'il envoyait rouler vers le bas.
Sans doute les gardes en faction au-dessus de l'unique poterne avaient-ils entendu les éboulis rompre le silence de cette nuit d'hiver. D'ailleurs, l'homme d'église ne faisait rien pour passer inaperçu et, après maints efforts et signes d'essouflement, il parvint enfin au pied de l'imposante muraille qui l'écrasait de sa masse. la porte de bois renforcée d'épaisses férures aux clous énormes était l'unique accès à la forteresse fichée sur son éperon rocheux.
Au long des siècles, ce site avait attisé la convoitise des Phéniciens, puis des Grecs et des Romains, qui voyaient dans ce rocher escarpédominant une large baie une protection naturelle où leurs navires pouvaient jeter l'ancre.
Le site fut mis à mal pendant les grandes invasions du premier millénaire et c'est en 1215 que les puissants Génois vinrent s'y installer, avec le ferme espoir d'y implanter un port qui servirait de relais à leurs longues expéditions maritimes. La construction de la forteresse datait de ces années et, lorsque le moine franciscain se présenta à la poterne, les génois occupaient toujours l'endroit.
A force de cris et de coups sur l'épais ventail, l'homme finit par attirer l'attention des gardes, dont les lances et les casques apparurent au sommet des murailles.
"Je suis un fils du très saint françois en route vers Rome et vous demande l'hospitalité pour la nuit", dit-il.
Il n'était alors pas d'usage de laisser un religeux au dehors sans lui offrir gîte et couvert, surtout sur les longues routes de pélerinages. les gardes allèrent en référer à leur officier, qui ordonna d'ouvrir la lourde porte. A peine le seuil franchi, le franciscain éreinté sembla retrouver ses forces comme par miracle et, abandonnant sa posture humble et voûtée par la fatigue, il écarta prestement sa longue robe de bure pour en faire jaillir une longue lame dont l'éclat froid brilla soudain à la lueur des torches. Le garde le plus proche n'eut pas le temps d'esquiver le coup fatal et s'écroula sans comprendre.
A la même seconde, une bonne trentaine de soldats, tapis depuis le coucher du soleil à l'abri de la muraille, se ruèrent à l'intérieur de la forteresse et, à grands coups d'épée, estourbirent les gardes qui composaient la garnison du fort. le pseudo-moine faisait le vide autour de lui, d'estoc et de taille, et bientôt les quelques Génois cessèrent une résistance devenue inutile.
Cette ruse avait été préparée par francesco grimaldi, dit "François la Malice" et la forteresse dont il s'était emparé était celle de Monaco, sur la quelle règne encore la famille Grimaldi. Il est à noter que Monaco signifie "Moine" en italien et que les armoiries de la principauté actuelle représentent un écu flanqué de deux moines en armes....
******
Pour finir en chanson, le groupe "dead or alive", et là, je vous dis pas, si vous m'aviez vu danser là-dessus, c'était quelque chose. Même robert Smith venait me demander des conseils pour ses concerts, si,si...
11 juillet 2008
INFORMATION DE DERNIERE MINUTE
Hé oui, notre petite SpécialK is back ! La nouvelle fut annoncée hier soir lors du dernier JT de PPDA, rien que ça...(normal, ou vous êtes star ou vous ne l'êtes pas) et comme j'aime bien lire les frasques de cette petite qui est quand même presque une grande (c'est elle qui le dit), mon petit doigt me dit que d'ici quelques heures, cela va chauffer du côté de son blog alors n'hésitez-pas....
******
Maintenant, soyons sérieux...
******
Raviolis, petits pois, maïs, sardines à l'huile ou conserves "maison", ce sont autant de petites boîtes qui nous facilitent la vie au quotidien et aujourd'hui encore, lorsque nous ouvrons l'un des 50 kilos de boîtes de conserves que nous consommons chaque année, nous le devons au génial inventeur Nicolas Appert.
Au début du 19ème siècle Les nourritures salées, pressées ou séchées remplissent l'estomac mais les marins meurent encore du scorbut par manque de vitamines. Soucieux de la santé de ses hommes embarqués quelques fois pendant de long mois, le gouvernement Français offre une prime de 12.000 francs à celui qui trouvera le meilleur procédé pour proposer une alimentation saine lors des voyages au long cours.
En 1804, Appert créa un atelier où il préserva des petits pois et d'autres légumes que, désormais, l'on pouvait consommer hors saison. On imagine l'intérêt de cette découverte en ces temps où la disette était monnaie courante. Grâce à lui, les équipages embarqués sur de longues distances pouvaient consommer des fruits et légumes autrement que séchés ou conservés dans le sel, ce qui occasionnait carences et maladies.
En 1810 le ministre l'intérieur accorde la prime promise à Nicolas Appert mais sous réserve qu'il décrive très exactement les détails de "l'appertisation". C'est ainsi qu'est publié : "Le Livre de tous les ménages, ou l'art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales" qui obtient un succès considérable. Les Anglais Peter Duran, Bryan Donkin et John Hall introduisent l'emploi de boîtes en fer blanc; Appert adopte ce procédé et le perfectionne.
Appert reçut le titre de bienfaiteur de l'humanité, de nombreuses médailles, diplômes, récompenses et décorations mais malgré tous ces honneurs, l'homme, qui n'avait pas songé à déposer de brevet (c'est con), mourut dans la misère et son corps fut jeté dans la fosse commune. Seul souvenir d'Appert, le nom "appertisation" rappelle son oeuvre, maigre consolation pour de tels services rendus au monde entier...
Alors à partir d'aujourd'hui et après avoir lu ce post, je suis certain que vous penserez à lui lorsque vous ouvrirez votre conserve favorite...
******
Sucrer les fraises !
Qui n'a jamais entendu parler de cette expression lorsque vous faites quelque chose et que, petit cochon que vous êtes, vous en mettez partout. Tiens, à ce titre, Madame Aimé qui aime à me relire par dessus l'épaule, me dit que les lecteurs de ce blog ne doivent sûrement pas se comporter de la même manière que moi lorsque ils sont à table, merci Madame Aimé pour ta gentillesse et tant qu'à faire, dis que je suis un goret...
L'expression naquit au XVIe siècle et à cette époque, les hommes (surtout les vieillards) mais aussi les femmes à perruques poudrées, portaient la fraise. La fraise était une collerette composée de volants de mousseline ou de dentelle.
Les plus âgés, pris de tremblements, secouaient la tête en sucrant copieusement leur col. L'expression d'une sénilité galopante était née...
******
Et pour finir en musique, un petit clip de Dailymotion ! Aujourd'hui, ce sera un extrait du film muscal "Blues Brothers" et de la fameuse reprise de "Rawhide".
La première fois où j'ai vu ce film, c'était en 1982 (soit deux ans après sa sortie) et déjà, du haut de mes 14 ans avec ma moustache naissante, j'avais adoré l'ambiance de ce film. Je m'étais alors toujours juré d'aller un jour aux USA afin de vérifier si c'était vraiment comme ça et .... je m'égare pas un peu là, hein ? Quoiqu'il en soit, si vous n'avez jamais vu ce chef-d'oeuvre musical, Père Aimé vous le recommande...
Quoiqu'il en soit et puisque vous avez été sage, je vous joins une photo de Aimé à 14 ans afin que vous puissiez vous imaginer ce à quoi ce drôle de zèbre pouvait bien ressembler à cet âge là.
Vous noterez au passage l'allure romantique du personnage avec la coupe de cheveux qui, auprès de la gente féminine, faisait fureur (elles étaient moins difficiles qu'aujourd'hui) ainsi que (et surtout) l'élégance du pantalon en skaï, rescapé de mon époque "grease".
Les connaisseurs apprécieront sans nul doute la taille de ma ceinture estampillée "pur cuir", achetée à Mamadou Dialo lors de la foire mensuelle de Roissac et ce, juste avant le concert de Yvette Horner mais bon, là encore, je m'égare...
Bon week-end à tous !
08 juillet 2008
I had a dream...
Mais non, rassurez-vous, je ne vais pas me prendre pour Martin Luther King mais hier soir, en rentrant éreinté d'une longue et dure journée de labeur (passée à nourrir et héberger des touristes de plus en plus chiants exigeants), je me suis aperçu d'une chose : mon blog ne parlait que d'une partie de l'histoire, l'ancienne, celle du moyen-âge, des gaulois et consorts mais j'occultais une certaine partie de l'histoire en n'en parlant pas, celle de 1939-1945 et pourtant, il y a beaucoup à dire.
Rappelez-vous....
******
Nous sommes le 12 novembre 1938 à Berlin. L'avant-veille, dans une mégateuf restée dans l'histoire sous le joli nom de "nuit de cristal", les néandertaliens nazis se sont défoulés partout dans le pays sur les biens juifs, synagogues, magasins, maisons, dans une gigantesque orgie d'incendies et de destructions. D'ailleurs, c'est à cause des débris de verre (vitrines des magasins, vitraux des synagogues) que les nazis donnèrent ce nom si "poétique" de Kristallnacht (Nuit de Cristal) à cet épisode de violence raciste.
Cette manifestation spontanée parfaitement prévue, planifiée, orchestrée par le parti en place, et organisée comme on sait si bien le faire là-bas, police et pompiers fortement encouragés à rester à la maison, a entraîné des dizaines de morts, de blessés, et surtout, des millions de reichmarks de dégâts.
Nous sommes dans le bureau de Göring, misinstre du reich, en compagnie d'une autre dignitaire nazi, Heydrich, lesquels n'ont pas l'air à l'aise, ce qui est rare, leur habitude étant plutôt de régler à coup de lance-flammes ce qui les gêne aux entournures.
En face d'eux, des messieurs assis en costumes sévères, représentants des grandes maisons d'assurance, et qui leur ont posé un problème innatendu à propos des dégâts. On s'en fout puisque cela appartenait aux juifs. Certes, mais la question n'est pas là. Si les juifs ne sont évidemment pas des citoyens allemands, leurs contrats d'assurance par contre, étaient les mêmes que ceux des autres citoyens allemands, avec les mêmes engagements couverts par les mêmes lois.
Si les sociétés d'assurance remboursent les dégâts, l'énormité des débours simultanés risque d'entraîner une grave crise financière sans précédent dans un secteur important de l'économie du reich. Mais en revanche, si ces mêmes sociétés ne remboursent pas, elles risquent une grave crise de confiance des clients allemands.
L'histoire raconte que le problème a occupé les crânes d'oeuf du parti et empoisonné les soirées du reichminister pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que l'on trouve une solution. Les juifs seraient remboursés par les assurances conformément aux contrats signés et l'argent, lui, serait immédiatement confisqué au titre de réparation des uniformes froissés des SA afin de contribuer à soutenir les assurances en difficulté.
Ben voilà, quand on cherche, on trouve....
******
Et pour finir en musique, un p'tit clip tiré de Dailymotion (car certains auraient un peu de mal avec "youtube") qui me rappelle mes jeunes années. D'ailleurs, j'avais presque la même coupe de cheveux...
Comment ça, vous voulez une photo de Aimé adolescent ? à voir, si vous êtes sages....
03 juillet 2008
La photo manquée de Napoléon...
Emmanuel de Las Cases aurait pu être l'auteur d'un des scoops les plus fameux du siècle, ce 15 octobre 1840. Fils du Comte de Las Cases, mémorialiste de Napoléon, il doit à cette parenté l'immense honneur d'être présent ce jour-là à Sainte-hélène, où l'expédition du Prince de Joinville doit exhumer le corps de l'Empereur pour le ramener en France avec tous les honneurs qu'il se doit.
Même s'il n'est pas journaliste, Emmanuel de Las Cases a néanmoins apporté avec lui un appareil tout récent, encombrant, compliqué, mais qui déjà bouleverse les foules : le daguerréotype, premier appareil photo qui n'existait pas du temps où l'Empereur était encore vivant.
Au terme d'un cérémonial rapide, le cercueil impérial est sorti de terre, on s'apprête à ouvrir le couvercle, tout le monde retient son souffle et là, surprise. Le corps est presque intact, le visage est parfaitement conservé après deux décennies d'ensevelissement et on peut dire que sur ce coup-là, les hasards de la chimie organique font un cadeau de vingt ans.
Il ne reste à Emmanuel qu'à aller chercher son bazar et le mettre en batterie afin de donner au monde et aux générations futures l'unique image réelle de Bonaparte, la première photo d'un personnage historique, et pas des moindres.
Mais il est tard, le temps est dégueulasse comme souvent sur Sainte-Hélène, le temps de pose d 'un daguerréotype est terriblement long, on ne peut pas laisser le cercueil ouvert sous la pluie et plutôt que d'insister lourdement en se roulant par terre et en suppliant tout le monde de lui laisser faire THE photo du siècle, notre cher Emmanuel se range aux avis des personnes présentes et se dit que sans doute, l'occasion de faire ce fameux cliché se présentera sur le bateau, à l'abri.
Malheureusement, l'occasion ne se présentera pas. La décomposition fera son oeuvre pendant le voyage et ce ne sera qu'un squelette que l'on ensevelira aux Invalides...En tout cas, je suis certain que vous êtes tous d'accord pour dire que non seulement Emmanuel nous a privé d'un document inouï, mais qu'en plus, il a raté un sacré paquet de droits d'auteur mais bon, encore une fois, Père Aimé va jouer le magnanime et vous trouverez ci-dessous le dessin effectué par un certain Rigo et qui représenterait le corps à l'ouverture du cercueil. Il existerait même une certaine controverse suivant laquelle le corps exhumé ne serait pas celui de Napoléon mais ça, c'est une autre histoire....
******
Bon, j'ai remarqué que certaines personnes dont je lis les blogs aussi régulièrement que mon emploi du temps m'y autorise,finissaient leurs posts respectifs par des chansons afin d'illustrer leurs états d'âmes du moment (Mamancélib, Celle qui parle fort mais qui n'est pas méchante, Polyne la star de Montpellier, Elle, Vaness, Mistouflette la cousine de la star de Montpellier et j'en oublie) alors moi aussi, comme elles, j'ai décidé de faire ma vilaine copieuse pareil et de m'y coller en collant une petite vidéo sensée représenter mon état d'humeur d'aujourd'hui...
Ok, je sors mais bon, quand même, cela aurait pu être pire...







































