18 septembre 2009
Qui aurait inventé le jeu d'échecs ?
Bon, tout le monde sait qu'un échiquier fait huit cases sur huit. Et, d'après une célèbre légende, cela ruina même un roi ! Cette légende raconte que le brahmane (un "curé" local) Sissa inventa le jeu d'échecs au VIe siècle, en Inde, et l'offrit en cadeau au jeune roi qui venait d'accéder au trône et qui, malgré tout le travail qu'apporte une telle charge, s'ennuyait ferme.
Bien évidemment, la pièce la plus importante était le roi, mais cette pièce ne pouvait rien faire sans l'aide des autres. Grâce aux échecs, le roi comprit qu'il n'était rien sans ses sujets et fit tout pour améliorer leur sort. Puis, il convoqua le brahmane afin de le récompenser. Au début, ce dernier ne voulut rien puis il réfléchit et dit au roi : "Si tu veux me récompenser, tu mettras un grain de blé sur la première case du jeu. Puis, deux sur la seconde, quatre sur la troisième et ainsi de suite jusqu'à la dernière case". "C'est tout ? alors rentre chez toi et dès demain, on viendra te livrer ton sac de riz" lui répondit le roi.
Mais le soir, le trésorier, affolé, vint le voir : "Majesté, il est impossible de remplir cette requête ! en effet, il nous faudrait des milliards de grains de riz (plus exactement 9 223 372 036 854 775 808 grains)". Le jeune Roi comprit alors qu'il venait de recevoir une nouvelle leçon d'humilité...
En parlant de jeu d'échecs, tout le monde connaît la fameuse expression "échec et mat" pour signifier à son adversaire qu'il a perdu. Hé bien, "échec" vient du persan "shah" qui signifie "roi" et dans cette même langue, "mat" signifie "mort". Donc, CQFD, "échec et mat" pourrait se traduire par "mort au roi" ou "le roi est mort"...
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Qui aurait inventé le timbre poste ?
Avant, il faut bien savoir que c'était le destinataire d'une lettre qui, lorsque le facteur la lui remettait, payait le transport. Le coût élevé dépendait alors du poids de la lettre et de la distance parcourue. Un jour, dans une auberge du Royaume Uni, l'Ecossais Rowland Hill observa une curieuse scène : le facteur apporta une lettre à une servante, celle-ci regarda attentivement l'enveloppe, puis répondit qu'elle ne pouvait pas payer.
Rowland Hill, en parfait gentleman, lui proposa de le faire à sa place, mais elle refusa. En l'interrogeant, il en comprit la raison : l'auteur de la lettre, (en l'occurence, le fiancé de la servante) inscrivait des signes secrets sur l'enveloppe. La servante les regardait et savait si son fiancé allait bien, sans avoir rien à payer !
Pour empêcher cette fraude, Hill proposa en 1840 que les frais postaux soient désormais à la charge de l'expéditeur et ne dépendent plus de la distance. Un petit bout de papier à l'effigie de la Reine Victoria, collé sur l'enveloppe puis tamponné, prouverait que le transport a bien été payé. le timbre était né.
Et en exclusivité, pour vous, voici tout droit sorti de ma collection de timbres, le premier timbre émis, le....
One Penny Black
Allez, je suis sûr que vous vous posez la question de savoir quel est ou quel serait le timbre le plus rare au monde. Hé bien, après quelques recherches sur des sites philatéliques, tout le monde est d'accord pour dire que le plus rare serait....
Le One cent Magenta de Guyane Britannique
Le timbre montre en son centre un grand voilier ; en haut et en bas le pays ("BRITISH GUIANA"), à gauche "POSTAGE" (poste en français), à droite la valeur faciale ("ONE CENT"). Au-dessus et en dessous du bateau, une citation en latin : "Damus Petimus Que Vicissim" (Nous donnons et attendons en retour).
L'assistant du directeur des postes de la colonie britannique (E.D. Wight) signe de ses initiales (E.D.W) chaque timbre par mesure de sécurité (le dessin peu élaboré se prête à la falsification).
Le timbre a été émis en 1856 en Guyane Britannique. Comme souvent dans l'histoire des timbres rares, ce timbre a été émis à cause d'un mauvais approvisionnement en provenance de la métropole : les figurines attendues (1 cent et 4 cents) ne sont pas arrivées, engendrant une pénurie forçant les autorités locales à fabriquer et émettre des provisoires.
Sur place, l'émission n'est pas faite avec toute la rigueur d'une imprimerie habituée à produire des timbres. C'est l'imprimerie officielle - Baum and Dallas - de Demerara (renommée depuis en Georgetown) qui se charge de l'impression en typographie en noir. Plusieurs papiers seront utilisés, en particulier un papier de couleur "Magenta".
Aucun écrit officiel n'affirme que le One Cent Magenta a été émis (on sait juste qu'il en manquait) : il se pourrait que le One Cent Magenta soit un faux, un trucage réalisé à partir du Four Cents. Il s'agit de la conclusion des experts qui ont examiné les autres exemplaires découverts !
À noter que le timbre est normalement rectangulaire comme sur ce Four Cents, mais que les 4 coins ont été coupés pour former un octogone.
Le One Cent Magenta de Guyane Britannique est le timbre rare par excellence.
Il n'est connu qu'à un seul exemplaire, mais ce n'est pas le seul timbre dans ce cas. Ce qui fait la célébrité de ce timbre, c'est son histoire.
La légende dit qu'en 1873 un écolier de douze ans trouve ce timbre dans les papiers de sa famille, qui habite Demerara. Le jeune Vernon Vaughan le vend pour 6 shillings au collecteur N.R. McKinnon, qui négocie un bas prix en raison de l'état très moyen du timbre. Le jeune garçon finance ainsi l'achat de timbres plus beaux et colorés.
Cette histoire est rentrée dans l'inconscient collectif des philatélistes, et chacun peut se dire : ça peut aussi m'arriver : découvrir dans des vieux papiers le timbre le plus rare du monde !
En 1877, le négociant Thomas Ridpath de Liverpool (Angleterre) achète la collection de McKinnon pour 120 livres.
Au début du XXème siècle, le célèbre collectionneur et milliardaire Philippe de la Renotière Von Ferrari l'achète pour 150 livres. Il l'entrepose dans une pièce coffre-fort de son hôtel particulier à Paris (l'hôtel Matignon !).
D'origine autrichienne et italienne, le comte Philippe Von Ferrari soutient pendant la 1ère guerre mondiale l'Allemagne. Il décède en 1917 et lègue sa collection de timbres - la plus belle ayant jamais existé - au Musée de Berlin. La France la confisque et la disperse dans une série de ventes aux enchères - au titre des dommages de guerre dus par l'Allemagne - entre 1921 et 1925.
On pourrait regretter que la France n'est pas profité de l'occasion pour monter un Musée Postal, mais d'un autre côté cela permet à certains des plus beaux et rares timbres de continuer à enrichir des collections privées.
L'Américain Arthur Hind - qui doit sa fortune à l'automobile - achètera ce timbre pour la somme record de 35 000 dollars à la session du 6 avril 1922.
La légende veut que Hind ai acheté fort cher un second One Cent Magenta, pour le brûler immédiatement devant le vendeur ébahi : le One Cent Magenta reste donc unique !
Il meurt en 1933, et 7 ans plus tard sa veuve le vend pour un montant resté secret - estimé à 50 000 dollars - à Edward Small, un homme d'affaire australien vivant en Floride. Le propriétaire ne sera connu qu'à la vente du timbre en 1969.
L'inventeur du timbre - Vernon Vaughan - meurt en 1949 à l'âge de 88 ans. Il sait que le trésor qu'il a vendu 6 shillings vaut maintenant 100 000 dollars !
Un groupe d'investisseur l'achète en 1969, il sera revendu en 1970 dans une vente aux enchères diffusée à la télévision ! Weinberg l'achète pour 280 000 dollars pour une mise à prix de 100 000 dollars. Il présentera son achat dans les expositions internationales, le déplaçant dans un attaché-case blindé fixé à son poignet.
John E. Du Pont l'achètera - secrètement - en 1980 pour une somme de 935 000 dollars. C'est un héritier de l'empire chimique DuPont de Nemours.
La rumeur dit que Du Pont dormait avec le timbre sous son oreiller.
En 1997, il est condamné pour assassinat, mais est envoyé dans un asile pour criminels au lieu de purger une peine de 30 ans de prison. Il reste à ce jour le propriétaire du One Cent Magenta de Guyane Britannique, et par la même occasion, le condamné le plus riche...
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Et bien sûr, avant de partir en week-end,
Le clip du grenier de pépé...
16 septembre 2009
Adieu Patrick, adieu Sim...
Lundi 14 septembre, Patrick Swayze (un des rares acteurs américains que j'appréciais) s'est éteint. Âgé de 57 ans, le héros de «Dirty Dancing» et de «Ghost» a succombé mardi à un cancer du pancréas.
Ses confidences étaient poignantes. «Avec la chimio, je descends aux enfers. Cette bataille est longue et difficile mais mon cœur reste ouvert aux miracles». Vingt mois après un diagnostic d'un cancer avancé du pancréas, Patrick Swayze a succombé mardi à la maladie. L'acteur américain, héros de «Ghost» et «Dirty Dancing», avait 57 ans. «Patrick a quitté ce monde en paix entouré des siens», a déclaré son agent. Se sachant malade depuis mars 2008, le comédien avait pourtant continué à tourner, tenant le rôle principal de la série policière «The Beast» (notre vidéo), refusant d'utiliser des antidouleurs qui auraient affecté son jeu.
Trois fois nommé aux Golden Globes, Swayze avait accédé à la gloire internationale en 1987 en interprétant Johnny Castle, un mauvais garçon incompris, dans «Dirty Dancing». Fils d'une chorégraphe passée par le music hall et d'un cavalier de rodéo, il avait trouvé naturellement sa place dans ce rôle de professeur de danse rebelle.
Né en 1952 au Texas, le comédien étudie la danse pendant sa jeunesse, ce qui lui vaut les railleries de ses camarades. Dans les années 70, le jeune homme s'établit à New York où il poursuit ses études de danse et intègre la troupe Eliot Feld. En 1975, il fait ses débuts sur les planches de Broadway comme danseur dans «Goodtime Charley» et décroche le rôle principal de «Grease» à la création de la pièce, en remplacement de John Travolta. Il ne débute sur le grand écran qu'en 1979 dans «Skatetown, USA», un film musical dans la veine de «Saturday night fever».
Le public le remarque enfin dans «The Outsiders», un drame sur la lutte entre gangs adolescents rivaux, qui révèle également Tom Cruise, Rob Lowe ou encore Matt Dillon. Toujours en 1983, il apparaît dans l'éphémère série «Renegade». Il consolide sa popularité en 1984, en tournant dans «Red Dawn» un film qui narre la lutte de lycéens américains contre les soviétiques en pleine Troisième Guerre mondiale, et dans la très populaire minisérie «Nord et Sud» dans laquelle il incarne un soldat sudiste déchiré entre amitié et devoir, en pleine guerre de Sécession. Le succès de «Dirty Dancing» est cimenté en 1990 par son rôle dans «Ghost». Il prête ses traits au touchant compagnon assassiné de Demi Moore, qui revient la hanter pour l'aider à retrouver son meurtrier. Comme «Dirty Dancing», cette comédie romantique lui vaudra une sélection au Golden Globe du meilleur acteur.
En 1991, dans le film d'action «Point Break, extrême limite», il partage l'affiche avec le débutant Keanu Reeves, futur star des «Matrix». Il y joue encore un rôle physique, celui d'un surfeur et parachutiste braqueur de banques. Sa performance dans «la Cité de la joie», où il interprète un médecin au grand cœur dans les rues de Calcutta, sera mal reçue par la critique. Le succès est douloureux pour Swayze qui livre un temps une bataille très publique contre l'alcoolisme après la mort de son père et le suicide de sa soeur. S'il continue à tourner pendant les années 1990 et 2000, il évite les grosses productions. Sa carrière marque le pas, malgré le succès critique de «Donnie Darko» où il donne la réplique à Jake et Maggie Gyllenhaal en 2001. En 2004, «Dirty Dancing 2», où il reprend brièvement son rôle de professeur de danse, est un échec cuisant.
Patrick Swayze était marié depuis 1975 à son amour d'enfance, l'actrice Lisa Niemi. Le couple n'avait pas d'enfant. «Patrick était un homme bon. Je lui dois tellement», lui a rendu hommage Whoopi Goldberg qui, sur l'insistance de l'acteur, avait été engagée dans «Ghost» et avait décroché un Oscar. «Mais je crois au message du film. Je crois qu'il sera toujours près de moi». «Il était un des hommes les plus créatifs que je connaisse, il a fait beaucoup pour la danse. Il avait un réel appétit pour la vie», a salué de son côté le chorégraphe de «Dirty Dancing», Kenny Ortega.
Allez, puisque je suis sympa, je vais terminer ce post un peu particulier avec un extrait du film Ghost que je suis sûr, beaucoup d'entre vous auront vu. Souvenez vous, en regagnant son loft où il vient d'emménager avec sa compagne sculptrice Molly Jensen (Demi Moore), Sam Wheat (Patrick Swaize) est agressé et tué par un voyou (Rick Aviles).
Devenu fantôme, il surprend ce même Willie Lopez fouillant en vain chez eux, et apprend que son meurtre était commandité par Carl Bruner (Tony Goldwyn), son ami et collègue de la banque. Grâce à Oda Mae Brown (Whoopi Goldberg), une voyante extra-lucide surprise de découvrir réellement posséder le don, le défunt prévient Molly du danger qu'elle court.
En venant consoler l'artiste éplorée, Carl récupère le mot de passe de Sam - qui l'avait changé en découvrant des anomalies sur certains comptes - afin de pouvoir de nouveau blanchir de l'argent. Témoin de ces malversations, le spectre de Sam plonge le fraudeur dans le désarroi en faisant vider le compte par la medium. Ayant appris d'un fantôme dans le métro (Vincent Schiavelli) comment déplacer les objets, le défunt effraie son meurtrier, qui s'en prend à Oda Mae, et le bouscule, à tel point que celui-ci se fait mortellement renverser par une voiture en s'enfuyant.
En empruntant le corps d'Oda Mae sur sa proposition, Sam a le bonheur de toucher une dernière fois sa bien-aimée. Croyant enfin à la présence fantômatique de son ami disparu, le banquier indélicat menace Molly, incitant Sam à le terroriser et provoquer sa mort accidentelle. Alors que les âmes de ses deux antagonistes ont été entraînées sous terre par de terrifiantes ombres, l'esprit du gentil Sam, rendu un instant visible aux deux femmes, s'éloigne dans la lumière venant du ciel...
"C'est merveilleux Molly. Tout l'amour qu'on a en soi, on l'emporte avec soi..."
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Mais aussi, dans la série "Les grands qui nous quittent", n'oublions pas notre cher Sim...
L'humoriste a succombé à 83 ans à une embolie à Saint-Raphaël. Vétéran des Grosses Têtes, il avait joué Cartouche» de Philippe de Broca, «Pinot simple flic» de Gérard Jugnot, et dernièrement «Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques».
Les Grosses Têtes de RTL perdent son doyen. Sim est mort dimanche matin à Saint-Raphaël des suites d'une embolie à l'âge de 83 ans. Le comédien et humoriste avait été hospitalisé pour une pneumonie il y a quelques jours. De son vrai nom Simon ce fils d'un ingénieur débute sa vie professionnelle en 1946 comme opérateur de cinéma. L'humoriste se moquait volontiers de son physique très éloigné des canons de beauté et de sa « petite tronche ». «L'erreur est humaine, regardez-moi», aimait-il à dire. «J'ai touché à tout : au porte-à-porte, à l'immobilier, puis à l'armée, jusqu'au jour où je me suis regardé dans une glace. Je me suis rendu compte que ma tête était un fonds de commerce possible», se souvenait-il.
Il se lance à la conquête de la capitale dans les années 50 mais ses débuts seront difficiles, «J'en ai bavé jusqu'en 1965 », confiera-t-il. Son talent pour les grimaces et son humour lui ouvrent les portes des cabarets de Paris où il présente à partir de 1953 un tour de chant comique. Il joue ses sketches en compagnie de Fernand Raynaud, Philippe Clay, Gilbert Bécaud ou Charles Aznavour. C'est la télévision et la radio qui lui permettront de s'imposer et devenir l'un des comiques français les plus populaires. Découvert par Jean Nohain, l'un des pionniers de la télévision, il est un fidèle de l'émission «36 chandelles». Surtout, «la baronne de la Tronche-en-biais», personnage burlesque qu'il incarne travesti en femme et avec force mimiques, fait se tordre de rire les téléspectateurs.
Dernièrement, Sim limitait ses engagements à « Louis la Brocante » au coté de son ami Victor Lanoux. Le comique prêtait ses traits à Théo de Montalenvert , un des personnages récurrents du feuilleton de France 3. Sim connaissait bien Victor Lanoux : il avait joué dans deux de ses pièces, «Le Tourniquet» (1987) et «La Ritournelle» (1989). Sa propre pièce, «Une cloche en or», rencontrera également un très grand succès sur les planches: ele sera joué plus de 350 fois à Paris et en province.
Vétéran de l'émission de radio culte de Philippe Bouvard sur RTL «Les Grosses Têtes» à partir de 1979, Sim était aussi connu pour une multitude de petits rôles au cinéma dans de grands succès au box-office, comme «Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause» de Michel Audiard (1970) ou «Pinot, simple flic» (1984). Il avait également tourné dans des œuvres plus intimistes comme «La Voce della luna» de Federico Fellini (1990). Son dernier personnage sur grand écran avait été celui du vieillard Agecanonix dans l'adaptation de «Astérix et Obélix aux Jeux olympiques» de Thomas Langmann et Frédéric Forestier (2008).
Ce père de deux enfants avait publié plusieurs livres de souvenirs ou d'humour, notamment «Elle est chouette ma gueule» (1983, prix Scarron), «Pour l'humour de Dieu» (1985), «Elles sont chouettes mes femmes» (1986, prix Alphonse Allais) et «le Petit Simon» (1994). Il avait aussi enregistré trois disques: «J'aime pas les rhododendrons» (1970), «Ma chemise grise» (1978, disque d'or et grand prix disco-humour) et «Quoi, ma gueule» (1980).
Pour lui rendre hommage, France 3 a diffusé dimanche soir un épisode de «Louis la Brocante», «Le mystère du viager», à la place de la série «Inspecteur Barnaby». Le dernier épisode de la série auquel il a participé sera montré le 24 septembre. Jacques Balutin, l'un des partenaires de Sim aux «Grosses têtes», s'est dit «complètement effondré». «C'était quelqu'un de bon, de gentil», «un homme adorable», a-t-il déclaré sur RTL. «Il avait eu une carrière pas facile au début» mais «petit à petit, il a obtenu la notoriété et est devenu un grand acteur, un grand comédien, un grand comique en plus»...
02 septembre 2009
C''est la rentrée...même pour Père Aimé !!!
Hé oui, aujourd'hui, comme pour des millions d'écoliers, c'est aussi la rentrée de Père Aimé. Mon travail m'aura empêché de meubler ce blog pendant quelques mois mais il faudra quand même encore quelques semaines pour arriver à des posts réguliers. L'envie est toujours là, le temps pour le faire un peu moins.
Je tenais à remercier ELLE qui a eu la gentillesse de me souhaiter ma fête. Merci aussi à ceux (et celles) qui m'auront aidé à chercher (et à trouver) le livre qui nous manquait avant notre voyage sur Rome.
D'ailleurs, sachez juste qu'une visite privée de la Chapelle Sixtine est à l'honneur. Mais en nocturne afin de ne pas gêner notre guide par une foule inutile. Comment ça ? j'avais oublié de vous dire que le très Saint-Père était un fervent lecteur de ce blog ?
Allez, assez perdu de temps ! installez vous en silence et ouvrez vos cahiers. Aujourd'hui, petite révision d'histoire avec...
La mort de Richard Coeur de Lion
Le minuscule village de Châlus se trouve à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Limoges. A la fin du XIIe siècle, il s'enorgueillissait d'un petit château défendu par deux ou trois chevaliers ainsi que de leurs fils. Dans les environs, un fermier avait trouvé un trésor enfoui (probablement des pièces d'or romaines) et étant donné qu'il régnait sur le Limousin, Richard Coeur de lion avait décrété que ce trésor lui revenait de droit.
Accompagné d'une puissante troupe de mercenaires, Richard assiéga l'insignifiante forteresse. Au soir du 25 mars, il décida d'aller inspecter l'évolution de la situation et s'approcha inconsciemment des murs du château, muni d'un bouclier mais hélas, sans armure.
Soudain, un carreau d'arbalète fusa dans la pénombre et frappa l'épaule vulnérable du Roi. Richard se réfugia aussitôt dans ses quartiers et fit appeler son capitaine ainsi que son chirurgien. Le projectile était entré si profondément, qu'il ne pût être retiré qu'au bout d'atroces douleurs.
Même sans lui, l'armée eut tôt fait de prendre le château et, ce faisant, de capturer le jeune ennemi qui avait tiré. Mais, à ce moment-là, sa blessure montrant déjà des signes évidents de gangrène, le Roi était conscient de l'imminence de sa mort. Pourtant, (et peut-être parce que c'était l'époque du Carême), il eut un ultime geste chevaleresque.
Il convoqua le jeune homme terrifié et lui demanda pourquoi il lui voulait du mal. Courageusement, le tireur (les historiens n'étant pas d'accord, je citerai les noms des deux favoris : Bertrand de Gourdon et Pierre Basile) répondit : "Tu as tué mon père et mon frère de ta propre main et maintenant, tu as voulu me tuer aussi. Tire donc de moi la vengeance qu'il te plaira. Je supporterai tous les grands tourments que tu pourras inventer, pour peu que tu meurs également, toi qui as infligé de si grands maux à ce monde". "Je te pardonne ma mort" conclut le Roi avant d'ordonner qu'on le libère.
Quelques jours plus tard, le 6 avril (1199 pour les incultes), le grand troubadour, chevalier, croisé et roi mourut à l'âge de 41 ans. La suite, vous la connaissez ou vous devez vous en douter. Ignorant la grâce de Richard, ses hommes firent tenailler (ce qui, en langue moyenâgeuse, signifiait tout simplement dépecer vivant) et pendre le jeune garçon. Hé oui, rappelez-vous, Vae victis....
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Mais que serait un post de Père Aimé sans musique ? hein ? je vous le demande...
Bon courage à tous et à très bientôt !!
18 juin 2009
Quelqu'un aurait il ce livre "Rome insolite et secret" ?
Un post un peu particulier, ou plutôt une bouteille à la mer. Il m'est impossible de retrouver ce livre ou alors, à un tarif prohibitif. Donc, si par le plus grand des hasard, quelqu'un possédait ce livre, qu'il me contacte, soit pour un prêt, soit pour une vente.
D'avance, merci...
17 juin 2009
Allez, on se relaxe en attendant un nouveau post....
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19 mai 2009
Trop chaud pour sortir donc....
Bon, comme c'est écrit plus haut, il fait vraiment trop chaud (du moins ici) pour sortir et je vais donc profiter de la fraîcheur de la maison pour alimenter ce pauvre blog qui commence un peu à dépérir.
Je ne sais pas si vous vous en souvenez mais il y a quelques temps, je vous avais parlé d'une catastrophe maritime avec le naufrage du Sultana (pour les retardataires, cliquez sur le lien). Et aujourd'hui donc, on va toujours rester dans une saine ambiance positive avec.....
La destruction du Maine
1898. Les relations entre l'Espagne et les Etats-Unis s'étaient dégradées à cause de l'insurrection permanente des Cubains contre leurs colonisateurs espagnols et des lamentables conditions dans lesquelles vivait le peuple. Le Président William McKinley avait même fini par envoyer un navire de combat, le Maine, dans le port de la havane afin de rassurer les résidents américains.
Le 15 février, juste après 21h, le Maine, ancré, tanguait doucement pendant que la plupart des membres de l'équipage dormaient dans leurs hamacs et que le Capitaine Charles Sigsbee était tranquillement assis dans sa cabine, occupé à écrire une lettre.
Il se souvint plus tard de ce qui se passa ensuite :
"J'ai posé ma plume et j'ai écouté les notes du clairon (indiquant l'heure du coucher de l'équipage) qui semblaient particulièrement belles dans le lourd silence de la nuit...j'étais en train de glisser ma lettre dans son enveloppe lorsque survint l'explosion. Ce fut un grondement retentissant, déchirant et fracassant, d'un volume incroyable et de texture très métallique. Il fut suivi d'autres bruits puissants et inquiétants, eux aussi métalliques. Le vaisseau se mit à trembler, puis à vaciller et enfin, il commença à pencher. La lumière électrique s'éteignit puis vinrent ensuite une intense noirceur et de la fumée".
Une énorme explosion avait englouti la moitié avant du navire, exactement là où étaient cantonnés la plupart des hommes.
Le Maine coula dans le port de la Havane et 260 des 350 marins qui se trouvaient à bord sombrèrent avec lui. Le lendemain matin, seules la passerelle et la poupe, carbonisées et disloquées, dépassaient encore au-dessus du doux clapotis des vagues du port.
Bien que personne ne sache qui était responsable de l'explosion, ce fut sans état d'âme (éric) que le peu scrupuleux magnat de la presse William Randolph Hearst enflamma l'opinion publique américaine en accusant les Espagnols.
Son quotidien new-yorkais The Journal menait alors une guerre impitoyable contre les parutions concurrentes, et il était convaincu qu'une guerre contre l'Espagne serait idéale pour augmenter le nombre de ses lecteurs. Le journal alla même jusqu'à publier des illustrations sensées représenter les saboteurs espagnols en train de fixer une mine sous-marine à la coque du Maine. Il ne fallut pas longtemps pour que la plupart des Américains soient convaincus que les odieux Espagnols avaient fait sauter le bateau dans un geste de provocation envers leur pays.
De toute urgence, Hearst envoya sur place des journalistes et un dessinateur, l'artiste Frederick Remington, pour couvrir la prétendue guerre entre les fourbes espagnols et les héroïques rebelles cubains. Ne trouvant aucune trace de combat, Remington expédia un câble à Hearst : "Pas de guerre. Demande à être rappelé". La réponse de Hearst fut claire et nette : " You furnish the pictures, I'll furnish the war" ce qui, en français et dans le texte veut dire :" Veuillez rester. Vous fournissez les dessins, je fournis la guerre".
Hearst tint parole. Entraîné par la grande ferveur patriotique du public, le Congrés demanda aux Espagnols de quitter Cuba et, au mois d'avril, la guerre hispano-américaine éclata. Les Américains remportèrent sans mérite une lutte inégale de huit mois qui eut pour effet de forcer l'Espagne à signer un traité par lequel les Etats-Unis obtenaient Guam, Porto Rico et les Philippines.
Fier de cette victoire, le public commença à oublier le Maine. On oublia également le fait que, pendant de nombreuses années, personne ne sut pourquoi il avait sauté, ni qui en était responsable. En 1976, une enquête de l'US Navy a abouti à la conclusion que la cause la plus probable était l'explosion de la soute à charbon, suite à une erreur de l'équipage...
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Maintenant, quid du Père Aimé ?
Rassurez-vous, Père Aimé est en pleine forme mais comme tout un chacun ici, il se lasse de certaines choses et comme dirait ce cher Montana, il faut avoir du temps libre pour s'occuper d'un blog. Et moi, avec la belle saison qui arrive, j'en ai de moins en moins.
Mais bon, pour vous faire voir que je ne m'ennuie pas, voici quelques photos de mes dernières balades : "Montagne d'Angèle", "Châteauneuf de Bordette", "Piégon", "Les Géants", etc...
Bon, alors, qui vient avec moi pour la prochaine balade ??
01 mars 2009
Et si on parlait de Dodu ?
Rassurez-vous, après ma très longue absence, je ne vais pas avoir l'outrecuidance de vous parler du célèbre maître-rôtisseur mais plutôt d'une femme au destin hors du commun : Juliette Dodu !
Juliette Dodu est née à Saint-Denis de la réunion le15 juin 1848. Elle quitte son île à l’âge de seize ans pour suivre sa mère devenue veuve et qui a trouvé un travail comme directrice du bureau du télégraphe de la ville de Pithiviers.
Survient la guerre franco-prussienne de 1870 et les troupes de Bismarck investissent Pithiviers le 20 septembre de cette même année. Le bureau du télégraphe est alors réquisitionné par l’ennemi et la famille Dodu est relégué au premier étage de la maison. La jeune fille, âgée de vingt deux ans a alors l’idée de bricoler et modifier une dérivation sur le fil du télégraphe qui passe fort à propos dans la chambre.
Ayant très habilement détourné un appareil de réception, elle peut ainsi intercepter les dépêches et les transmissions du poste.
"Elle pouvait de la sorte, nous explique L'Electricité du 20 octobre 1878, intercepter les transmissions chaque fois que l'ennemi se servait du manipulateur ou qu'un message extérieur parvenait à la station".
Juliette sait pertinemment qu'elle sera fusillée si son subterfuge est découvert mais n'hésitant pas un seul instant, elle dérobe néanmoins à l'ennemi d'importantes dépêches militaires, qu'elle communique ensuite au sous-préfet de Pithiviers qui à son tour, les transmet par des exprès à l'armée Française de la Loire. Avertis à temps, les 40 000 soldats du général d'Aurelles de Paladines sont ainsi sauvés en 17 jours pendant lesquels Juliette ne cesse d'intercepter les dépêches. Pourtant, Juliette sera dénoncée par la servante de sa mère et traduite devant une cour martiale :
"Je suis Française et ma mère aussi, j'ai agi pour mon pays. Messieurs, faites de moi ce que vous voudrez". Le tribunal l'entend bien de cette oreille et n'hésite pas à la condamner à la peine de mort pour espionnage. Le Prince Frédéric-Charles, informé de cette condamnation, demande à la voir et comme il "apprécie" le geste audacieux, il l'a fait libérer deux jours plus tard, peu avant la signature de l'armistice.
Juliette est décorée. Elle sera la première femme à recevoir à la fois la médaille militaire et la Légion d'Honneur.
En 1880, elle renonce au service des postes pour devenir inspectrice des écoles et des salles d'asile. Elle s'installe en Suisse et meurt à Clarens, le 28 octobre 1909, chez son beau-frère, le peintre Odilon Redon.
On lui organise alors des funérailles nationales et pour les amateurs, la tombe se trouve au cimetière du Père-Lachaise, 28eme division
(Merci Bertrand Beyern)
*** Attention, précisions supplémentaires ***
La troisième République installée, Juliette Dodu entretient avec le pouvoir politique des relations ambiguës. Erigée de son vivant en nouvelle Jeanne d'Arc par son ami journaliste, intime de Mac Mahon et Gambetta, elle se forge de son vivant une légende que ces derniers ne manquent pas d'utiliser pour exalter les valeurs républicaines.
Cette "campagne de presse" lui permet de museler ses détracteurs qui lui reprochent de ne pas être l'auteur des actes héroïques qui lui sont attribués et d'avoir collaboré avec l'ennemi. Aujourd'hui encore, certaines mauvaises langues continuent de penser que la belle n'aurait pas fait tout ce qui est raconté. Comme quoi, le débat historique reste ouvert...
*** Une autre femme exceptionnelle : l'Impératrice Théodora ***
Nous sommes en 532 et l'Impératrice Théodora est loin d'être d'une haute extraction. C'est une prostituée qui, selon son contemporain, l'historien Procope de Césaré, déplorait que "Dieu ne lui ait pas donné plus d'orifices pour donner encore plus de plaisir à plus de gens à la fois". D'ailleurs, tout le monde s'accordait à dire que cette fille d'un montreur d'ours de Constantinople était exceptionnellement belle.
Pour vous donner une idée du personnage, à quinze ans, elle avait déjà été entretenue et abandonnée par plusieurs amants. Elle avait même donné un enfant illégitime à l'un d'entre eux. Très estimée pour son insatiable appétit sexuel, elle était aussi actrice (ce qui, pour l'époque, était presque synonyme de prostituée). Elle était, d'ailleurs, très réputée pour son rôle de Léda, un rôle dans lequel elle était étendue nue sur une scène pendant qu'une oie incarnant Zeus picorait les grains d'orge dont ses cuisses étaient couvertes.
Sa vie bascula à l'âge de vingt ans quand elle rencontrat, séduisit et épousa l'empereur Justinien, qui avait réussi à convaincre son oncle, l'empereur Justin Ier, d'abroger la loi interdisant à un noble d'épouser une actrice.
En plus d'être belle et vive, Théodora s'avéra être également dotée d'une intelligence hors du commun pour l'époque et dotée de nerfs en acier. C'est donc le plus logiquement du monde qu'après être devenu empereur en 527, son époux la traîta comme une associée à part entière.
Féministe avant l'heure, Théodora avait son propre programme. Elle se battit pour faire adopter de nouvelles lois visant à interdire l'exécution de femmes adultères, fermer les maisons closes de Constantinople ou rendre illégale la coutume de se débarrasser des enfants non voulus en les abandonnant aux éléments.
Cinq ans après son accession au pouvoir, Justinien fut confronté à son plus grand défi quand des affrontement eurent lieu entre les "supporters" des équipes bleues et vertes d'une course de chars à l'hippodrome de Constantinople. Un Préfet avait condamné sept "hooligans" à être pendus, mais l'échafaud s'effondra durant l'exécution et deux survivants coururent se réfugier dans une église.
Lorsque les bleus et les verts demandèrent la clémence de l'empereur et que ce dernier refusa, ce fut le début d'une semaine de chaos. Les deux factions combinèrent leurs forces avec, pour cri de ralliement, "Nika" (sois victorieux), habituellement scandé durant les courses. Ils libérèrent les deux hommes puis incendièrent et pillèrent la ville avant d'exiger que l'empereur congédie deux de ses plus hauts officiels.
Justinien accepta publiquement les conditions des émeutiers mais il était trop tard. La foule hostile continua de tout détruire sur son passage et proclama même empereur un noble du nom d'Hypatius. Justinien dut battre en retraite dans son palais royal. Terrifié, il rassembla ses conseillers qui lui le pressèrent de fuir la ville à l'aide d'un bateau continuellement amarré en bas des jardins du palais et inacessibles aux émeutiers.
Pour sa part, Théodora, ne l'entendait pas de cette oreille et elle lança à son mari un vibrant appel à la resistance. Justinien, inspiré par son courage, reprit son sang-froid et demanda à Bélisaire (son plus fidèle général) de conduire ses soldats à l'hippodrome. Il y massacra plus de 30 000 rebelles manifestants puis exécuta le trop confiant Hypatius et jeta sa dépouille à la mer. Sans l'exhortation à l'action de Théodora, le règne de Justinien se serait achevé sur une honteuse fuite. En l'occurence, il régna encore trente-trois ans.
Pendant le soulèvement, une vieille église avait été entièrement détruite par le feu. Quarante-cinq jours après avoir maté la révolte des rebelles, Justinien ordonna que l'on entame des travaux pour la remplacer et aujourd'hui, on peut dire sans crainte que c'est donc en partie à l'impératrice Théodora que nous devons la magnifique basilique Sainte-Sophie d'Istanbul...
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Allez, maintenant, la réponse à une question existentielle :
"Pourquoi les Anglais conduisent-ils à gauche ?"
En fait, la vraie question est plutôt : pourquoi les Français, les Allemands ou les Suisses roulent-ils à droite ? Car autrefois, tenez-vous bien, tout le monde se croisait par la gauche. La coutume remonte au moyen-âge.
A l'époque, bien sûr, il n'y avait pas d'automobiles. Supposons que deux cavaliers se retrouvent nez à nez sur un sentier étroit. Comme ils sont le plus souvent droitiers, ils portent leur épée du côté gauche, pour la dégainer plus facilement. Et pour que les deux épées ne se choquent pas au passage des chevaux, il faut se croiser par la gauche. Autre avantage, si l'un des cavaliers à de mauvaises intentions, il sera plus facile pour l'autre de le combattre en l'ayant à sa droite. c'est donc pour cette raison que l'on se croisait à gauche.
Pourquoi cette coutume a changé en France ou en Belgique ? A cause de Napoléon, tout simplement !
En effet, à la fin du XVIIIe siècle, les armées s'affrontaient généralement sur les champs de batailles par la gauche. Pour surprendre ses adversaires, Napoléon, lui, décida d'attaquer par la droite. Et pour bien montrer sa suprématie, il imposa la conduite à droite dans les pays qu'il vainquit, comme l'Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, etc...
Peu à peu, tous les pays de l'Europe occidentale passèrent progressivement à la conduite à droite et comme Napoléon ne conquit jamais la Grande-Bretagne, celle-ci conserva la conduite à gauche !
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Depuis quand la Corse appartient réellement à la France ?
Bon, là, je reconnais que je fais un petit clin d'oeil à certaines de mes lectrices et j'espère donc ne pas dire de bêtises sous peine de lazzis et quolibets...
La ville (italienne) de Gênes ne pouvant décidément pas rembourser à la France les sommes dont elle lui est redevable pour ses longues interventions, choisit de lui céder la Corse pour deux millions de livres. La vente est conclue par le traîté de Versailles signé le 15 Mai 1768 par Louis XV.
Le 20, instruit de la réunion de la Corse au Royaume de France faite, dit-on, à son insu, le célèbre chef Corse Paoli entre dans une colère noire (ce qui, en Corse, équivaut à deux raclements de gorge et un toussotement, minimum) et convoque en hâte, une assemblée des Communes à Corte. Paoli dira même : Jamais, peuple n'a esssuyé un outrage aussi cinglant et on ne sait trop ce que l'on doit détester le plus, du gouvernement qui nous vend ou celui qui nous achète !"
Louis Xv mésestime alors la résistance Corse et n'expédie que 7 500 hommes pour conquérir son acquisition et avoir raison de Paoli. Mais les Français sont battus, notamment à Borgo, et rejetés à la mer. Mécontent de l'attitude de Paoli qui refuse de se soumettre à l'autorité royale, le roi envoie alors dans l'île 22 000 hommes, conduits par le comte de Vaux, qui, le 3 mai 1769, exhorte ses soldats à n'épargner "ni les moissons, ni les vignes, ni les oliviers de ceux qui refusent de se soumettre. c'est le seul moyen de leur imprimer la terreur et de les ramener à l'obéissance."
Enfin, le 9 mai, malgré une résistance héroïque, les troupes de Paoli sont écrasées à Ponte-Nuovo et une centaine seulement de partisans échapperont au massacre en s'enfuyant sur les pentes du Monte-Rotondo. Parmi eux, un homme soutient sa femme Laeticia qui, un peu plus de trois mois plus tard, le 15 août, mettra au monde un enfant nommé Napoléon. On l'entend murmurer alors : "Mon fils sera le vengeur de la Corse..."
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Bon, mais que serait un post de Père Aimé sans le ou les clips qui tuent, hein, je vous le demande ? Alors voici une petite prodige que certains connaissent sûrement et qui faisait partie du casting de l'émission TV "America's got talent". Je pense qu'il n'y a rien à ajouter et que nous, en France, avec la nouvelle star, on peut aller se rhabiller...
Et pour finir, dans un tout autre style, une chanson d'un très grand monsieur hélas disparu mais qui me rappelle mes années de boulot dans un célèbre bar de la capitale.
A bientôt...
20 janvier 2009
En attendant un post plus historique...
Comme vous l'aurez remarqué, ce blog n'est pas laissé à l'abandon, mais presque. Je ne sais pas pourquoi mais en ce début d'année et avec la reprise qui s'annonce d'ici quelques jours, j'ai un mal fou à trouver la motivation afin de remplir ce blog.
Bon, je reconnais que là, sous le coude, j'ai bien un post historique avec un assassinat dont un membre de la famille (membre éloigné, je l'avoue, mais membre quand même) tient une place très importante, mais il me manque encore une petite touche pour pouvoir vous en parler.
Alors, pour ne pas laisser totalement ce blog orphelin et pour vous faire tenir jusqu'à ce post historique, voici, pour vous faire patienter, quelques petites histoires dont je crois vous savoir friand. Allez, c'est parti...
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D'où vient le "@" ?
Aujourd'hui, immanquablement, vous utilisez au moins une fois par jour le "@", ce petit signe qui sert à écrire les adresses e-mail. Mais savez-vous d'où il vient ?
Figurez-vous que l'arobase, qui symbolise aujourd'hui internet et la modernité, a été créé au...Moyen-Âge ! A l'époque, l'imprimerie n'existait pas encore et les moines recopiaient les livres à la main. Le "@" serait né vers le VIe siècle du mot latin "ad", qui signifie "à" ou "vers".
Au fil des copies, les moines auraient enroulé le "d" autour du "a". On retrouve ensuite la trace de ce signe au XIIe siècle en italie où les commerçants florentins l'employaient alors pour symboliser une unité de mesure : l'Amphore.
Pendant les siècles suivants, il est utilisé ça et là dans les écritures commerciales, notamment aux USA où au XIXe siècle, au lieu d'écrire "deux tables à 20 dollars", on note "2 tables @ $ 20". Le symbole est alors tellement employé qu'il apparaît sur les machines à écrire, puis, quelques années plus tard, sur les claviers d'ordinateurs. Pourtant, à l'époque, on ne l'utilise quasiment plus.
"Un symbole qui ne sert plus à rien ? se dit Ray Tomlinson en 1971. Parfait, je vais pouvoir l'utiliser pour créer les adresses électroniques..." Ce qu'il fit, avec le succès que l'on sait.
D'ailleurs, à ce sujet, je suis presque sûr que certains brûlent de me demander quelle était la première adresse email de l'histoire, je me trompe ?
Allez, je suis sympa. La première adresse électronique de l'histoire était...tomlinson@bbn-tenexa (BBN pour le nom de l'employeur de Tomlinson et tenexa pour indiquer le système d'exploitation utilisé, Tenex).
Maintenant, à mon tour de me poser une question. Combien de petits curieux vont essayer d'écrire à cette adresse pour voir si elle fonctionne encore ?
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Qui est l'inventeur du revêtement des routes ?
C'est tout simplement John McAdam et comme son nom l'indique, l'homme était écossais. Né en 1756, il partit faire fortune aux USA puis revint dans son pays natal. Nommé lieutenant du Comté d'Ayrshire, il fut chargé de l'administration des routes et croyez-moi, à l'époque, c'était du boulot. Les roues des calèches à chevaux ou des charettes défonçaient les chemins de terre et pour peu qu'il pleuve (et Dieu sait s'il pleut en Ecosse), d'énormes ornières se formaient.
McAdam chercha alors à rendre les routes plus résistantes grâce à un nouveau revêtement. Il eut l'idée de concasser des pierres et de mélanger les petits cailloux avec du sable. Il répandit le mélange uniformément sur la route puis le tassa très fort avec un rouleau compresseur. Ce revêtement à la McAdam fit son petit bonhomme de chemin et à la mort de son inventeur en 1836, le verbe "macadémiser" était déjà arrivé en France.
Soixante-dix ans plus tard, l'Anglais Edgar Hooley eut l'idée de verser du goudron sur les pierres concassées. Et aujourd'hui, on a tendance à appeler "macadam" l'ensemble des petits cailloux et du goudron.
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Tout le monde sait comment on appelle des jumeaux qui naissent collés l'un à l'autre,
mais pourquoi cette expression ?
L'histoire commence en 1811 avec un évènement pas très heureux. Dans le pays de Siam (rebaptisé depuis Thaïlande), une femme chinoise donne naissance à des jumeaux, Chang et Eng, qui s'étaient anormalement développés dans le ventre de leur mère, et les bébés naissent soudés l'un à l'autre par le bassin.
Pourtant, ils survivent et grandissent bien. A 24 ans, ils se rendent en France pour se faire opérer. Tout le pays parle alors de ces jumeaux venus du Siam, ces frères siamois. Mais l'opération de séparation est beaucoup trop risquée, et aucun chirurgien ne veut la tenter. Qu'importe, les frères poursuivent leur route jusqu'aux USA où là, leurs vies prendra un tournant décisif.
En effet, en plus de travailler comme phénomènes de foire dans un cirque, ils se marièrent à deux soeurs (filles de pasteur), et n'auront pas moins de....22 enfants ! et tous en pleine santé.
Ils mouront tous les deux en 1874, à l'âge de 63 ans, à trois heures d'intervalle. Et c'est depuis cette époque que les jumeaux collés sont appelés "Siamois".
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Mort aux vaches !!
Attention, ne voyez dans cette expression aucun ressentiment de ma part envers le moindre ruminant, non, ce n'est pas mon style. Mais alors, diantre, d'où vient cette expression si chère aux jeunes (et moins jeunes) manifestants en tous genres ?
C'est simple. Sur les guérites des gardes-frontières allemands était écrit en grosses lettres un "Wache", ce qui, dans la langue de Goethe, tout le monde le sait, signifie "Garde" et peu avant la première guerre mondiale, les français qui habitaient à la frontière allemande, firent alors la confusion en un temps où les deux pays ne s'aimaient pas beaucoup.
Il n'y avait plus qu'un pas à franchir et le "Wache" devint bientôt "Vache" et l'on ne se priva alors pas d'apostropher les plantons de Guillaume II en ces termes...
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Le clip du grenier de Pépé
Aujourd'hui, petit comeback et direction l'année 1978 où un groupe féminin appelé Arabesque.Au passage, vous noterez la chorégraphie très élaborée...
Allez, on ne rigole pas, et on chante avec moi !
The work has been done
And the boss is gone
Baby, I'm on my way to you
Friiiiiiiiiiday night
I missed your embrace
Seven lonely days
There are so many kisses due
Friiiiiiiiiiday night
Le tout, bien sûr, sans oublier de "shaker" son body...
Mais au fait, la chanteuse ne vous rappelle rien ? Allez, encore une petite piqure de rappel. Souvenez-vous, l'année 1986...
Hé oui, c'était bien Sandra !
Pour ma part, ce week-end sonne le signal de la reprise et dès lundi, retour à l'hôtel où ma foi, je vais être tranquille car le patron est encore en vacances. Donc, à moi la joie d'ouvrir l'hôtel après deux mois d'absence, avec son lot de poussières, de personnel démotivé, d'ascenseur en panne, de congélateurs qui auront décongelé puis recongelé (là, je plaisante), de vieux c.. clients qui vont venir me souhaiter la bonne année...bref, que du bonheur !
Mais je m'en fiche, car dans 300 jours, je repars en vacances !!
Bonne soirée à tous !
07 janvier 2009
Allez, c'est reparti !
Amis lecteurs, bonjour !
Après quelques jours d'absence, réjouissez-vous, Père Aimé revient ! Il paraît qu'il n'est pas trop tard, alors, je vais en profiter pour vous présenter ô amis lecteurs, tous mes voeux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année en espérant qu'elle ne vous apportera que des bonnes choses.
Un grand merci à celles et ceux qui ont eu la gentillesse de me le souhaiter par email et promis, dès que les olives sont finies, je réponds à tout le monde.
Maintenant que la cérémonie est terminée, lançons-nous pour le premier post de l'année !
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Palm Island, Floride.
Nous sommes le 25 janvier 1947 et Al Capone, le plus célèbre gangster des Etats-Unis vient de mourir et ce, seulement quatre jours après son 48ème anniversaire. La cause du décès ? une attaque cardiaque, compliquée d'une pneumonie. Lent d'esprit à cause des ravages de la syphilis, il avait passé les huit dernières années de sa vie dans sa propriété de Floride, où il s'était retiré après plus de huit ans passés en prison.
Fils d'immigrés napolitains et élevé à Brooklyn, Capone avait quitté l'école à 12 ans et était rapidement devenu un violent criminel. Adolescent, il avait déjà assassiné au moins deux hommes, crimes pour lesquels il ne fut jamais condamné. On l'avait surnommé "Scarface" (le balafré) après qu'un truand (si vous voulez tout savoir, c'était le frère d'une femme qu'il venait d'insulter dans un bordel appelé Harvard Inn) lui eut tailladé le visage d'un coup de rasoir.
La valeur n'attendant pas le nombre des années, à 20 ans, Capone partit pour chicago où il monta rapidement en grade dans la hiérarchie du milieu. Il ne tarda pas à devenir le gros bonnet de la ville et à contrôler des tripots, bordels et champs de courses. Cependant, en cette époque de prohibition, son activité la plus lucrative était la vente illégale d'alcool. Son organisation tenait d'innombrables night-clubs, clandés et distilleries qui généraient un chiffre d'affaires de plus de 100 millions de dollars par an.
Pour remporter et conserver cet empire, Capone élimina impitoyablement tous ses concurrents. Son meurtre le plus tristement célèbre fut le massacre de la Saint-Valentin de 1929. Quatre de ses sbires (dont deux déguisés en policiers) entrèrent dans un garage (situé au 2122, North Clark Street à Chicago) qui était, en réalité, le QG de Bugs moran, un de ses rivaux dans la vente d'alcool. Le long d'un mur, ils alignèrent six hommes du gang Moran et un pauvre mécanicien puis ouvrirent le feu, armés de deux pistolets et de deux mitraillettes.
Moran, qui était probablement la cible recherchée, se trouvait de l'autre côté de la rue et survécut à cette journée. Il comprit la leçon et cessa de concurrencer Capone. Il préféra se convertir au petit banditisme et si vous voulez tout savoir, il mourut au pénitencier de Leavenworth.
Chicago étant bien connue pour la corruption de son administration et surtout, de sa police, il fut impossible d'amener Capone devant une cour de justice et les fédéraux désespéraient de ne jamais pouvoir le faire condamner. Mais le gouvernement finit par avoir l'idée d'ignorer ses meurtres, extorsions et autres crimes violents et de le juger pour fraude fiscale car tenez-vous bien, il n'avait jamais rempli une déclaration d'impôts.
Ce fut donc sur ce chef d'accusation qu'en 1931, Capone se retrouva devant la cour tandis que 68 de ses comparses comparaissaient pour avoir enfreint la loi sur la prohibition. Lorsque le juge refusa de marchander, Capone tenta d'acheter les jurés, mais le magistrat eut la présence d'esprit de les faire remplacer à la dernière minute. Finalement, Capone ne fut condamné que pour 5 des 23 charges qui pesaient contre lui, mais cela s'avéra suffisant pour lui valoir une peine de 11 ans de prison ainsi qu'une amende de 50 000 dollars.
Capone n'avait alors que 33 ans lorsqu'il commença à purger sa peine au pénitencier de Philadelphie où il ne tarda pas à devenir le caïd des détenus et à obtenir des privilèges de la part des gardiens. Afin qu'il soit soumis à un régime plus rigoureux, le gouvernement le transféra à la prison d'Alcatraz, sur une île de la baie de San-Francisco où il ne put plus avoir aucun contact avec le monde extérieur.
Pendant son incarcération à Alcatraz, Capone montra des signes de démence dus à la syphillis. Plus tard, il fut transféré à Terminal Island, en californie, puis relâché le 16 Novembre 1939. Libre, il s'installa dans sa propriété en Floride mais sa santé mentale lui interdisait désormais toute activité de bandistisme. Il vécut retiré et privé de sa raison jusqu'au jour de sa mort...
J'allais oublier, petite précision supplémentaire ! Je suis persuadé que vous ne saviez pas que Al Capone était le diminutif de....Alphonse Capone, je me trompe ? !
Hé oui, je sais, avec toutes ces précisions, je suis trop bon :-)
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Mais que serait un post de Père Aimé sans un bon vieux clip du grenier, hein, je vous le demande ? Alors, rien que pour vous rappeler les chaudes soirées de notre enfance, voici...
El bimbo !!
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Petite note à part : Pour réaliser ce post, j'ai eu l'occasion de visiter differents sites, et je vous recommande plus particulièrement celui-ci : Eastern State Penitentiary Website
Choisissez 360° Views à droite et naviguez, vous y retrouverez la cellule de notre pote Alphonse...et bien d'autres choses, alors n'hésitez-pas, naviguez !!
Bonne soirée à tous et encore une bonne année !!
28 décembre 2008
Au sujet du Colis Littéro-Gourmand...
Le hasard (les candidats vous le diront, vidéo à l'appui) que pour cette délicate opération qui consistait à offrir un livre et quelques douceurs, je tombe avec Joséphine.
Je ne vous présente plus cette dernière et que ceux qui ne connaissent pas son blog, n'hésitent pas une seconde à aller y jeter un oeil. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que....
Un blog recommandé par Père Aimé
est signe de qualité !
Label R.P.A, marque déposée
Et après avoir reçu le sien, joséphine m'a fait parvenir le mien :
Outre un livre ("Allez France" de Janine Boissard qui raconte l'histoire d'une petite fille pleine de malice et de réparties), il y avait pleins de très bonnes choses : friandises à la violette et au chocolat, liqueur de violette, un bouquet de violettes, du foie gras, du confit de canard, du cassoulet, du thé à la violette et surtout, une magnifique carte postale made in england. Inutile de dire que ce colis était fait pour un mateur de produits du terroir et ça, j'en suis un !!
Madame Aimé et moi tenons à te remercier très sincèrement. Merci beaucoup et passe un excellent réveillon !
Ps : les autres aussi, passez un bon réveillon :-)
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Allez, un bon clip tiré de "youtube" qui est une mine inépuisable et là, je viens de découvrir un petit talent:
Je sens que ce petit ira loin, pas vous ?
A très bientôt...











































































